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Réalité augmentée à Jaffa : une peinture murale de rue d’une théière fissurée en 3D

L'ambassade des Pays-Bas a offert à la ville de Tel-Aviv-Jaffa une œuvre interactive de l'artiste néerlandais Leon Keer

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

L'art pop surréaliste de l'artiste néerlandais Leon Keer, dont la peinture murale déformée sur la théière orne désormais un mur du vieux Jaffa, le 24 février 2022 (Avec l'aimable autorisation de Meijler Art)
L'art pop surréaliste de l'artiste néerlandais Leon Keer, dont la peinture murale déformée sur la théière orne désormais un mur du vieux Jaffa, le 24 février 2022 (Avec l'aimable autorisation de Meijler Art)

Une nouvelle peinture murale a été dévoilée jeudi dans le vieux Jaffa, un cadeau des Pays-Bas à la ville de Tel Aviv-Jaffa.

Créée par l’artiste néerlandais pop-surréaliste Leon Keer, la peinture volontairement déformée représente une théière en céramique, fissurée par endroits mais réparée avec la technique japonaise Kintsugi, qui consiste à verser de l’or liquide est utilisé comme colle pour réparer et rendre l’objet plus fort et plus beau.

La peinture murale, peinte sur la place Kedumim à côté du Musée de la culture juive d’art yéménite, est conçue pour donner l’impression d’être en trois dimensions, une signature de l’artiste Keer.

Outre les trompes l’œil, il met également en avant un aspect de réalité augmentée.

Les spectateurs peuvent scanner un QR code, qui fait alors apparaître une tasse de thé, avec du thé qui y est versé. La vapeur sortant de la tasse contient des lettres des alphabets hébreu, arabe et latin.

Le concept, a déclaré Rachel Meijler, une productrice d’art public qui a géré la fresque de Keer avec l’ambassade locale des Pays-Bas en Israël, relie la longue histoire du thé du pays à celle des cultures arabe et juive, montrant comment les coutumes autour du thé lient les gens, offrant quelque chose en commun.

Des Thaïlandais marchent à côté d’une peinture de rue en 3D intitulée « Victim of Circumstance » du Néerlandais Leon Keer lors du festival de peinture de rue Living Arts, à Bangkok, le mardi 5 mars 2013. (AP/Sakchai Lalit)

Keer se spécialise dans l’art de rue anamorphique : des œuvres murales délibérément déformées pour offrir divers messages. Les peintures sont conçues pour conjuguer espièglerie et beauté contre la décadence visible et les problématiques du monde.

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