Israël en guerre - Jour 194

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Refonte judiciaire : Des milliers de personnes bloquent des routes et des trains

Les trains contournent les gares de Tel Aviv en raison des manifestations ; des échauffourées mineures ont eu lieu lorsque la police a tenté de déloger les manifestants

  • Des Israéliens protestant contre la réforme du système judiciaire, au sud de Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    Des Israéliens protestant contre la réforme du système judiciaire, au sud de Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
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Des parents et des enfants bloquant la route Namir de Tel Aviv lors de manifestations contre la réforme judiciaire, le 1er mars 2023. (Crédit : Times of Israel)
    
Des parents et des enfants bloquant la route Namir de Tel Aviv lors de manifestations contre la réforme judiciaire, le 1er mars 2023. (Crédit : Times of Israel)
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Des manifestants bloquent l'entrée de la gare de Herzliya lors d'une manifestation contre la réforme du système judiciaire du gouvernement, le 1er mars 2023. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)
    
Des manifestants bloquent l'entrée de la gare de Herzliya lors d'une manifestation contre la réforme du système judiciaire du gouvernement, le 1er mars 2023. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)
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Des réservistes bloquant la Route 1 pour protester contre le remaniement judiciaire prévu par le gouvernement, le 1er mars 2023. (Crédit : Brothers in Arms)
    
Des réservistes bloquant la Route 1 pour protester contre le remaniement judiciaire prévu par le gouvernement, le 1er mars 2023. (Crédit : Brothers in Arms)
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Des réservistes bloquant la Route 1 pour protester contre le remaniement judiciaire prévu par le gouvernement, le 1er mars 2023. (Crédit : Brothers in Arms)
    
Des réservistes bloquant la Route 1 pour protester contre le remaniement judiciaire prévu par le gouvernement, le 1er mars 2023. (Crédit : Brothers in Arms)
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Des réservistes de Tsahal protestant contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Ramat Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
    
Des réservistes de Tsahal protestant contre le projet de réforme du système judiciaire du gouvernement, à Ramat Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
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Des Israéliens protestant contre la réforme du système judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
    
Des Israéliens protestant contre la réforme du système judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Des manifestants ont bloqué des routes, perturbé la circulation des trains et défilé dans plusieurs villes du pays mercredi dans le cadre d’une « journée nationale de perturbation » contre le projet de refonte judiciaire du gouvernement Netanyahu.

Les manifestations ont débuté lorsqu’un groupe de réservistes militaires a bloqué la Route 1 près de l’échangeur Shaar Hagaï entre Jérusalem et Tel Aviv. La police est arrivée peu après pour déloger les manifestants et ouvrir la route à la circulation.

Dans les gares de Tel Aviv, des manifestants ont empêché les passagers d’embarquer et de débarquer des trains. La compagnie de chemins de fer israélienne a déclaré dans un communiqué que les trains ne s’arrêteraient pas aux gares de HaShalom, Savidor et Université en raison des manifestations.

Un manifestant à la gare HaHagana de Tel Aviv a déclaré au quotidien Maariv que les participants faisaient tout leur possible pour ne pas agir violemment.

« Nous sommes contre ce coup d’État et cette dictature. Israël ne sera pas une dictature », a-t-il déclaré. « Aujourd’hui, le pays tout entier est bloqué. »

Des étudiants et des parents ont manifesté devant des dizaines d’établissements scolaires et ont défilé sur la Route Namir de Tel Aviv.

Des échauffourées mineures ont éclaté lorsque la police a tenté de faire évacuer les parents et les enfants qui bloquaient la route.

Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, le ministre des Renseignements, Gila Gamliel, et le président du Conseil de sécurité nationale, Tzahi Hanegbi, ont annulé leur participation à la conférence annuelle de l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS) au musée Eretz Israël à Tel Aviv, les routes étant bloquées aux alentours en raison d’un rassemblement qui avait lieu à proximité.

Des dizaines de protestataires ont également manifesté devant le domicile du président de la Knesset, Amir Ohana.

La police a déclaré avoir arrêté six manifestants pour « troubles à l’ordre public » et avoir ignoré les instructions de la police au carrefour de Kfar Hayarok près de Tel Aviv.

Une autre personne a été arrêtée pour avoir prétendument attaqué un officier de police dans le sud de Tel Aviv.

Des parents et des enfants bloquant la route Namir de Tel Aviv lors de manifestations contre la réforme judiciaire, le 1er mars 2023. (Crédit : Times of Israel)

La « journée de perturbation » comprend une série de manifestations et de marches de protestation prévues dans tout le pays, ainsi que des grèves temporaires sur divers lieux de travail et établissements scolaires, le blocage de routes et des « visites à domicile » aux demeures de députés et de ministres de la coalition.

Les événements de protestation ont été détaillés sur un site web dédié en plus d’une carte (en hébreu) ; les organisateurs ont indiqué que d’autres actions étaient prévues mais n’ont pas été annoncées publiquement.

« Israël ne deviendra pas une dictature – les millions de personnes qui sont descendues dans la rue au cours des huit dernières semaines l’ont clairement fait savoir – et nous passons maintenant à l’action », ont déclaré les organisateurs dans un communiqué.

La police israélienne s’est également préparée, recueillant des renseignements sur les projets des organisateurs et renforçant ses effectifs pour tenter de minimiser les perturbations sur la voie publique. Les manifestants ont déclaré que les officiers s’efforçaient clairement de documenter les participants de certaines manifestations, notamment en filmant des enfants.

La police est arrivée dans la matinée à la jonction Hashalom de Tel Aviv pour la bloquer dans les deux sens. Dans un communiqué, la police a déclaré qu’elle ferait preuve d’une « tolérance zéro à l’égard des troubles à l’ordre public, des atteintes à la propriété et aux symboles gouvernementaux » et qu’elle n’autoriserait pas les blocages de routes qui ne seraient pas coordonnés à l’avance.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, lors d’une réunion du cabinet au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 3 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Après une évaluation de la police mardi, le ministre de la Sécurité nationale et chef du parti d’extrême-droite Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, a promis que les routes resteraient ouvertes et que la police évacuerait les perturbateurs.

« Je suis pour la protestation démocratique, mais je ne permettrai pas à la rébellion civile et aux anarchistes de bloquer les routes principales. Nous devons veiller à ce que les citoyens d’Israël puissent vaquer à leurs occupations. J’ai demandé à la police d’ouvrir toutes les routes qui seraient bloquées », a-t-il déclaré dans un communiqué. En 2021, il disait pourtant : « en démocratie, on bloque les routes, » comme l’a rappelé le site Ynet.

Ben Gvir, qui a reçu des pouvoirs élargis sur la police, a réclamé de la fermeté contre les manifestations anti-gouvernement.

Mardi, le mouvement de protestation a exhorté la police à « ignorer » Ben Gvir, le qualifiant de « brute de cour d’école ». Les organisateurs ont demandé aux policiers de « sécuriser la manifestation démocratique et de donner à [Ben Gvir] du temps libre pour faire la seule chose pour laquelle il soit compétent – faire des vidéos TikTok ».

À la Knesset, le Comité de la Chambre doit décider du comité qui examinera les deux projets de loi déjà passés en première lecture plénière, la semaine passée, et les préparera aux lectures suivantes, en plénière, jusqu’à leur adoption finale.

L’un de ces projets de loi, qui a vocation à réhabiliter le chef du parti Shas, Aryeh Deri, et lui permettre de devenir ministre en dépit de l’avis de la Cour Suprême, qui l’a déclaré inéligible en raison de multiples condamnations, aurait pour effet de supprimer toute forme de contrôle judiciaire sur les nominations ministérielles, à l’exception des exigences de base posées par les lois actuelles.

Le deuxième projet de loi aurait pour conséquence de renforcer le contrôle du gouvernement sur le Département des enquêtes internes de la police, service du ministère de la Justice chargé d’enquêter sur les actes répréhensibles commis au sein de la police, en le retirant du périmètre du procureur de l’État et en permettant au ministre de la Justice de nommer son chef.

Par ailleurs, plus tard dans la journée de mercredi, la plénière de la Knesset devrait voter en première lecture un projet de loi permettant de limiter strictement les circonstances dans lesquelles le Premier ministre peut être empêché.

Ce projet de loi a été présenté par le gouvernement suite à des informations des médias – démenties depuis – selon lesquelles la procureure générale, Gali Baharav-Miara, envisageait d’empêcher le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en raison de la violation des termes de l’engagement signé par lui pour prévenir les conflits d’intérêts. Cet engagement lui interdit de prendre directement part à cette réforme judiciaire, très susceptible d’affecter l’issue de ses procès pour corruption.

Voici le programme des principales actions annoncées par les organisateurs:

• 8 h : Manifestations de parents d’élèves accompagnés de leurs enfants devant les écoles, avec des « leçons sur la démocratie ».

• 8 h : Manifestations dans les gares, avec la thématique « Arrêter le train législatif ».

• 8h30 : Rassemblement devant le musée Eretz Israël de Tel Aviv, où se tient la conférence annuelle de l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS). Le ministre de la Défense Yoav Gallant (Likud) et le conseiller à la Sécurité nationale, Tzachi Hanegbi, ont annulé leur participation à la conférence. La ministre du Renseignement, Gila Gamiel, et le député Danny Danon, tous deux membres du Likud, ont annoncé mardi renoncer à y prendre part. L’ex-chef de Tsahal, Dan Halutz, et l’ex-chef du Shin Bet, Yuval Diskin, prendront la parole lors de la manifestation.

• 10 heures : Défilé entre le centre Dizengoff de Tel Aviv et la rue Kaplan.

• 10 heures : Convois de véhicules agricoles depuis quelque 70 kibboutzim dans tout le pays.

• 11 h : Manifestations du secteur de la Tech dans tout le pays.

• 14 heures: Un « rassemblement d’urgence » des soignants, intitulé « Sans démocratie, il n’y a pas de santé », près du tribunal de Tel Aviv, rue Weitzmann.

• 16 heures : Manifestation à la roseraie de Jérusalem, près de la Knesset, coïncidant avec le début de la session plénière.

• 17 h : Une « journée de colère » au carrefour Karkur dans le nord.

• 19h : Jusqu’à minuit : Manifestation près de la résidence privée de Netanyahu, rue Gaza à Jérusalem, et défilé vers la résidence officielle du président Isaac Herzog.

• 20 heures : Une « manifestation de colère », rue Shaul HaMelech à Tel Aviv.

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