Primes et augmentation du personnel : un accord met fin à la grève des crèches
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Primes et augmentation du personnel : un accord met fin à la grève des crèches

Les employés toucheront une prime de 1 500 shekels deux fois par an ; le ministère des Affaires sociales va rationaliser les structures pour s'aligner aux pays de l'OCDE

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Une classe de maternelle. (Crédit : Edi Israel/Flash90)
Une classe de maternelle. (Crédit : Edi Israel/Flash90)

Les parents de jeunes bambins ont pu envoyer leurs enfants dans les structures de garderie supervisées par l’Etat lundi, après l’annulation d’une grève au terme d’un marathon de négociations nocturnes.

Un accord entre les organisations qui administrent les crèches et les ministères des Finances et celui des Affaires sociales a été conclu. Le personnel de la crèche recevra une prime de 1 500 shekels à l’approche de la période des fêtes et une seconde prime d’un montant similaire à l’occasion de la fête de Pessa’h, qui aura lieu en avril 2019.

Quelque 80 000 enfants entre 3 mois et 3 ans avaient été contraints de rester chez eux dimanche, les crèches ayant refusé d’ouvrir leurs portes le jour de la rentrée scolaire. La grève d’un jour avait été orchestrée par plusieurs organisations qui emploient plus de 10 000 personnes dans ces structures financées par l’Etat. Les organisations Na’amat, Wizo, Emunah, et des dizaines d’autres structures plus petites ont participé à ce mouvement.

Dans le cadre de cet accord, les primes proviendront d’un fonds spécial du ministère des Finances. D’autres fonds permettront d’aider les équipes à se focaliser sur le travail éducatif et thérapeutique dans les centres de garde.

De plus, une commission gouvernementale, dirigée par le ministère des Affaires sociales, sera créée pour examiner et améliorer les conditions dans les crèches et notamment sur le ratio personnel/enfants. La commission aura pour objectif d’harmoniser les structures de garde et présentera ses résultats et ses objectifs d’amélioration le 30 avril 2019.

En vertu de cet accord, le ministre des Affaires sociales a accepté de simplifier la formation du personnel pour rationaliser le processus d’embauche et augmenter le nombre de personnes sur le terrain.

L’accord « améliorera la qualité du traitement des enfants et viendra à bout de l’injustice subie par les prestataires de soin », a déclaré Haim Katz, ministre des Affaires sociales.

Israël est à la traîne par rapport au reste des pays développés sur le nombre de personnes employées dans les structures de garderie. Dans les pays de l’OCDE, la moyenne est d’un employé pour quatre enfants. En Israël, ce ration varie entre 6 et 11 enfants par employé, en fonction de l’âge du groupe, selon le site d’information Ynet.

Les responsables du ministère des Finances ont déclaré à Hadashot que la grève aurait pu être évitée si les groupes avaient accepté ces mêmes conditions, qui avaient déjà été proposées la semaine dernière.

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