Ramat Gan : Un mur endommagé par une roquette reconstruit avec des Lego
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Ramat Gan : Un mur endommagé par une roquette reconstruit avec des Lego

Raz Sror, étudiant en architecture, a passé plusieurs jours à faire un devoir, dans le cadre de ses études, en remplissant les trous de cette construction près de Tel Aviv

Les legos utilisés pour réparer un mur touché par des roquettes de Gaza, à Ramat Gan, le 15 mai 2021. (Crédit : Raz Sror)
Les legos utilisés pour réparer un mur touché par des roquettes de Gaza, à Ramat Gan, le 15 mai 2021. (Crédit : Raz Sror)

Raz Sror, étudiant en architecture âgé de 24 ans, cherchait un projet à réaliser dans le cadre d’un devoir à la maison donné par son école.

Après avoir lu un article qui évoquait une construction de Ramat Gan qui avait été endommagée par des tirs de roquettes au cours de l’escalade de violences récente entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas, il s’est donné pour objectif de remplir les trous – avec des Lego.

« J’ai eu l’idée d’une initiative sympa pour les enfants de l’immeuble et du secteur qui voient les trous et tous les dégâts qu’il y a pu avoir dans le périmètre », a-t-il écrit sur Facebook. « L’idée, c’est qu’on pouvait les remplir de Lego et ainsi rendre le sourire à tous ceux qui passent devant ».

Sror, qui fait ses études à l’école supérieure de génie, de design et d’art Shenkar, a déclaré à la Douzième chaîne avoir acheté lui-même des petites briques, des achats complétés par des Lego qui lui ont été offerts par ses amis, pour mener à bien ce devoir à la maison – intitulé « l’imperfection du Tout ».

Posted by Raz Sror on Tuesday, May 25, 2021

« J’ai voulu créer un contraste entre la destruction du mur et quelque chose qui n’avait absolument rien à voir », a-t-il indiqué. « Mais cela va faire sourire et c’est quelque chose qui ne pourra pas ne pas être remarqué ».

Le mois dernier, Sror avait émis un appel dans le groupe Facebook « Les Jeunes de Givataym et de Ramat Gan », demandant aux membres de l’aider dans son projet.

Si personne ne l’a finalement rejoint, il dit avoir reçu de nombreux messages de soutien et d’encouragement. Il lui a fallu plusieurs jours pour remplir les trous dans le mur endommagé, fixant les Lego avec de la colle.

« Cela a été l’une des journées les plus épanouissantes de toute mon existence », a-t-il écrit sur Facebook lors de son premier jour de travail. « Merci à toute la communauté venue pour me faire part d’innombrables félicitations ».

Si la plus grande partie des membres de la communauté ont salué cette initiative, certains se sont dits moins enthousiastes.

Une femme a expliqué préférer que les murs soient réparés avec les mêmes matériaux utilisés lors de leur construction « de manière à ce que nous ne soyons pas obligés, tous les jours, de nous rappeler du terrorisme ». Sror lui a répondu que son ouvrage n’était que temporaire et qu’il pourrait laisser la place, à l’avenir, à des réparations permanentes.

La police et les services de secours sur un site frappé par une roquette tirée depuis la bande de Gaza à Ramat Gan, le 15 mai 2021. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Sror a indiqué au site Archijob qu’il avait lu un post, sur Facebook, écrit par des gens du quartier et évoquant les dégâts causés par la roquette – « un traumatisme extrême pour les résidents, les enfants et les passants au carrefour », a-t-il commenté, ajoutant que c’était cette publication qui lui avait donné l’idée d’entreprendre son projet.

« Je voulais seulement faire sourire les gens et donner envie de photographier le mur comme ça plutôt que de le photographier parce qu’il a été endommagé par un obus de roquette », a-t-il expliqué.

Les roquettes tirées depuis Gaza pendant l’Opération Gardien des murs, qui a duré onze jours, ont endommagé des dizaines de bâtiments et de structures sur tout le territoire israélien. Elles ont par ailleurs tué douze civils. Pendant les combats, les groupes terroristes ont lancé plus de 4 300 roquettes et obus de mortier vers l’État juif et l’armée israélienne a mené environ 1 500 frappes de représailles sur des cibles du Hamas dans la bande.

Depuis la déclaration d’un cessez-le-feu en date du 21 mai, les militaires égyptiens ont pris la tête d’une initiative visant à négocier une trêve à long-terme entre Israël et le Hamas – avec notamment un échange de prisonniers.

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