Pour Attal, les Insoumis ont obtenu une « convergence des brutes »
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Pour Attal, les Insoumis ont obtenu une « convergence des brutes »

Le porte-parole de République en Marche a critiqué "la violence" notamment verbale de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon

Gabriel Attal, ex-porte-parole de la République en Marche, et député des Hauts-de-Seine, aujourd'hui secrétaire d'Etat du gouvernement Philippe. (Capture d'écran Twitter)
Gabriel Attal, ex-porte-parole de la République en Marche, et député des Hauts-de-Seine, aujourd'hui secrétaire d'Etat du gouvernement Philippe. (Capture d'écran Twitter)

« La France Insoumise n’arrête pas de parler de convergence des luttes, la seule chose à laquelle ils sont parvenus est la convergence des brutes », a lancé dimanche le porte-parole LREM Gabriel Attal, qualifiant d’ “échec” la mobilisation de samedi et critiquant « la violence » notamment verbale.

« C’était marée basse hier (samedi), il y avait beaucoup moins de monde qu’attendu par la France Insoumise, notamment à Marseille », où défilait Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, a jugé M. Attal sur Radio J, au lendemain de la « marée populaire » à l’appel d’une soixantaine d’organisations dans toute la France.

Ce député LREM des Hauts-de-Seine a estimé que « Jean-Luc Mélenchon est en train de cannibaliser le combat social, de tuer les syndicats et d’étouffer tout mouvement social possible, dans sa stratégie de récupération politique ».

Et « il instille de la violence dans les mots, il ne faut pas s’étonner derrière qu’il y ait une violence dans les actes », a encore accusé ce porte-parole de la République en Marche, critiquant également le député Insoumis Eric Coquerel pour avoir appelé à « renverser » le président de la République lors de la « fête à Macron » du 5 mai.

Interrogé sur une affiche montrant samedi Emmanuel Macron en uniforme nazi avec un brassard israélien, M. Attal a aussi considéré qu’“il serait bon que Jean-Luc Mélenchon condamne cet acte”, tout en disant qu’il ne « fait pas de lien entre les deux ».

Manifestation anti-Macron organisée par des organisations politiques, associations et syndicats pour protester contre le président français et la politique du gouvernement, à Paris le 26 mai 2018. (Crédit : AFP / JACQUES DEMARTHON)

Sur le climat social, le porte-parole de LREM (ex-PS) a jugé qu’“il y a des malaises dans la société, fruit d’une inaction depuis des décennies, à l’hôpital, dans les universités, on s’y attaque une par une. L’objectif est de moderniser le service public pour assurer sa pérennité”. Mais « il y a des mobilisation catégorielle qu’il faut entendre », selon lui.

Evoquant la lutte contre les inégalités, il a notamment estimé que la seule réponse ne devait plus être la distribution d’aides sociales mais qu’il fallait « adapter le modèle social pour que l’incitation à retrouver du travail soit plus efficace ».

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