Plusieurs institutions aident les soldats seuls avec le « Jour des Commissions »
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Plusieurs institutions aident les soldats seuls avec le « Jour des Commissions »

L'événement annuel permet de regrouper de nombreuses institutions gouvernementales et autres services afin de venir en aide à plus de 2 000 soldats seuls

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un soldat seul de Tsahal tend à un tailleur une paire de pantalon lors de l'événement annuel "Jour de Commissions" à Tel Aviv, le 13 février 2020.  (Shahar Azran/Nefesh B’Nefesh)
Un soldat seul de Tsahal tend à un tailleur une paire de pantalon lors de l'événement annuel "Jour de Commissions" à Tel Aviv, le 13 février 2020. (Shahar Azran/Nefesh B’Nefesh)

Jeudi, plus de 2 000 soldats seuls de l’Armée israélienne ont fait un arrêt à Tel Aviv pour faire quelques commissions : payer des factures, renouveler des permis de conduire, commander des passeports, faire un ourlet à leurs pantalons.

Normalement, des telles activités quotidiennes ne feraient pas l’objet d’un article. Mais ces activités se distinguaient du fait que les soldats – nés à l’étranger et servant dans l’armée sans famille en Israël – ont pu faire tout cela dans un seul endroit, au lieu d’avoir à courir entre les différents bureaux gouvernementaux ou d’attendre au téléphone pendant des heures.

Il s’agissait de la septième édition du « Jour des Commissions », ou « Yom Siddurim » en hébreu, organisé par l’armée et les organisations Nefesh B’Nefesh et Amis de Tsahal.

« L’idée est de leur faire éviter la bureaucratie qui les ballotte entre différents bureaux », a déclaré le lieutenant colonel Limor Mizrahi, du Directoire des ressources humaines de l’armée, au Times of Israël.

Des soldat seuls de Tsahal participent à l’événement annuel « Jour de Commissions » à Tel Aviv, le 13 février 2020. (Crédit : Armée israélienne)

Environ deux tiers des soldats seuls nés à l’étranger qui officient au sein de l’armée israélienne ont participé à l’événement, en se rendant à la Beit HaChayal de Tel Aviv, ou maison des soldats, où des représentants d’une grande diversité de bureaux du gouvernement, d’entreprises de services, d’institutions éducatives et d’autres services étaient disponibles pour régler des factures, remplir de la paperasse, régler un problème ou tout simplement donner la bonne information. Un groupe de couturières et de tailleurs étaient également présents pour raccommoder un accroc, coudre un bouton ou faire des ourlets, selon Yael Katsman, l’une des organisatrices de l’événement pour Nefesh B’Nefesh.

« Plus de 2 000 soldats seuls du monde entier sont venus à Beit HaChayal pour que nous les aidions à régler de nombreuses petites commissions », a-t-elle déclaré.

Mizrahi a déclaré que les commandants des soldats avaient été informés des mois à l’avance afin de s’assurer qu’ils auraient leur journée du jeudi libre. Environ 1 000 soldats seuls n’ont pas participé soit parce qu’ils ne voulaient pas venir soit parce qu’ils ne pouvaient pas être libérés pour des raisons opérationnelles.

Des soldat seuls de Tsahal participent à l’événement annuel « Jour de Commissions » à Tel Aviv, le 13 février 2020. (Crédit : Armée israélienne)

« Il n’y avait aucune chance pour qu’un commandant refuse de libérer un soldat, sauf s’il y avait une opération et dans ce cas, il n’y avait rien à faire », a déclaré Mizrahi.

L’événement ne concernait pas les soldats seuls nés en Israël – soldats qui pour une raison ou pour une autre ne sont pas soutenus financièrement par leurs familles – qui représentent environ la moitié de tous les soldats seuls israéliens.

Le sergent Daniel Goldman était l’un des 2 000 soldats présents à l’événement. Il est arrivé en Israël depuis Baltimore, dans le Maryland, et sert maintenant dans le bataillon de reconnaissance de la brigade Nahal.

« Je vais voir tous les jolis visages que les institutions bureaucratiques de ce pays ont a offrir », a déclaré Goldman au Times of Israël la veille de l’événement.

Goldman, qui doit finir son service à la fin de l’été, a expliqué que c’était la troisième fois qu’il participait au Jour des Commissions. Il a prévu de rencontrer un certain nombre d’universités et de programmes de bourses scolaires qui ont envoyé des représentants à l’événement. Il a aussi dit qu’il allait probablement visiter les autres stands.

Des soldat seuls de Tsahal participent à l’événement annuel « Jour de Commissions » à Tel Aviv, le 13 février 2020. (Crédit : Armée israélienne)

« C’est un peu comme quand on va à l’épicerie juste pour acheter du lait, et on se rend compte que l’on a pas de pain, d’œufs ou de citrons », a-t-il noté.

Selon Katsman, le stand le plus populaire était celui du ministère des Transports, puisqu’il permettait de faire accélérer la procédure de validation d’un permis de conduire étranger en permis israélien, en rassemblant sous un même toit ce qui aurait autrement demandé trois différents déplacements.

Afin d’obtenir un permis de conduire israélien, les immigrants qui ont obtenu leur premier permis étranger il y a moins de cinq ans doivent d’abord passer un examen de contrôle de la vue, ensuite présenter cet examen au Service des permis, et puis passer un test de conduite. Ceux qui ont un permis étranger depuis plus de cinq ans peuvent le faire convertir automatiquement.

Pour accélérer la procédure, des ophtalmologues ont été appelés pour réaliser les examens et 26 moniteurs de conduite ont mis a disposition leurs véhicules afin que les soldats puissent les utiliser lors de tests de conduite, a déclaré Katsman.

Au total, 561 soldats ont passé le test de conduite jeudi, avec 341 qui ont réussi l’examen, et 80 autres soldats, qui avaient leur permis depuis plus de cinq ans, ont pu convertir leurs permis, a déclaré Katsman.

Plusieurs hauts responsables israéliens ont rendu visite à l’événement du Jour des Commissions, dont le ministre de l’Immigration et de Intégration Yoav Galant, le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri et le ministre des Transports Bezalel Smotrich.

Des soldats seuls de Tsahal posent avec des moniteurs de conduite bénévoles à l’événement annuel « Jour de Commissions » à Tel Aviv, le 13 février 2020. (Crédit : Shahar Azran/Nefesh B’Nefesh)

« C’était un honneur de venir et d’accueillir ces soldats incroyables, qui ont fait leur aliyah en provenance du monde entier pour servir dans l’armée. J’étais très ému de voir cet exemple de sionisme à son plus haut niveau », a déclaré Galant lors de l’événement.

Même si les soldats seuls ont le droit à un jour libre par mois pour régler ces petites commissions, Limor Mizrahi a expliqué que cet événement du « Jour des Commissions » se tient seulement une fois par an étant donné la complexité logistique pour faire déplacer les représentants d’autant d’institutions gouvernementales.

« C’est un réel effort de rassembler tout le monde, a-t-elle déclaré. Mais c’est une expérience très émouvante. Je suis très émue à chaque fois. »

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