Pologne : les autorités régionales doutent de l’existence du « train nazi »
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Pologne : les autorités régionales doutent de l’existence du « train nazi »

L'annonce de la découverte a ressuscité la légende des trains chargés d'or et de bijoux disparus au moment de la défaite nazie en 1945

Un drapeau nazi. Illustration. (Crédit : BPTakoma/CC BY/Flickr)
Un drapeau nazi. Illustration. (Crédit : BPTakoma/CC BY/Flickr)

Les autorités de la Basse-Silésie où serait enterré le « train d’or nazi » qui fascine le public en Pologne et à l’étranger, ont affiché lundi leur scepticisme sur l’existence-même du convoi légendaire.

Cependant, le voïvode [préfet] de la région, Tomasz Smolarz, a annoncé une série d’actions visant à protéger l’aire indiquée par les soi-disant découvreurs et à vérifier leurs déclarations.

« La valeur informative de l’annonce de la découverte n’est nullement supérieure à celles que nous avons vu apparaître depuis des dizaines d’années », a déclaré M. Smolarz aux journalistes, après avoir réuni une cellule ad hoc chargée de l’affaire.

« En se fondant sur les documents déposés (par les chasseurs de trésors) chez le maire de Walbrzych, il est impossible d’affirmer qu’une telle trouvaille se trouve réellement à l’endroit indiqué », a-t-il précisé.

Le voïvode a démenti l’existence d’images d’un géoradar (que l’on pointe vers le sol pour en étudier la composition et la structure, ndlr) qui auraient été fournies par les découvreurs toujours anonymes.

Vendredi, le conservateur général des monuments en Pologne Piotr Zuchowski avait pourtant déclaré avoir vu sur des images d’un radar à pénétration de sol une rame blindée, longue de plus de 100 mètres et enfouie sous terre. Il s’est déclaré alors convaincu « à 99 % » de l’existence de ce « train nazi ».

Interrogé sur ce point, le ministère de la Culture, où M. Zuchowski est secrétaire d’Etat, n’a pas été en mesure de fournir des précisions dans l’immédiat.

Le voïvode de la Basse-Silésie a annoncé lundi que la zone indiquée par les découvreurs potentiels, qui représente environ trois hectares de terrain à Walbrzych, sera désormais protégée par la police et d’autres services compétents, telle la police ferroviaire, et que toutes les informations fournies seront « analysées du point de vue historique, géologique, géographique et technique ».

L’annonce de la découverte, attribuée à un Polonais et un Allemand, avait ressuscité la légende des trains chargés d’or et de bijoux disparus au moment de la défaite nazie en 1945.

Les récits sur deux trains spéciaux nazis, disparus au printemps de 1945, excitent depuis des années l’imagination de nombreux chasseurs de trésors. Ils s’appuient sur l’existence d’importantes constructions souterraines allemandes, y compris celles autour de l’immense château de Ksiaz (Fürstenstein), proche de Walbrzych. Les nazis y avaient mené d’importants travaux pour y installer un des Q.G. d’Hitler.

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