Plus de 1 000 personnes protestent à Ashdod contre les fermetures du Shabbat
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Plus de 1 000 personnes protestent à Ashdod contre les fermetures du Shabbat

Certains demandent au maire Yehiel Lasri de démissionner pour avoir renforcé l'application du règlement municipal empêchant les entreprises d'ouvrir le jour du repos juif

Des manifestants israéliens protestent contre la fermeture des commerces à Shabbat dans la ville d'Ashdod, le 20 janvier 2018. Flash90)
Des manifestants israéliens protestent contre la fermeture des commerces à Shabbat dans la ville d'Ashdod, le 20 janvier 2018. Flash90)

Pour la troisième semaine consécutive, plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés samedi devant l’hôtel de ville d’Ashdod pour manifester contre la fermeture des commerces dans la ville le Shabbat.

Une manifestation de moindre envergure a eu lieu dans la ville du centre d’Israél de Ramat Gan.

Plus tôt ce mois-ci, la Knesset a adopté une loi accordant au ministre de l’Intérieur le pouvoir d’annuler les règlements municipaux autorisant l’ouverture de mini-marchés le jour du repos juif.

Parallèlement à l’adoption de la loi, la municipalité d’Ashdod a intensifié l’application de son propre règlement municipal empêchant les entreprises d’ouvrir leurs portes pendant le Shabbat, et a publié une offre d’emploi pour des inspecteurs de Shabbat plus tôt cette semaine.

Des Israéliens arborent des pancartes lors d’une manifestation contre la coercition religieuse à Ramat Gan, le 27 janvier 2018. (Tomer Neuberg/Flash90)

Certains des manifestants ont appelé à la démission du maire d’Ashdod Yehiel Lasri en raison de son rôle dans l’application accrue de la loi, a rapporté Ynet.

Les opposants à la loi de la Knesset ont critiqué le décret religieux, tandis que les partisans de la loi ont déclaré qu’il était nécessaire de maintenir le statu quo de longue date en Israël concernant les entreprises travaillant pendant le Shabbat.

Ashdod, qui compte un grand nombre de résidents originaires de l’ex-Union soviétique, a connu une augmentation de sa population ultra-orthodoxe ces dernières années, ce qui a entraîné des tensions politiques entre les deux groupes sur des questions relatives à l’observance religieuse.

Samedi dernier, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a visité une zone commerciale ouverte de la ville.

Son parti Yisrael Beytenu, dont les membres comprennent un grand nombre d’Israéliens laïcs de l’ex-Union soviétique, s’est opposé à la loi sur la fermeture des commerces de proximité, bien qu’il fasse partie de la coalition.

Plus tard dans la nuit, Yair Lapid, dont le parti Yesh Atid a longtemps fait campagne contre la coercition religieuse dans la sphère publique, s’est joint au rassemblement hebdomadaire pour apporter son soutien aux manifestants et réclamer le rejet de la loi sur les petits commerces.

Lapid a dit qu’il annulerait la loi si son parti remportait les prochaines élections. Des sondages récents ont mis Yesh Atid au coude à coude avec le parti au pouvoir, le Likud.

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