Rechercher

Ramle : Une Arabe israélienne abattue dans un meurtre présumé

Suhaila Jaroushi, 36 ans, qui aurait été tuée devant ses enfants, est la septième victime arabe israélienne à mourir de mort violente depuis le début de l'année

Illustration -- La police israélienne enquête sur une scène de crime, le 2 juin 2021. (Crédit : Police israélienne)
Illustration -- La police israélienne enquête sur une scène de crime, le 2 juin 2021. (Crédit : Police israélienne)

Une femme a été tuée samedi soir dans la ville de Ramle située dans le centre d’Israël. La police a ouvert une enquête pour meurtre présumé.

Les forces de l’ordre ont indiqué que la victime, âgée de 36 ans, est arrivée à l’hôpital dans un état critique. Sa mort a été prononcée après plusieurs tentatives visant à la réanimer.

La femme s’appelait Suhaila Jaroushi.

Les policiers, à Ramle, ont lancé une chasse à l’homme pour retrouver d’éventuels suspects. Des éléments nécessaires pour l’enquête ont été rassemblés sur les lieux du meurtre afin d’ « examiner l’origine et les circonstances » des coups de feu, a noté un communiqué de la police.

Selon la chaîne Kan, Jaroushi a été mortellement blessée par balle devant ses enfants.

Elle appartenait à la famille Jaroushi, qui serait au cœur d’un conflit entre gangs présumés – un conflit qui a déjà entraîné la mort de cinq personnes l’année dernière, dont celle d’un homme, d’une femme, de leur fille, une adolescente, qui avaient été tués alors qu’ils circulaient en voiture.

Le groupe Abraham Initiatives, une organisation à but non-lucratif qui examine les violences commises dans la société arabe israélienne, a noté qu’elle était la septième victime arabe à mourir des suites d’un homicide depuis le début de l’année, confirmant une tendance qui avait déjà été observée en 2021 – où le triste record de 126 morts violentes avait été enregistré.

Cela fait plusieurs années que les communautés arabes connaissent une recrudescence des violences, principalement en raison du crime organisé.

Les Arabes israéliens blâment la police qui, selon eux, ne parvient pas à réprimer les puissantes organisations criminelles et ignore largement les violences – querelles familiales, guerres entre gangs, et violences faites aux femmes. La communauté a aussi subi des décennies de négligence.

Des programmes budgétaires ont été adoptés, à la fin de l’année dernière, prévoyant un budget de plusieurs milliards de shekels pour les cinq prochaines années afin de lutter contre les violences dans la société arabe et développer l’économie au sein de la communauté.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...