Reims, Trouville et Le Havre : des graffitis antisémites retrouvés dans les rues
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Reims, Trouville et Le Havre : des graffitis antisémites retrouvés dans les rues

Dans une quatrième affaire distincte, deux auteurs d'inscriptions racistes et antisémites en Charente ont été condamnés à de la prison ferme

Le centre-ville de Trouville-sur-Mer sur sur les bords de la Touques. (Crédit : Wikimédia / CC BY-SA 3.0)
Le centre-ville de Trouville-sur-Mer sur sur les bords de la Touques. (Crédit : Wikimédia / CC BY-SA 3.0)

Dans plusieurs affaires distinctes, des graffitis ont été retrouvés peints ces derniers jours sur des murs dans les villes de Reims, Trouville et Le Havre.

Un commerçant de l’avenue Charles-de-Gaulle à Trouville-sur-Mer (Calvados) a retrouvé jeudi dernier une croix gammée et le mot « nazi » tagués à la peinture sur le rideau de sa boutique. L’homme a également retrouvé sur sa boite aux lettres un morceau de papier sur lequel on pouvait lire des propos antisémites et racistes, a rapporté Ouest-France.

Déjà, dans la région normande, au Havre, des tags antisémites et des insultes à destination d’Emmanuel Macron avaient été découverts à différents endroits dans la ville mi-septembre.

Jeudi dernier également, des inscriptions antisémites et homophobes ont été découvertes à Reims sur la façade d’un immeuble de la rue du docteur Thomas, a rapporté la radio France Bleu.

Les inscriptions ont provoqué l’indignation d’élus et de responsables associatifs, notamment de l’association Exaequo à Reims. Le bâtiment a été rapidement nettoyé par les services municipaux.

« Je suis scandalisé par ces tags antisémites, découverts ce matin, a écrit sur Twitter le maire de la ville, Arnaud Robinet. Il y aura dépôt de plainte. Je ne laisserai rien passer. La lutte contre l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie et l’homophobie doit être un combat quotidien. Merci au service de la Ville de Reims. »

Toujours la semaine dernière, cette fois à Montendre en Charente-Maritime, deux auteurs d’inscriptions racistes et antisémites réalisées en février dernier ont été condamnés à dix mois d’emprisonnement ferme et 5 ans d’inéligibilité pour l’un, six mois ferme pour l’autre, a rapporté France Bleu. Ils n’ont néanmoins pas été placés sous mandat de dépôt et devraient faire l’objet d’un aménagement de peine.

Non présents au tribunal, ils étaient jugés pour provocation à la haine raciale, dégradations et apologie du terrorisme.

Leurs actes avaient été commis sur des murs, des volets, des boîtes aux lettres, des poteaux et des pots de fleurs.

« Vive Daesh », « À bas les Juifs », « À bas les gilets jaunes », et des croix gammées avaient ainsi été retrouvés suite à la nuit du 15 au 16 février.

Une marche blanche avait été organisée dans la ville une semaine plus tard, à laquelle avaient participé plus d’une centaine de personnes.

Leurs victimes (une vingtaine de parties civiles, particuliers comme édifices publics) ont reçu une indemnisation intégrale.

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