Policière blessée par des manifestants haredim : Netanyahu jure de sévir
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Policière blessée par des manifestants haredim : Netanyahu jure de sévir

Le Premier ministre menace de faire preuve de "forte sévérité" après l'incident à Bnei Brak ; les manifestations anti-confinement et les affrontements sont quasi-quotidiens

Une voiture de police après une attaque de manifestants ultra-orthodoxes dans la ville de Bnei Brak, le 21 janvier 2021. (Crédit : Police israélienne)
Une voiture de police après une attaque de manifestants ultra-orthodoxes dans la ville de Bnei Brak, le 21 janvier 2021. (Crédit : Police israélienne)

Le Premier ministre a juré de faire usage d’une « forte sévérité » contre les Israéliens qui contreviennent aux restrictions induites par le coronavirus après qu’une policière a été blessée par un groupe d’ultra-orthodoxes qui manifestaient contre le confinement jeudi.

L’agent a été touchée quand les hommes s’en sont pris à la voiture de patrouille dans laquelle elle se trouvait aux côtés d’un autre membre des forces de l’ordre à Bnei Brak, dans le centre du pays. Ils ont brisé la vitre du véhicule et ont crevé ses pneus.

Cet incident est survenu au cours d’une nouvelle journée de protestation et de violence contre le confinement national, qui a pour objectif d’enrayer la propagation de la pandémie de coronavirus.

Des images de l’attaque montrent la foule entourant la voiture, jetant des pierres dans sa direction et brisant ses vitres à l’aide de barres métalliques, alors que certains manifestants tentent d’ouvrir les portes.

Les agents se trouvaient dans un véhicule civil banalisé. Il est difficile de dire pour le moment s’ils portaient l’uniforme ou, le cas échéant, ce qui a permis aux protestataires de les identifier. Selon certains médias israéliens, il s’agissait d’une équipe d’enquêteurs.

Les hommes s’étaient réunis dans le cadre d’une manifestation dénonçant la fermeture d’une yeshiva de la ville qui avait ouvert ses portes en violation des restrictions du confinement.

Netanyahu a déclaré : « Je condamne avec force les violences à l’encontre de la police israélienne à Bnei Brak et je suis en train de renforcer l’autorité des responsables des forces de l’ordre qui œuvrent à faire respecter les directives du ministère de la Santé qui permettent de sauver des vies. »

« La répression contre les contrevenants sera forte de notre part – et avant tout, à l’encontre de tous ceux qui s’en prennent à nos policières et à nos policiers », a poursuivi Netanyahu.

Les critiques ont accusé Netanyahu de répugner à réprimer les Haredim afin de ne pas entraîner la colère de ses partenaires de coalition ultra-orthodoxes.

D’autres échauffourées ont éclaté dans la ville dans la nuit, alors que des dizaines de policiers s’y trouvaient pour mettre fin à des manifestations lors desquelles les protestataires ont bloqué des rues et incendié des pneus. Au moins six personnes ont été arrêtées, a noté la police.

Les résidents de Bnei Brak ont qualifié les agents de « nazis » et les policiers ont eu recours à des moyens de dispersion d’émeute, notamment des grenades lacrymogènes. La police a mené une opération dans au moins une yeshiva de la ville.

Les émeutiers appartenaient à une faction extrémiste du mouvement hassidique Vizhnitz, selon les médias.

Suite à l’agression contre la policière, jeudi, les forces de l’ordre ont indiqué qu’elles ne « toléreront pas les perturbations flagrantes à l’ordre public qui posent un risque réel pour les agents. Nous amènerons les auteurs des violences devant la justice ».

Le ministre de la Sécurité intérieure Amir Ohana a qualifié l’incident de « crime sauvage et odieux », ajoutant qu’il ne permettrait pas qu’il reste impuni.

« La réponse va arriver rapidement », a écrit Ohana dans un tweet.

Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, qui dirige le parti haredi Shas, a qualifié l’attaque de « scandaleuse », affirmant que « nous devons arrêter les émeutiers et les sanctionner sérieusement. Nous devons adhérer aux directives et sauver des vies ».

Jeudi, dans la matinée, le ministre de la Santé Yuli Edelstein a appelé à emprisonner celles et ceux qui contreviennent aux règles.

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