Prosor souhaite que l’ONU condamne la flottille en chemin vers Gaza
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Prosor souhaite que l’ONU condamne la flottille en chemin vers Gaza

L’ambassadeur israélien à l’ONU envoie une lettre à Ban Ki-moon pour dénoncer la provocation que représente le convoi naval

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Ron Prosor, émissaire israélien à l'ONU, lors d'un discours au Conseil de Sécurité, le 22 octobre 2013 au siège des Nations unies à New York (Crédit : Nations unies)
Ron Prosor, émissaire israélien à l'ONU, lors d'un discours au Conseil de Sécurité, le 22 octobre 2013 au siège des Nations unies à New York (Crédit : Nations unies)

L’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, Ron Prosor, a appelé lundi le Secrétaire général, Ban Ki-moon, à condamner publiquement une flottille qui a l’intention de contester le blocus naval israélien de la bande de Gaza.

Le convoi de bateaux, qui compte au moins deux ou trois navires, devrait atteindre la côte au large de Gaza plus tard cette semaine, s’il n’est pas intercepté.

« Alors que ces bateaux continuent leur route vers Gaza, la nécessité de votre condamnation sans équivoque de cette provocation est plus claire que jamais », a déclaré Prosor à Ban dans une lettre.

« Ces types d’actions sont particulièrement troublants à la lumière de la présente crise au Moyen-Orient. »

« La communauté internationale doit envoyer le message clair aux organisateurs et aux participants à ces provocations que de telles initiatives ne servent qu’à accroître les tensions dans notre région. »

« Cette tentative de contester le blocus naval d’Israël sur Gaza peut potentiellement avoir des conséquences dangereuses », a écrit Prosor. « Le seul but de la flottille est de créer des provocations qui présentent des risques sécuritaires, et qui constituent une violation du droit international. »

Israël, a-t-il averti « n’est pas intéressé par la confrontation, mais est fermement déterminé à faire respecter le blocus naval de la bande de Gaza ».

La Marianne de Göteborg, un bateau de pêche scandinave, est parti de la Suède en passant par les eaux territoriales de la Norvège, de l’Allemagne, de la France, de l’Espagne et du Portugal avant d’atteindre Messine, en Italie, la semaine dernière.

Le bateau était en chemin vers la Crète et la Grèce, dimanche, avant de tenter de forcer le blocus pour atteindre la bande de Gaza. Le long de sa route, le bateau a été rejoint par au moins deux autres bateaux qui composent la flottille.

Prosor a noté que le blocus maritime est conforme au droit international ; comme l’a affirmé le rapport d’une commission d’enquête de l’ONU établie par le Secrétaire général en 2010 (qu’il a cité).

Le rapport indique que « le blocus naval a été imposé en tant que mesure de sécurité légitime pour empêcher les armes d’entrer à Gaza par la mer et sa mise en œuvre est conforme aux exigences du droit international ».

L’ambassadeur a souligné que ce même rapport a également constaté que le blocus a été « conçu comme un moyen d’empêcher que des armes atteignant Gaza par la mer et de prévenir que des attaques ne puissent être lancées depuis la terre ».

Prosor a rappelé qu’Israël avait déjà intercepté des navires où l’on a retrouvé des armes.

« Malheureusement, le blocus maritime s’est avéré être nécessaire à plusieurs reprises pendant que des organisations terroristes ont tenté d’utiliser la mer comme un conduit pour la contrebande d’armes et pour perpétrer des attaques terroristes contre des citoyens israéliens », a expliqué Prosor à Ban dans sa missive.

Il a énuméré plusieurs des incidents les plus notables au cours desquelles Israël a arrêté des navires d’armes, y compris le SS Francop, en 2009, qui transportait 500 tonnes de munitions, le Victoria, en 2011, qui en avait 50 tonnes, et le Klos-C, en mars 2013, qui portait une cargaison de « 40 roquettes M-302, 181 obus de mortier à 122 mm et 400 000 munitions et fusils d’assaut ».

Prosor a déclaré que « comme on le sait, il existe des mécanismes par lesquels l’aide humanitaire peut être acheminée dans la bande de Gaza, y compris par Israël » et a rappelé qu’en mai 2011 Ban avait lui-même dit que « l’assistance et les marchandises destinées à la bande de Gaza doivent être canalisées à travers les passages légitimes et les canaux établis ».

« Il n’y a pas de besoin humanitaire de cette flottille », a affirmé Prosor. « Il n’existe pas non plus de droit de violer le blocus comme un droit légitime de protestation, comme l’indique clairement le rapport du Secrétaire général cité ci-dessus. »

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