Pence souhaite la reprise des relations diplomatiques avec les Palestiniens
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Pence souhaite la reprise des relations diplomatiques avec les Palestiniens

Le vice-président américain a demandé à l'Egypte et à la Jordanie d’encourager Ramallah à mettre fin au boycott de Washington

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une conférence de presse conjointe au palais présidentiel de Bethléem, en Cisjordanie, le 23 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Le président américain Donald Trump, à gauche, et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une conférence de presse conjointe au palais présidentiel de Bethléem, en Cisjordanie, le 23 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Le vice-président américain Mike Pence aurait demandé au nom des Etats-Unis à l’Egypte et à la Jordanie d’encourager les Palestiniens à reprendre leurs relations avec Washington. Les liens entre les Etats-Unis et l’Autorité palestinienne sont en effet devenues tendus suite au récent changement de politique de l’administration Trump concernant Jérusalem.

Pence a demandé au président égyptien Abdel-Fatah el-Sissi et au roi jordanien Abdallah II de dire aux dirigeants palestiniens que les Etats-Unis étaient intéressés par une reprise des négociations de paix, a rapporté dimanche Bloomberg News, citant une source proche des pourparlers.

L’Autorité palestinienne a annoncé le mois dernier le boycott de l’administration américaine en réponse à la reconnaissance par le président Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Dimanche, Abdallah a exhorté Pence à « rétablir la confiance » dans la possibilité d’une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.

« Aujourd’hui, nous avons un défi majeur à surmonter, en particulier concernant certaines frustrations croissantes », a déclaré le roi à Pence après une réunion à Amman.

« Jérusalem est la clé pour les musulmans et les chrétiens, comme pour les Juifs », a déclaré Abdullah. « C’est la clé de la paix dans la région. Et la clé qui permettra aux musulmans de combattre efficacement certaines causes profondes de radicalisation. »

Pence a affirmé au roi que, si « le président Trump avait pris la décision historique de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, comme il l’a également précisé dans sa décision, nous continuons à respecter le rôle de la Jordanie en tant que gardien des lieux saints, nous ne prenons pas position concernant les frontières et le statut final – ceux-ci sont sujets à négociation – et, comme je l’ai dit clairement et comme le président l’a fait comprendre au monde entier : les Etats-Unis d’Amérique restent engagés si les parties acceptent une solution à deux Etats. »

Accueillie avec joie par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les dirigeants israéliens de différents bords politiques, la reconnaissance de Jérusalem par Trump le 6 décembre a attiré la condamnation d’une grande partie de la communauté internationale et exaspéré les Palestiniens qui voient les quartiers Est de la ville comme la capitale de leur futur état. Ils ont accusé les Etats-Unis de prendre parti pour Israël et Mahmoud Abbas, leader de l’Autorité palestinienne, a déclaré que la décision empêchait Washington de jouer le rôle de médiateur dans le processus de paix.

Les Palestiniens ont ensuite annoncé qu’ils ne rencontreraient pas Pence lors de sa visite dans la région.

Netanyahu a accueilli Pence en Israël dimanche par un post Facebook, et plus tard lors d’un événement réservé aux diplomates étrangers lors duquel il a qualifié le vice-président américain de « grand ami d’Israël ».

Il a également souligné qu’il n’existait « aucune alternative » au leadership des Etats-Unis dans les pourparlers de paix et que quiconque rejetait les Etats-Unis « ne voulait pas la paix ».

« J’ai un message pour [le président de l’Autorité palestinienne] Abbas : il n’y a pas d’alternative au leadership américain dans le processus diplomatique. Celui qui n’est pas prêt à parler de paix avec les Américains ne veut pas la paix », a affirmé Netanyahu.

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