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Procès Netanyahu: Le parquet réclame l’enregistrement des discussions avec les juges

Une requête accompagnée d'une demande d'accélérer le procès alors que les médias, se basant sur des fuites, ont dit que les juges doutaient d'une condamnation pour pot-de-vin

Les juges prenant place à la Cour de Jérusalem avant le témoignage du milliardaire Arnon Milchan dans le procès pour corruption de Benjamin Netanyahu, le 25 juin 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/POOL)
Les juges prenant place à la Cour de Jérusalem avant le témoignage du milliardaire Arnon Milchan dans le procès pour corruption de Benjamin Netanyahu, le 25 juin 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/POOL)

Les procureurs ont demandé, dans le cadre du procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu, que toutes les interactions entre les magistrats et les parties autorisées soient enregistrées suite à des informations parues dans les médias, qui ont indiqué que les juges avaient estimé qu’une condamnation pour pot-de-vin, dans l’une des affaires impliquant le chef du Likud, serait difficile à obtenir.

Le parquet a déposé dimanche une requête auprès de la Cour de district de Jérusalem, demandant également d’accélérer le procès en prévoyant de nouvelles journées d’audience le mois prochain.

La requête visant à s’assurer que toutes les discussions entre les procureurs et les juges auront bien lieu au tribunal et en présence d’un sténographe a suivi un reportage qui a été diffusé la semaine dernière par la Treizième chaîne, qui faisait état de propos tenus par les juges dans le cadre de « l’Affaire 4000 » – l’affaire la plus grave parmi les trois dossiers valant à Netanyahu d’avoir pris place sur le banc des accusés.

Selon le reportage, les magistrats avaient conseillé aux procureurs – une initiative inhabituelle – de chercher un compromis avec la défense alors qu’une condamnation pour pots-de-vin serait difficile à obtenir dans ce dossier. Dans l’Affaire 4000, Netanyahu doit répondre de pots-de-vin, de fraude et d’abus de confiance dans ses relations avec la firme de télécommunications Bezeq, alors que, Premier ministre, il avait aussi pris la tête du ministère des Communications.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

La discussion qui a été rapportée par la Treizième chaîne, ont fait savoir les procureurs au tribunal dans la journée de dimanche, « a fuité de manière biaisée, inexacte, avec pour objectif de porter atteinte au déroulement normal du procès ».

Ils ont demandé que de telles conversations aient dorénavant lieu dans le cadre de la salle d’audience uniquement et que des comptes-rendus soient réalisés « tant que rien ne viendra justifier légalement la nécessité d’un huis-clos ».

L’avocat du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Amit Hadad, à gauche, avec la procureure Yehudit Tirosh, pendant une audience à la Cour de district de Jérusalem, le 7 février 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90)

« Au vu de l’intérêt public à accélérer le procès et à y mettre un terme – un intérêt à la fois clair et significatif – la phase de soumission des preuves doit être accélérée, la phase des interrogatoires doit être conclue et toutes les autres phases d’instruction doivent être émises », dit la requête des procureurs.

Le procès a commencé au mois de mai 2020 et il devrait durer encore plusieurs années, à moins qu’une négociation de peine soit conclue.

Dans l’Affaire 4000, aussi connue sous le nom d’affaire Bezeq-Walla, Netanyahu est accusé d’avoir bénéficié de manière illicite et lucrative des intérêts commerciaux de l’actionnaire majoritaire de Bezeq, Shaul Elovitch, en échange d’une couverture positive sur le site web d’information Walla, propriété d’Elovitch. Il est accusé d’avoir abusé de ses pouvoirs lorsqu’il était à la fois Premier ministre et ministre des Communications de 2014 à 2017.

Netanyahu est aussi jugé pour fraude et pour abus de confiance dans l’Affaire 1000, où le Premier ministre et sa famille sont accusés d’avoir reçu des cadeaux de luxe de la part de riches bienfaiteurs. Par ailleurs, dans l’Affaire 2000, le Premier ministre est accusé de fraude et d’abus de confiance pour avoir prétendument tenté de conclure un accord avec l’éditeur du journal Yedioth Ahronoth afin que Netanyahu bénéficie d’une couverture médiatique plus positive en échange d’une législation qui aurait limité le distribution d’un quotidien rival, Israel Hayom.

Netanyahu n’a cessé de clamer son innocence et il affirme être la cible d’une chasse aux sorcières lancée par la police et par les procureurs.

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