Restreindre les voyages internationaux pour les Israéliens non-vaccinés ?
Rechercher

Restreindre les voyages internationaux pour les Israéliens non-vaccinés ?

Le ministère des Transports songerait à cette option ; la réouverture de l'aéroport pourrait être accompagnée d'un suivi des téléphones des personnes refusant la quarantaine

Le hall des départs presque vide à l'aéroport Ben-Gurion, le 25 janvier 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Le hall des départs presque vide à l'aéroport Ben-Gurion, le 25 janvier 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Le ministère des Transports voudrait restreindre les déplacements internationaux pour les Israéliens n’ayant pas été vaccinés contre la COVID-19, a fait savoir mardi une chaîne de télévision israélienne.

Les voyageurs non-vaccinés n’obtiendraient pas l’autorisation d’embarquer pour un vol pour des raisons « non-essentielles » à moins d’avoir une permission spéciale émise par une commission gouvernementale, a indiqué la Douzième chaîne. Il n’a pas été précisé quels motifs seraient considérés comme « essentiels ».

Le ministère chercherait aussi à exiger des personnes, qui refusent de se placer à l’isolement dans un hôtel placé sous l’autorité de l’Etat à leur arrivée au sein de l’Etat juif, de télécharger une application sur leur téléphone pour s’assurer qu’ils respecteront bien leur quarantaine, a précisé la chaîne.

Ces restrictions devront être approuvées par le procureur-général. Des discussions sur leurs aspects juridiques auraient eu lieu, mardi soir, avec des responsables du ministère de la Santé.

Le ministère de la Santé, de son côté, serait en faveur d’un amendement des ordonnances sanitaires qui lui permettrait de transmettre le statut vaccinal des Israéliens aux autorités locales et au ministère de l’Education afin d’encourager la vaccination, a noté la presse israélienne.

Le ministère a fait circuler mardi une proposition. Mais des responsables juridiques ont indiqué que de telles informations ne pouvaient être transmises que dans le cas d’un porteur confirmé du coronavirus, a annoncé le site d’information Walla.

Mercredi, 4 071 492 d’Israéliens avaient reçu la première dose du vaccin et 2 687 369 avaient d’ores et déjà bénéficié des deux doses – soit un peu plus  des deux tiers de la population éligible à la vaccination.

Les voyageurs en provenance d’Angleterre arrivent à l’hôtel Dan Panorama de Jérusalem, utilisé comme centre de quarantaine, le 20 décembre 2020. (Yonatan Sindel / Flash90)

Le ministère des Transports examinerait aussi la possibilité de mettre en place des halls d’arrivée distincts pour les personnes vaccinées et non-vaccinées. Il aurait aussi évoqué avec le transporteur national El Al la possibilité d’affréter des vols séparés pour les personnes vaccinées et celles qui ne le sont pas.

Selon le reportage, l’objectif poursuivi par le ministère des Transports est de pouvoir rouvrir l’aéroport début mars ou mi-mars.

L’aéroport Ben-Gurion a été largement fermé depuis le 25 janvier, dans le cadre du troisième confinement qui a entraîné la fermeture des frontières aériennes et terrestres. Ce confinement visait à empêcher l’entrée de nouveaux variants du coronavirus dans le pays. Les responsables craignent en effet que ces mutations puissent s’avérer être plus résistantes au vaccin.

Les ministres ont voté, dimanche, une proposition visant à rouvrir l’aéroport en date du 20 février, tout en limitant le nombre de personnes autorisées à entrer dans le pays quotidiennement à 2 000. Il est difficile de dire pour le moment si cette décision concernerait uniquement les Israéliens, ou également les non-ressortissants.

Voyageurs dans le hall des départs de l’aéroport Ben Gurion, le 14 décembre 2020. (Yossi Aloni/Flash90)

Selon le site d’information Ynet, les personnes qui entreront dans le pays devront probablement se placer à l’isolement dans les hôtels de quatorzaine mis en place par le gouvernement – à moins qu’elles n’aient été préalablement vaccinées ou qu’elles aient guéri du coronavirus – dès samedi.

Les citoyens ayant quitté le pays avant le 25 janvier et qui se sont depuis retrouvés bloqués à l’étranger ont le droit de revenir au sein de l’Etat juif, mais ils sont directement amenés dans des hôtels de quatorzaine dès leur atterrissage. Ils y restent pendant deux semaines ou dix jours s’ils effectuent deux dépistages espacés de quelques jours, qui se révèlent négatifs.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...