Relent anti-sioniste sur le tchat d’un site français de vente de whisky
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Relent anti-sioniste sur le tchat d’un site français de vente de whisky

Un client affirme qu'un de ses interlocuteurs sur le site Whisky.fr a refusé de lui parler d'un produit israélien : "je boycotte", a-t-il répondu

Milk & Honey, une distillerie de whisky à Jaffa, a récemment ouvert son centre d'un visiteur qui propose des visites guidées, des dégustations et des événements privés  (Autorisation: Milk & Honey)
Milk & Honey, une distillerie de whisky à Jaffa, a récemment ouvert son centre d'un visiteur qui propose des visites guidées, des dégustations et des événements privés (Autorisation: Milk & Honey)

Au départ, un amateur de whisky, Eric Sarfati, restaurateur à Orléans qui recherchait un avis éclairé sur un whisky israélien créé « en 2013 au cœur de Tel Aviv par Gal et Lital Kalkshtein », précise le site Whisky.fr.

Il envoie donc une question au site le 7 février dernier :

« Bonjour à tous, bonjour pouvez vous me parler du whisky venant d Israël ? »

« Moi non, je boycotte, » répond en conversation immédiate l’un des utilisateurs.

« La réponse vous a été utile ? Envoyez-lui un merci ! » lui suggérait une réponse automatique.

Au lieu du « merci » attendu, Eric a opté pour une réponse courroucée :

« Bonjour je suis de confession juive, je suis restaurateur à Orléans. Je voulais goûter votre whisky pour moi d’abord et pour ma clientèle. Je me suis renseigné et suis tombé sur la maison du whisky qui l’a mis en vente. J ai posé une question pour qu’on me parle de votre produit. En conversation immédiate une personne de chez eux m’a écrit cela ».

Puis, en retour d’une réponse automatique lui signalant que le site « avait bien reçu la réponse », il revient à la charge :

« Monsieur j ai demandé des renseignements sur un whisky que vous avez à la vente (israélien) et 1 monsieur me répond qu’il boycotte ce produit. Vous vous moquez du monde je fais paraître partout où je le peux que la MAISON DU WHISKY est ANTISEMITE ».

Le message du « boycotteur », explique-t-il, a immédiatement été effacé. Une première réponse tombe.

« Nous avons bien pris en compte votre remarque et souhaitions vous apporter plus d’informations. Le tchat sur lequel vous avez posé votre question est un tchat communautaire. Il est animé par une communauté d’amateurs. Son but est de permettre aux visiteurs d’être orientés dans leur choix. Les coachs ne sont pas des salariés de la Maison du Whisky mais des particuliers amateurs de whiskies et spiritueux. Nous sommes bien évidemment vigilants aux échanges, et un système de modération existe afin d’éviter que des messages déplacés ne soient postés. Nous ne cautionnons en aucun cas tout propos discriminatoire de la part des coachs ou des visiteurs. Suite à votre retour, nous avons pris contact avec le coach en question et avons ajusté le système de modération afin que ce type de propos de puissent plus être publiés ».

Contacté par le Times of Israel, le site de vente de whisky affirme « pour des raisons de confidentialité » ne pas pouvoir « diffuser d’informations sur les échanges entre nos utilisateurs et la prestation externe de chat communautaire qui est mandatée pour répondre aux demandes faites sur notre site whisky.fr. Nous pouvons en revanche vous confirmer que La Maison du Whisky ne boycotte aucune marque et pour quelle que raison que ce soit. »

Pour rappel, la loi française interdit et punit le boycott, ainsi que la provocation au boycott.

Elle définit comme discrimination « le fait d’entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque » (art.225-2 code pénal) à raison de « l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée. » (art.225-1) et la punit « de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ».

Elle punit comme provocation « Ceux qui […] auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée…… d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 45 000 € ou de l’une de ces deux peines seulement […] » (24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881).

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