Raid israélien à Gaza après la découverte d’explosifs à la frontière
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Raid israélien à Gaza après la découverte d’explosifs à la frontière

Tsahal a ciblé une base militaire du Hamas après la découverte d'engins explosifs, déclare qu'elle "ne permettra pas que la zone frontalière devienne une zone de combat"

Les forces israéliennes déployées près du kibboutz Nir Oz à la frontière entre Gaza et Israël, plongées dans la fumée des pneus brûlés par les Palestiniens près de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 Avril 2018 (AFP PHOTO / Menahem KAHANA)
Les forces israéliennes déployées près du kibboutz Nir Oz à la frontière entre Gaza et Israël, plongées dans la fumée des pneus brûlés par les Palestiniens près de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 Avril 2018 (AFP PHOTO / Menahem KAHANA)

L’aviation israélienne a mené lundi un raid contre des « cibles militaires » du Hamas palestinien dans le nord de Gaza, en représailles à des infiltrations de Palestiniens la veille en territoire israélien pour poser des bombes, a indiqué l’armée dans un communiqué.

Il n’y avait pas dans l’immédiat d’informations sur d’éventuels dégâts ou victimes suite à ces frappes.

La veille, des suspects ont franchi la clôture érigée à la frontière entre Gaza et Israël et ont déposé des « engins explosifs » qui ont été découverts par l’armée, selon le communiqué.

« L’armée israélienne considère avec sévérité toute tentative de nuire ou de détruire l’infrastructure de sécurité et de défense et ne permettra pas que la zone frontalière devienne une zone de combat », a déclaré l’armée dans un communiqué, faisant écho à une déclaration similaire publiée dimanche soir annonçant que les soldats ont trouvé deux bombes, qui semblaient être fabriquées à partir de bouteilles en plastique remplies d’un liquide explosif et d’un détonateur.

Des explosifs improvisés qui, selon l’armée, ont été plantés le long de la clôture de sécurité de Gaza par trois infiltrés palestiniens le 8 avril 2018. (Armée israélienne)

L’armée a déclaré que les soldats qui surveillaient les caméras en circuit fermé ont repéré trois hommes alors qu’ils traversaient la frontière pour placer les engins explosifs, puis sont rentrés plus tard dans la bande de Gaza.

Un char israélien a ouvert le feu sur eux, selon les médias palestiniens.

Aucun blessé n’a été signalé.

Dimanche également, les soldats israéliens ont arrêté un Palestinien non armé qui a pénétré en territoire israélien à partir de la bande de Gaza. Il a été confié au service de sécurité du Shin Bet pour interrogatoire.

Ces infiltrations constituent le dernier incident d’une série d’événements qui s’intensifient le long de la frontière de Gaza.

Vendredi, des dizaines de milliers de Palestiniens se sont rassemblés le long de la clôture de sécurité, brûlant des pneus et lançant des bombes incendiaires et des pierres sur les soldats israéliens, qui ont répondu avec du gaz lacrymogène et des tirs à balles réelles, ont indiqué l’armée et des témoins, alors que les Palestiniens organisaient une deuxième manifestation « Marche du retour ». Neuf Gazaouis ont été tués et plus de 1 000 autres ont été blessés lors des affrontements de la journée.

Tsahal a déclaré qu’il a contrecarré de multiples tentatives de franchissement de la barrière frontalière vendredi – et qu’il a utilisé des tirs réels pour ce faire dans certains cas – ainsi que des tentatives d’activation de bombes contre les soldats sous la couverture de la fumée des manifestations.

Israël a fait face à de vives critiques des organisations de défense des droits de l’homme, y compris israéliennes, pour son utilisation de balles réelles contre les manifestants de la « marche du retour » organisée par les Palestiniens.

Des manifestants palestiniens brûlent un drapeau israélien lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à la frontière entre Gaza et Israël, à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 avril 2018. (AFP PHOTO / DIT KHATIB)

La semaine précédente, plus de 30 000 personnes avaient participé à une manifestation similaire le long de la frontière, qui comprenait également de multiples tentatives de destruction de la clôture de sécurité et de mise en place d’explosifs le long de celle-ci, selon Tsahal.

La manifestation de vendredi était la deuxième action organisée par le groupe terroriste Hamas, au pouvoir à Gaza, qui a déclaré que les manifestations de « Marche du retour » dureraient plusieurs semaines et dont le but ultime, selon les dirigeants du Hamas, vise à la suppression de la frontière et à la libération de la Palestine.

En 2007, le Hamas, groupe terroriste islamiste, a pris par la violence le contrôle de Gaza au détriment du Fatah de Mahmoud Abbas, deux ans après qu’Israël a retiré sa présence militaire et civile de la bande de Gaza. Israël et l’Égypte maintiennent un blocus de sécurité à Gaza. Israël affirme que c’est indispensable pour empêcher le Hamas – qui a mené trois guerres contre Israël depuis qu’il s’est emparé de Gaza, a tiré des milliers de roquettes sur Israël et a creusé des dizaines de tunnels d’attaque sous la frontière – d’importer des armes.

Judah Ari Gross et l’AFP ont contribué à cet article.

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