Pourquoi l’aéroport Charles de Gaulle ne peut pas être sécurisé comme Ben Gurion
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Pourquoi l’aéroport Charles de Gaulle ne peut pas être sécurisé comme Ben Gurion

Après l'agression d'une soldate à Orly samedi, le patron d'Aéroports de Paris veut renforcer la sécurité

Des policiers français sécurisent la zone du Terminal Sud de l'aéroport d'Orly après une tentative d'attaque terroriste, le 18 mars 2017. (Crédit : Benjamin Cremel/AFP)
Des policiers français sécurisent la zone du Terminal Sud de l'aéroport d'Orly après une tentative d'attaque terroriste, le 18 mars 2017. (Crédit : Benjamin Cremel/AFP)

« La sécurité totale n’existe pas », a affirmé à la radio le PDG d’Aéroports de Paris (ADP), Augustin de Romanet, qui s’est rendu en octobre en Israël pour « voir les méthodes » de sûreté à l’aéroport Ben Gourion à Tel Aviv.

Il a estimé que de tels « check points placés à 5 ou 6 km de l’aéroport », tels ceux existants à l’aéroport de Ben Gurion n’étaient « pas réalisables en l’état actuel » dans les aéroports parisiens. De tels points de sécurité provoqueraient d’énormes embouteillages, selon lui.

L’aéroport Ben Gourion accueille « moins de 6 millions de passagers par an » contre 66 millions à Roissy-Charles-de-Gaulle et 30 millions à Orly, explique M. Romanet.

Il préconise cependant d’utiliser le contrôle par la reconnaissance faciale dans les zones publiques des aéroports après l’agression d’une militaire à Orly samedi.

La reconnaissance faciale est « à terme probablement une piste vers laquelle on pourrait s’orienter » pour identifier les personnes fichées comme dangereuses, a déclaré le patron d’ADP au micro de France Inter.

Il s’agirait de « mettre à l’étude la mise en place de caméras dans les zones publiques » pour comparer les visages avec les fichiers d’images d’individus jugés dangereux, a-t-il précisé à l’AFP, soulignant toutefois que cette technique soulevait un « problème de libertés publiques » qu’il faut régler.

En revanche, il a estimé qu’il ne fallait pas fouiller les personnes à l’entrée de la zone publique, librement accessible, comme par exemple les parcs de stationnement, les zones d’accueil, les voieries extérieures afin d’éviter de créer des cibles à l’extérieur de l’aéroport.

A l’aéroport d’Orly, où sont installées 2 000 caméras, la reconnaissance faciale est déjà pratiquée « pour contrôler les passeports » mais « pas pour détecter les personnes jugées dangereuses », a rappelé M. Romanet.

La technique de reconnaissance faciale établit une connexion entre le visage fiché et les images prises par la caméra.

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