Plusieurs manifestations pour protester contre les violences faites aux femmes
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Plusieurs manifestations pour protester contre les violences faites aux femmes

Ces rassemblements surviennent au lendemain du meurtre présumé d'une femme par son mari à Bat Yam

Illustration : des milliers de manifestantes sur la place Rabin de Tel Aviv lors d'une grève nationale de protestation contre les violences faites aux femmes, le 4 décembre 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Illustration : des milliers de manifestantes sur la place Rabin de Tel Aviv lors d'une grève nationale de protestation contre les violences faites aux femmes, le 4 décembre 2018 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Plusieurs manifestations ont été organisées mercredi à travers Israël pour protester contre les violences faites aux femmes, au lendemain du meurtre présumé d’une femme par son mari dans la ville de Bat Yam.

Des manifestations ont été organisées notamment à Jérusalem, Tel Aviv, Haifa et Beer Sheva.

Hagit Pe’er, directrice de l’organisation de défense des droits des femmes Naamat a déclaré que les féminicides devenaient « routiniers ».

Elle a souligné que la crise du coronavirus était une « cocotte minute sanitaire et économique qui conduira à une hausse du nombre de violences dans un futur proche. Il est possible que nous l’observions déjà ».

Hagit Peer a appelé le gouvernement à financer immédiatement son projet de lutte contre les violences domestiques, d’un montant de 250 millions de shekels, qui est « gelé » depuis 2017.

Mercredi dernier, le ministère des Affaires sociales a indiqué qu’au cours des deux semaines précédentes, quatre fois plus de signalements pour violence domestique avaient été enregistrés que pendant le premier mois de confinement, a rapporté Haaretz.

Entre le 16 et le 27 avril, le numéro d’urgence national pour les violences domestiques a reçu 400 plaintes, soit plus de 33 par jour en moyenne. Entre le 15 mars et le 15 avril, 244 signalements ont été recensés au total, soit une moyenne de huit par jour.

En réponse à ce pic, le ministère donne désormais la possibilité de contacter la ligne d’aide par SMS, pour celles et ceux qui ne peuvent pas s’exprimer de façon privée, a rapporté le journal.

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