Prof. Shmuel Shapira : Des « progrès significatifs » sur le vaccin contre le virus
Rechercher

Prof. Shmuel Shapira : Des « progrès significatifs » sur le vaccin contre le virus

Le chef de l'unité secret défense a déclaré au Premier ministre que l'institut allait bientôt commencer à faire des tests sur les animaux ; le vaccin opérationnel est encore loin

Un technicien effectue un test de dépistage du coronavirus, le 19 mars 2020. (Flash90)
Un technicien effectue un test de dépistage du coronavirus, le 19 mars 2020. (Flash90)

L’Institut de recherche biologique de la défense israélienne [Israel Institute for Biological Research (IIBR)] a fait des « progrès significatifs » dans le développement d’un vaccin contre le COVID-19 et va bientôt commencer les tests sur les animaux, a déclaré mardi le bureau du Premier ministre.

Selon un communiqué, le professeur Shmuel Shapira qui dirige l’institut, a informé le Premier ministre Benjamin Netanyahu des progrès de l’institut dans le développement d’un vaccin.

Quoi qu’il en soit, le développement de vaccins et les tests de sécurité pour un usage public de masse devraient prendre plusieurs mois.

Début février, avant que le virus n’atteigne Israël, Netanyahu a chargé l’Institut israélien de recherche biologique (IIBR – Israel Institute for Biological Research), une unité secrète qui travaille sous l’égide du Bureau du Premier ministre, de travailler à la création d’un vaccin contre le virus et de créer une usine de vaccins.

A LIRE – Covid-19 : Plus de 20 vaccins et de multiples traitements en développement

« Il est possible que même sur cette question, si nous travaillons assez vite, avec un budget approprié et les personnes talentueuses dont nous disposons, qu’Israël soit en avance sur le monde », avait déclaré M. Netanyahu à l’époque.

Selon les médias étrangers, l’IIBR est impliqué dans le développement d’armes chimiques et biologiques ainsi que dans les antidotes contre celles-ci.

L’Institut israélien de recherche biologique, est visible sur cette photo, caché derrière des arbustes et des fils barbelés dans la ville israélienne de Ness Ziona, au sud de Tel Aviv, le 14 octobre 1998. (AP Photo/Mark Levie)

Au début de ce mois, un article du quotidien Haaretz affirmant que l’IIBR avait fait une percée a été démenti. Selon ce rapport, les scientifiques de l’institut avaient fait une percée significative dans la compréhension du mécanisme biologique et des qualités du coronavirus et devaient annoncer l’achèvement du développement d’un vaccin pour le COVID-19.

« Il n’y a pas eu de percée dans les efforts de l’institut biologique pour trouver un vaccin contre le coronavirus ou pour développer des kits de test. Le travail de l’institut est mené selon un plan de travail ordonné et il prendra du temps. Si et quand il y aura quelque chose à signaler, ce sera fait de manière ordonnée », a déclaré le ministère de la Défense à Haaretz en réponse à l’article.

« L’Institut israélien de recherche biologique est une agence de recherche et de développement de renommée mondiale, qui s’appuie sur des chercheurs et des scientifiques expérimentés disposant de grandes connaissances et d’infrastructures de qualité. Plus de 50 scientifiques expérimentés travaillent aujourd’hui à l’institut à la recherche et au développement d’un remède médical contre le virus ».

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré la semaine dernière qu’au moins 20 vaccins sont en cours de développement pour le COVID-19. Les premiers essais cliniques chez l’homme ont débuté le 16 mars aux États-Unis.

Le Dr Anthony Fauci du National Institute of Health des États-Unis (NIH) a déclaré que tout vaccin prendrait probablement 12 à 18 mois avant d’être approuvé par les autorités réglementaires.

Plusieurs entreprises israéliennes travaillent sur des traitements et des vaccins potentiels contre le coronavirus.

Lundi, la société israélienne de sciences de la vie Pluristem Therapeutics a déclaré qu’elle avait administré des cellules PLX à trois patients dans deux hôpitaux différents en Israël dans le cadre d’un programme d’autorisation temporaire d’utilisation pour le traitement du COVID-19.

Selon la société, les cellules PLX répondent aux signaux de détresse chimique des tissus qui ont été endommagés par une ischémie (flux sanguin inadéquat), un traumatisme musculaire ou une inflammation, en sécrétant une série de protéines thérapeutiques qui déclenchent les mécanismes de réparation propres à l’organisme.

Elle a ajouté que les cellules PLX pourraient « potentiellement réduire l’incidence et/ou la gravité de la pneumonie et de la pneumopathie COVID-19, ce qui permettrait, espérons-le, d’améliorer le pronostic pour les patients. Les résultats pré-cliniques précédents des cellules PLX ont révélé un bénéfice thérapeutique dans les études animales sur l’hypertension pulmonaire, la fibrose pulmonaire, les lésions rénales aiguës et les lésions gastro-intestinales qui sont des complications potentielles de la grave infection COVID-19 ».

Pluristem a déclaré qu’il s’attendait à recruter de nouveaux patients en Israël dans les prochains jours et prévoit de fournir des mises à jour sur les résultats cliniques une fois que des données significatives auront été recueillies.

L’institut Migal Galilee, financé par l’Etat, a déclaré au Times of Israel au début du mois qu’il était sur la bonne voie pour être prêt à effectuer des tests dans quelques semaines.

Migal a mis au point avec succès un vaccin contre le coronavirus aviaire qui affecte la volaille et procède à des ajustements génétiques pour adapter le vaccin à la souche humaine du coronavirus.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...