Qu’est-ce que ça fait de devenir israélien ? Ces blogueurs vous disent tout
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Qu’est-ce que ça fait de devenir israélien ? Ces blogueurs vous disent tout

Dimanche soir, lors du lancement du livre co-organisé par le Times of Israel et Nefesh B’nefesh, un panel d’écrivains ont ravi leur auditoire avec leurs anecdotes d’Alyah

Yaakov Schwartz est le rédacteur adjoint de la section Le monde juif du Times of Israël

Les panélistes de l’événement du Times of Israel Presents pour le lancement de 'Becoming Israeli.' De gauche à droite: Sarah Tuttle Singer, Yossi Klein Halevi, Hillary Faverman, Chaya Lester, Akiva Gersh, Benji Lovitt ; à Jérusalem, le 23 juillet 2017. 
(Crédit : Yaakov Schwartz/Times of Israel)
Les panélistes de l’événement du Times of Israel Presents pour le lancement de 'Becoming Israeli.' De gauche à droite: Sarah Tuttle Singer, Yossi Klein Halevi, Hillary Faverman, Chaya Lester, Akiva Gersh, Benji Lovitt ; à Jérusalem, le 23 juillet 2017. (Crédit : Yaakov Schwartz/Times of Israel)

Vous pouvez dire ce que vous voulez sur les Juifs et les opinions, cela s’est surement vérifié dimanche soir, au Nocturno Café de Jérusalem, avec une salle remplie de blogueurs/olim.

Alors que les serveurs déambulaient difficilement entre les tables, un panel de six écrivains, comédiens et olim plaisantaient devant une salle comble quant à ce qui les a motivé à faire l’alyah, ainsi qu’au sujet des défis auxquels ils ont été confrontés en arrivant dans leur nouveau lieu de vie.

Le panel était modéré par Sarah Tuttle-Singer, du Times of Israël, et incluait les presque célèbres Yossi Klein Halevi, Benji Lovitt, Chaya Lester, Hillary Faverman et Akiva Gersh.

Les récits divergeaient d’un panéliste à l’autre, et représentaient l’ensemble de la diaspora nord-américaine. Mais bien que les histoires variaient, elles convergeaient, de par le thème de la soirée, par leur idéalisme, partagés par ceux qui décident de se déraciner et de partir s’installer à l’autre bout du monde, pour jouer un rôle dans le grand projet juif de ce siècle.

Evènement, qui s’inscrit dans une série d’événements du Times of Israël Presents, en association avec Nefesh B’Nefesh, qui rendait hommage au lancement d’un nouveau livre, Becoming Israeli. C’est une compilation de 40 voix, qui vise à « donner un aperçu de l’intérieur dans les joies et les défis, l’inspiration et la frustration que nous avons tous vécues au fil de notre parcours d’Alyah », selon Gersh, éditeur de l’ouvrage.

L'auditoire de la soirée événement du Times of Israel Presents pour le lancement de 'Becoming Israeli, à Jérusalem, le 23 juillet 2017. (Crédit : Yaakov Schwartz/Times of Israel)
L’auditoire de la soirée événement du Times of Israël Presents pour le lancement de ‘Becoming Israeli, à Jérusalem, le 23 juillet 2017.
(Crédit : Yaakov Schwartz/Times of Israël)

Ces voix parlent du spirituel comme du matériel (comme c’est souvent le cas en Terre sainte), ou bien des deux à la fois.

« Il y a un endroit qui s’appelle le Kotel, c’est un mur, et on lui parle », raconte Lester, déclenchant l’hilarité générale. « Et je l’adore. Je l’adore. Je ne sais pas comment vous l’expliquer, mais dès que vous posez un pied sur les pierres polies, vous pouvez glisser dessus – et je l’ai fait – jusqu’aux pierres blanches, et puis videz votre cœur. »

La plupart des panélistes se sont accordés pour dire qu’Israël est une source perpétuelle d’épuisement. L’épuisement linguistique se place en tête de la liste des défis et l’histoire de Faverman, qui racontait que son fils de 9 ans lui traduisait ses messages WhatsApp semblait faire écho chez de nombreuses personnes.

D gauche à droite Akiva Gersh, Benji Lovitt, Yossi Klein Halevy, Sarah Tuttle Singer, Hillary Faverman, et Chaya Lester. (Crédit : Yaakov Schwartz/Times of Israel)
D gauche à droite Akiva Gersh, Benji Lovitt, Yossi Klein Halevy, Sarah Tuttle Singer, Hillary Faverman, et Chaya Lester. (Crédit : Yaakov Schwartz/Times of Israël)

Et la session de questions-réponses avec un public majoritairement composé d’olim nord-américains, s’est révélée être davantage un partage d’affirmations et d’opinions, en plus des quelques questions posées, ce qui pourrait indiquer qu’ils s’intègrent en Israël mieux qu’ils ne le pensent.

Et pourtant, malgré tout ce que devenir Israélien représente, les panélistes se sont accordés pour dire que vivre en Israël était un répit spirituel et émotionnel.

« Après 2 000 ans d’exil, c’est comme s’il fallait venir ici », a déclaré Gersh face à une foule compréhensive. « Tendez votre main vers la ligne d’arrivée, et vous y êtes, vous êtes à la maison. »

« Peu importe ce qui se passe, peu importe si vous parlez hébreu, peu importe si vous y arrivez ou non, peu importe si vous êtes Israélien ou non », expliquait Gersh. « Vous êtes simplement ici, et vos enfants poursuivront. Venez, ayez des enfants, et vos enfants feront ce qu’ils savent faire, ce que nous ne saurons jamais. »

Un tonnerre d’applaudissements a retenti.

Pour être au courant des évènements du Times of Israël Presents, envoyez un e-mail avec le mot « subscribe » à : events@timesofisrael.com

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