Plusieurs terroristes palestiniens avaient demandé le statut de résident israélien
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Plusieurs terroristes palestiniens avaient demandé le statut de résident israélien

Le Shin Bet a déclaré que de nouveaux venus de Cisjordanie étaient derrière une série d’attaques et affirme que l’AP profite des Palestiniens en difficulté

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux d'une fusillade à un checkpoint proche de Beit El, une implantation israélienne en Cisjordanie, le 31 janvier 2016. (Crédit : AFP / ABBAS MOMANI)
Les forces de sécurité israéliennes sur les lieux d'une fusillade à un checkpoint proche de Beit El, une implantation israélienne en Cisjordanie, le 31 janvier 2016. (Crédit : AFP / ABBAS MOMANI)

Plusieurs Palestiniens qui ont perpétré des attaques terroristes avaient reçu ou étaient sur le point de demander le statut de résident en Israël, a déclaré le service de sécurité de Shin Bet mercredi.

Selon la loi israélienne, des Palestiniens de Cisjordanie qui ont des membres de la famille en Israël peuvent faire une demande du statut de résident en Israël, dans un processus appelé le regroupement familial.

« Le processus de regroupement familial, qui se fonde sur des préoccupations humanitaires, permet aux Palestiniens avec des proches qui résidents d’Israël d’entrer [dans le pays] sans incident », a déclaré le Shin Bet.

« Mais récemment, il s’est avéré que certaines attaques terroristes ont été menées par ceux ayant reçu ce statut », a annoncé le service.

Abd al-Malik Saleh abu Kharoub, un des deux terroristes qui a perpétré une attaque terroriste mercredi, avait récemment reçu le statut de résident par ce programme et vivait à Kafr Aqab au moment de l’attaque, a précisé le Shin Bet.

Fouad Tamimi, qui a été tué alors qu’il menait une attaque à l’arme à feu dans Jérusalem Est le 8 mars, blessant sérieusement deux officiers de police, avait une demande de statut de résident dans le siège du scooter qu’il conduisait au moment de l’attaque, a précisé le service de sécurité.

A l’époque, il résidait illégalement dans le quartier d’Issawiya de Jérusalem Est.

Une autre tendance récurrente parmi les assaillants, qui n’est apparue qu’avec le temps, a été les problèmes psychologiques sous-jacents et les difficultés personnelles qui ont pu conduire à ces activités terroristes violentes, a annoncé le Shin Bet.

Fadwa Abu Tir, une mère de cinq enfants âgée de 21 qui a essayé de poignarder des policiers des frontières dans la Vieille Ville de Jérusalem mardi souffrait de dépression depuis des années, a souligné le Shin Bet.

Une jeune fille palestinienne de 14 ans a tenté de poignarder des soldats israéliens en janvier, après s’être disputée avec ses parents, dans ce que beaucoup ont considéré être un suicide.

A la fin de l’année dernière, Halawa Alian, d’Husan, a choqué les Israéliens lorsqu’elle a été filmée par une caméra de sécurité s’approchant d’un garde de sécurité à proximité de l’implantation de Beitar Illit, seulement pour tirer un couteau de son sac et tenter de le poignarder.

Selon les résidents d’Husan, Alian se disputait avec son mari depuis des mois et avait des difficultés dans sa vie familiale.

L’Autorité palestinienne et des organisations terroristes, à travers « l’incitation sauvage influencent ces gens avec des problèmes personnels », a déclaré le Shin Bet. Et cela « les a poussé à mener des attaques terroristes ».
Au cours des presque six mois de la vague actuelle de terrorisme et de violence palestiniennes, 29 Israéliens et quatres étrangers ont été tués. Près de 190 Palestiniens ont également été tués, environ deux tiers d’entre eux en attaquant des Israéliens, et le reste lors d’affrontement avec des troupes, selon l’armée israélienne.

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