Devenir Israélien : 40 olim partagent les hauts et les bas de l’alyah
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Devenir Israélien : 40 olim partagent les hauts et les bas de l’alyah

Sarah Tuttle-Singer, Yossi Klein Halevi, Benji Lovitt et l'éditeur Akiva Gersh seront présents lors du lancement du livre, le 23 juillet à Jérusalem

Sarah Tuttle Singer et Yossi Klein Halevy font partie de ceux qui ont partagé leur histoire dans 'Becoming Israeli'
Sarah Tuttle Singer et Yossi Klein Halevy font partie de ceux qui ont partagé leur histoire dans 'Becoming Israeli'

« Je n’avais pas de billet de retour pour rentrer chez moi », se souvient Akiva Gersh, qui évoque le vol à destination d’Israël qui a changé sa vie.

« Cette fois-ci, je venais y vivre pour le reste de ma vie. Pour planter mes racines dans la terre. Pour changer non seulement ma vie, mais l’avenir de mes enfants, et de leurs enfants. Pour faire partie de l’une des migrations les plus importantes et les plus miraculeuses qu’il a été donnée au monde de voir. »

« J’ai pris ma guitare, et sans avoir conscience de ce que j’allais chanter, c’est ‘Am Israël ‘Haï’ qui a jailli de ma bouche. Plus que ça, qui a jailli du fond de mon âme », a écrit Gerh dans l’introduction de son nouveau livre Devenir Israélien : les aspects hystériques, inspirants et stimulants de l’alyah (en anglais).

Dans le livre, dont le lancement aura lieu lors d’un événement organisé conjointement par le Times of Israël et Nefesh B’Nefesh le 23 juillet, Gersh a rassemblé les expériences et les réflexions de plus de 40 Israéliens anglophones, dont de nombreux blogueurs du Times of Israël, notamment Sarah Tuttle-Singer, Dov Lipman et Benji Lovitt.

« Les premiers temps, je disais ‘j’ai fait l’alyah parce que je voulais connaître intimement l’histoire d’Israël, pas seulement les gros titres, mais également les petites lignes de la vie israélienne’ », a écrit le journaliste primé Yossi Klein Halevi dans la préface. « La trame principale de l’histoire juive se réécrivait ici. »

« Je pense toujours que c’est le bon endroit », dit Klein Halevi. « Pas seulement le bon endroit pour les juifs, mais l’endroit avec un grand E. Je crains toujours, quand je vais à l’étranger, de louper quelque chose d’essentiel dans l’histoire israélienne. »

Akiva Gersh, éditeur de ‘Becoming Israeli’ (Autorisation)
Akiva Gersh, éditeur de ‘Becoming Israeli’ (Autorisation)

Le livre propose aussi des conseils. « Amenez des sachets Ziploc », suggère Jessica Levine Kupferberg, ancienne avocate qui a fait l’alyah depuis La Jolla, en Californie, avec sa famille en 2014. « Ramenez vos photos de classe préférées, votre crème de soin préférée et de bons livres en anglais. »

Le livre évoque également des crises identitaires personnelles. Alex Rychvin est né à Kiev, a fait ses études en Australie, et sa famille a quitté l’Union soviétique en tant que refuzniks en 1987.

« On me posait constamment la question ‘D’où viens-tu ?’, et je répondais en commençant par soupirer, par marquer une pause et puis je déballais mon histoire personnelle complexe avec une polémique sur l’interaction délicate entre la race, la religion, la culture, la langue, le lieu de naissance et de résidence ».

Et puis il y a la réalisation soudaine que tout ce que l’on sait faire dans sa langue maternelle disparaît quand on ne maîtrise pas totalement la langue.

« C’est difficile d’être charismatique quand votre hébreu de l’école juive du Wisconsin se résume à « cahier, crayon, ma maîtresse est jolie’ »

« C’est difficile d’être charismatique quand votre hébreu de l’école juive du Wisconsin se résume à « cahier, crayon, ma maîtresse est jolie’ », écrit Hilary Faverman, rédactrice de contenu, originaire du Wisconsin, qui fête ses 10 ans d’alyah.

« C’est un endroit où il est difficile de s’acclimater. Notamment lorsque l’on arrive sans bagage linguistique, historique ou culturelle, et que l’on tombe enceinte au bout de 5 minutes. Et là, vous vous retrouvez dans un quartier judéo-arabe (je voulais être ouverte d’esprit) avec un bébé qui hurlait (l’instinct maternel prend le dessus face au manque de sommeil, n’est-ce pas ?). J’avais tort sur toute la ligne. »

Le comédien et blogueur Benji Lovitt sur scène.(Autorisation)
Le comédien et blogueur Benji Lovitt sur scène.(Autorisation)

Drôle, émouvant, effrayant, prévenant, les essais de ce recueil « donnent un aperçu des joies infinies et des défis, des inspirations et des frustrations que nous avons rencontrés dans nos parcours d’alyah », écrit Gersh. « C’est aussi, à mon humble opinion, un aperçu dans l’une des histoires les plus incroyables de l’humanité, l’histoire du peuple juif qui retourne à la maison. »

Une table ronde et des rencontres avec les blogueurs sont organisées pour le lancement de « Becoming Israeli », avec Sarah Tuttle Singer, Yossi Klein Halevi, Akiva Gersh, Benji Lovitt, Hilary Faverman, Chaya Lester, le dimanche 23 juillet à 20 heures, à Nocturno Café, au 7 Bezalel Street, à Jérusalem, en association avec Nefesh B’Nefesh.
Vous pouvez réserver vos billets en avance (30 shekels) ici. Les billets seront vendus 40 shekels sur place.

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