Plaidant pour une droite unie, Shaked décline une proposition de fusion
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Plaidant pour une droite unie, Shaked décline une proposition de fusion

Insistant sur l'urgence alors que le temps pour former une alliance est compté, la nouvelle dirigeante du parti HaYamin HaHadash conseille à "nos amis de se réveiller"

Ayelet Shaked, ancienne ministre de la Justice et dirigeante du parti HaYamin HaHadash, intervient lors d'une conférence de presse devant son domicile à Tel Aviv, le 25 juillet 2019. (Avshalom Shoshoni/Flash90)
Ayelet Shaked, ancienne ministre de la Justice et dirigeante du parti HaYamin HaHadash, intervient lors d'une conférence de presse devant son domicile à Tel Aviv, le 25 juillet 2019. (Avshalom Shoshoni/Flash90)

Ayelet Shaked, la nouvelle dirigeante du parti HaYamin HaHadash, a décliné une demande pour que son parti obtienne une deuxième place sur une liste de droite unifiée, demandant au parti HaBayit HaYehudi et à d’autres formations de se joindre à elle.

« L’unité à droite est à l’ordre du jour. Etablir un bloc de droite est une affaire urgente, une sorte de grand parti républicain avec un large éventail d’opinions à la droite du Likud », a déclaré Ayelet Shaked à la presse devant son domicile à Tel Aviv.

Il ne reste qu’une semaine avant que les partis ne doivent enregistrer leurs listes électorales avant le vote à la Knesset en septembre.

Shaked, qui a pris les rênes de HaYamin HaHadash au début de cette semaine, a fait pression pour que l’Union des partis de droite – composée de HaBayit HaYehudi et de l’Union nationale – fusionne avec son parti pour une candidature conjointe à la Knesset – afin d’éviter que les factions ne divisent le bloc de droite et ne risquent qu’une des factions ne franchisse pas le seuil électoral.

« Les électeurs ne pardonneront pas à ceux qui ne permettent pas une telle unité », a dit Mme Shaked.

Shaked a exigé de diriger la liste, mais le ministre de l’Éducation, Rafi Peretz, de HaBayit HaYehudi, a jusqu’ici refusé de lui céder sa place.

La dirigeante de HaYamin HaHadash a déclaré qu’elle renonçait à la demande du parti de construire une liste en répartissant les places, sa faction recevant toutes les places impaires et l’Union des partis de droite obtenant le reste.

Selon Shaked, les sondages montrent que sa faction remporterait jusqu’à huit sièges, contre seulement quatre pour l’Union des partis de droite.

Ayelet Shaked (G), la présidente du parti HaYamin HaHadash, et le n° 2 du parti Naftali Bennett, s’entretiennent avec des journalistes dans l’implantation d’Efrat, en Cisjordanie, le 22 juillet 2019. (Jacob Magid/Times of Israel)

Lors des élections d’avril, HaYamin HaHadash a manqué plusieurs milliers de voix pour entrer à la Knesset, bien que les sondages aient indiqué que le parti obtiendrait pas moins de six sièges. L’Union des partis de droite a remporté cinq sièges.

« Ils doivent se réveiller », a-t-elle dit. « La balle est maintenant dans le camp de l’Union des partis de droite. »

Elle a ajouté qu’elle espérait également forger des alliances avec le parti d’extrême droite Otzma Yehudit et le parti Zehut quasi-libertaire.

Otzma Yehudit a rejoint l’Union des partis de droite pour les élections d’avril, mais a depuis déclaré avoir rompu son partenariat avec HaBayit HaYehudi dans un différend au sujet de qui devrait occuper les cinq sièges que l’Union des partis de droite a remportés. Jeudi, le leader d’Otzma, Itamar Ben-Gvir, a annulé une réunion prévue avec Peretz.

Les déclarations surviennent un jour après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait offert à l’Union des partis de droite deux postes ministériels dans un éventuel futur gouvernement s’il se joint à Otzma Yehudit et refuse Shaked.

S’exprimant lors d’une conférence sioniste religieuse à Kfar Maccabia, Peretz a également appelé à l’unité de la droite, mais sans dire avec qui.

Le ministre de l’Education Rafi Peretz, président de l’Union des partis de droite, s’exprime lors d’une conférence du parti à Lod, le 22 juillet 2019. (Flash90)

« Je prie et je souhaite que dans les jours à venir, nous aurons le mérite de nous regrouper et de faire gagner tout le bloc de droite », a déclaré Peretz. « Ce n’est pas la victoire privée de quelqu’un, c’est une victoire pour nos idées. »

« Nous menons de très larges négociations avec tous les partenaires pour une large union des partis de droite. »

Peretz serait sous pression de l’intérieur du mouvement sioniste religieux pour abandonner sa position de leader et laisser Shaked, qui est laïque, diriger une alliance, un arrangement auquel il s’oppose puisque tous les autres partis membres sont des mouvements sionistes religieux.

Peretz et Shaked ont parlé mardi d’une fusion et leurs deux partis ont publié des communiqués le lendemain insistant sur leur engagement à conclure un accord « même avant la fin de la journée » mais accusant l’autre partie de gâcher les chances d’une fusion en faisant « des demandes injustifiées ».

Shaked a également répondu à un tweet du porte-parole de Netanyahu, Jonathan Urich, qui se moquait d’une photo d’elle à la une du quotidien Yedioth Ahronoth.

« J’ai reçu mon numéro du Blazer en début de semaine », a écrit Urich en faisant référence à un magazine masculin israélien inspiré des publications torrides American Maxim et Esquire.

« Je tiens à souligner que c’est la première fois dans l’histoire d’Israël qu’une femme dirige un parti de droite. Apparemment, [Urich] a du mal à s’y faire », riposta Shaked.

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