Pompeo dit à l’Égypte ses « inquiétudes » pour les droits humains
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Pompeo dit à l’Égypte ses « inquiétudes » pour les droits humains

Le diplomate en chef américain a toutefois aussi évoqué avec Sameh Choukri "l'importance du partenariat stratégique fort" entre les deux pays

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (d) serre la main du ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, au département d'État le 9 décembre 2019 à Washington, DC. (Crédit : Eric BARADAT / AFP)
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (d) serre la main du ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri, au département d'État le 9 décembre 2019 à Washington, DC. (Crédit : Eric BARADAT / AFP)

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a fait part lundi à son homologue égyptien Sameh Choukri des « inquiétudes » des Etats-Unis « au sujet de la liberté de la presse et de la situation des droits humains » en Egypte.

Lors d’une rencontre à Washington, il a également évoqué le cas des ressortissants américains détenus en Egypte, et notamment de Moustapha Kassem, a déclaré le département d’Etat américain dans un communiqué.

Cet Américain est incarcéré depuis 2013, accusé de participation à des manifestations contre le pouvoir du Caire. Il a été condamné en 2018 à quinze ans de prison.

Washington a récemment haussé le ton à l’égard du gouvernement égyptien, malgré l’amitié régulièrement affichée par le président américain Donald Trump et son homologue Abdel Fattah al-Sissi.

Le président américain Donald Trump, (à gauche!, avec son homologue égyptien, Abdel Fattah el-Sissi, à la Maison Blanche à Washington, D.C., le 3 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Mike Pompeo a ainsi exhorté fin novembre l’Egypte, proche allié des Etats-Unis, à respecter la liberté de la presse, en réaction à une série d’arrestations de journalistes.

L’Egypte est le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde après la Chine et la Turquie, selon le Comité pour la protection des journalistes, une association basée à New York.

Des manifestations – rares en Egypte car interdites en vertu d’une loi adoptée en 2013 – ont eu lieu en septembre à travers le pays contre le président al-Sissi.

Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, plusieurs milliers de personnes ont depuis été arrêtées, dont des intellectuels, des militants politiques, des avocats et des journalistes. Les ONG estiment que ce coup de filet est le plus vaste depuis l’arrivée au pouvoir du président en 2014.

Mike Pompeo a toutefois aussi évoqué lundi avec Sameh Choukri « l’importance du partenariat stratégique fort » entre les deux pays.

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