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Réforme judiciaire: le secteur du nucléaire demande l’arrêt du « blitz législatif insensé »

Sur le modèle de la Déclaration d’indépendance d’Israël, la pétition dit que la réforme judiciaire est une « vraie menace » pour le pays et appelle au débat pour trouver un consensus

Le réacteur nucléaire civil israélien de Nahal Sorek. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Le réacteur nucléaire civil israélien de Nahal Sorek. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Un collectif de 80 ex-membres de la Commission israélienne de l’énergie atomique (IAEC) a publié jeudi une pétition déclarant leur opposition à la réforme judiciaire et appelant à un arrêt immédiat d’une «campagne législative insensée ».

La Commission israélienne de l’énergie atomique est l’autorité gouvernementale responsable des activités nucléaires secrètes d’Israël.

Créée par le premier Premier ministre David Ben Gurion en 1952, elle est chargée d’exploiter deux centres de recherche: celui de Soreq et celui du Néguev, près de Dimona, dans le sud du pays.

« Nous, qui avons vu dans nos actions l’occasion de renforcer l’indépendance et la résilience de l’État d’Israël contre les menaces, lançons un appel aux élus du peuple : arrêtez, mettez fin à cette campagne législative insensée », lit-on dans la pétition, rédigée sur le modèle de la Déclaration d’indépendance de 1948.

Le document, intitulé « Notre déclaration », est revêtue des seules initiales et du titre des ex-membres de la Commission signataires de la pétition, en raison de la nature clandestine de leurs précédentes activités.

« Cessez immédiatement de tenir des propos déraisonnés », poursuit la pétition, « et dialoguez maintenant avec le pays jusqu’à trouver un consensus conforme à l’esprit de la Déclaration d’indépendance. »

Cette pétition fait état d’une réelle inquiétude face à une « menace tangible » pour « l’entreprise sioniste », se concluant par un slogan bien connu en hébreu : « Nous n’avons pas d’autre pays ! »

Les critiques de la réforme judiciaire estiment que les projets de la coalition, emmenée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, minent les fondements démocratiques de l’État d’Israël, font disparaitre un élément clé de ses contrepouvoirs et privent les minorités de toute forme de protection.

Ses partisans, en revanche, font valoir qu’elle est indispensable pour réfréner les ardeurs d’un système judiciaire trop activiste.

Ces projets ont déclenché des manifestations de grande ampleur dans tout le pays et suscité l’opposition de personnalités de tout premier plan, économistes, hommes d’affaires, spécialistes du droit, de la culture ou de la Tech, entre autres.

Il se dit que le Centre de recherche nucléaire de Dimona, autrement appelé Centre de recherche nucléaire Shimon Peres du Néguev, est l’épicentre du programme nucléaire militaire d’Israël.

Des informations étrangères suggèrent qu’Israël détient des dizaines voire des centaines d’ogives nucléaires.

Israël n’a jamais reconnu être à la tête d’un tel arsenal nucléaire, entretenant une politique d’« ambiguïté nucléaire ».

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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