Qu’en est-il du docteur Lionel Krief 10 ans après ?
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Qu’en est-il du docteur Lionel Krief 10 ans après ?

L'ex-ministre des Familles, Laurence Rossignol, lui avait recommandé : "si vous pouvez travailler ailleurs autrement, sauvez-vous de ce truc sordide. Sauvez votre peau"

Lionel Krief (Crédit : autorisation)
Lionel Krief (Crédit : autorisation)

« Nos centres médicaux étaient familiers dans le monde entier : des rois, des ministres, et des célébrités du divertissement sont venus pour suivre notre traitement, explique le docteur Lionel Krief au journal Israel Hayom qui consacre un long format très complet à cette affaire (en hébreu).

Situé à Compiègne dans l’Oise, un de ces deux centres de radiographie attirait également une clientèle en provenance « du monde arabe : du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, explique-t-il. Ce qui a suscité l’envie de la concurrence était ma capacité à utiliser une (nouvelle) technologie qui permet de localiser le cancer. Avec une résolution exceptionnelle ». Et une promesse de revenus à venir considérable.

Cela fait plus de 10 ans maintenant, que le docteur Lionel Krief a le sentiment de se battre contre une foule d’adversaires plus ou moins invisibles. Il y a 6 ans le site d’investigation Backshish, fondé par un ancien journaliste du Canard Enchaîné avait consacré un article à un volet de cette affaire qui en contient beaucoup.

« En 2004-2002, j’ai découvert que cette technologie peut également aider à identifier à l’avance de la maladie d’Alzheimer, de 10 à 15 ans avant l’épidémie. En 2007, je voulais voir quel effet la découverte de la communauté médicale. Nous rencontres de professionnels. Les réactions ont été très positives, » ajoute Krief au journal israélien.

Lorsque son projet de détection précoce de la maladie d’Alzheimer a été connu, le Conseil régional s’est montré très intéressé, et a envisagé la construction d’un centre de recherche international, comprenant une piste d’atterrissage pour acheminer plus rapidement les échantillons médicaux, racontait Lionel Krief.

Mais depuis cette date, une véritable campagne « de persécution légale a commencé ». Lui, son épouse et leur soutiens ont été visés par plus d’une cinquantaine de procédures judiciaires, dans une ambiance souvent délétère.

En témoigne ce courrier reçu par leur avocat Alex Buchinger, envoyé par un collègue défendant les créanciers du couple Krief, cité par le journal israélien :

« Mon cher collègue. M. Krief nous a fait savoir qu’il était forcé de quitter la France de toute urgence, non pas pour fuir ses créanciers, mais parce qu’il est sous la menace de mort dont l’a averti l’ancien ministre. Le lieu où il vit reste secret (…) mais nous ne relâcherons pas nos efforts pour le retrouver. Cela ne devrait pas être trop difficile, du fait que l’on a bien réussi à trouver Ben Laden et Saddam Hussein ».

« Il n’est pas normal qu’un avocat écrive des choses aussi folles, » affirme Me Buchinger.

Des années plus tôt, face à cette situation l’ex-ministre des Familles, Laurence Rossignol, alors sénatrice de l’Oise, avait alors donné un conseil teinté d’une certaine urgence aux Krief qui réclamaient son intervention :

« Je suis un peu impuissante. Mais conseil juste humain : si vous pouvez travailler ailleurs autrement, sauvez-vous de ce truc sordide. Sauvez votre peau (…). Il arrive que la fuite soit salvatrice, » écrivait-elle par SMS le 20 septembre 2012.

Ce conseil est intervenu dans un contexte très particulier : le décès brutal d’une collaboratrice du docteur Krief très investie dans la défense de son patron.

Les Krief ont alors décidé d’envoyer leurs enfants en Israël face à ce qu’ils identifient comme un danger de mort. Leur parents, poursuivis par les huissiers, les ont rejoints récemment. Mais ils gardent espoir de voir la justice française s’emparer à bras-le-corps de cette affaire.

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