Qatar Airways va augmenter ses vols vers l’Iran malgré les sanctions américaines
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Qatar Airways va augmenter ses vols vers l’Iran malgré les sanctions américaines

La compagnie aérienne qatarie a indiqué le lancement de deux vols hebdomadaires à destination d'Ispahan et la multiplication de ceux à destination de Chiraz et de Téhéran

Un avion de Qatar Airways. Illustration (Crédit :  AP/Michael Probst-file)
Un avion de Qatar Airways. Illustration (Crédit : AP/Michael Probst-file)

La compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé lundi l’augmentation de ses vols à destination de l’Iran en dépit des sanctions américaines et de la rupture des liens entre Doha et plusieurs pays arabes qui lui reprochent notamment sa proximité avec Téhéran.

La compagnie aérienne qatarie a indiqué, dans un communiqué, le lancement de deux vols hebdomadaires à destination d’Ispahan (centre de l’Iran) et la multiplication de ceux à destination de Chiraz (sud-ouest) et de Téhéran.

C’est « une nouvelle preuve de l’engagement de Qatar Airways envers l’Iran », a déclaré le PDG de la société, Akbar al-Baker, affirmant que les nouveaux vols seraient inaugurés en janvier et février 2019.

M. Baker avait signalé le mois dernier que les vols à destination de l’Iran se poursuivraient malgré les sanctions économiques de Washington.

Les États-Unis avaient annoncé qu’ils sanctionneraient toute compagnie américaine ou étrangère qui continuerait à assurer des liaisons avec l’Iran, poussant ainsi certaines -notamment Air France, KLM et British Airways- à arrêter leurs vols vers la République islamique.

Une première série de mesures punitives américaines ont été rétablies en août après le retrait de Washington en mai dernier de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

Les Émirats, l’Arabie saoudite, Bahreïn et l’Égypte ont rompu, en juin 2017, leurs relations diplomatiques avec le Qatar l’accusant de flirter avec des groupes islamistes, dont les Frères musulmans, et de se rapprocher de l’Iran.

Soumis depuis à un embargo, le Qatar nie les accusations et affirme que ses adversaires cherchent à mettre sa politique étrangère sous tutelle.

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