Résultats quasi-définitifs : Kakhol lavan a deux sièges d’avance sur le Likud
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Résultats quasi-définitifs : Kakhol lavan a deux sièges d’avance sur le Likud

Tous les votes ont été comptés sauf dans 14 bureaux ayant enregistré des activités suspectes ; la commission centrale électorale souligne que les chiffres peuvent encore changer

Les leaders de Kakhol lavan de gauche à droite : Gabi Ashkenazi, Benny Gantz, Yair Lapid et Moshe Yaalon saluent leurs partisans au siège de la formation après les premiers résultats des élections à Tel Aviv, en Israël, le 18 septembre 2019. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)
Les leaders de Kakhol lavan de gauche à droite : Gabi Ashkenazi, Benny Gantz, Yair Lapid et Moshe Yaalon saluent leurs partisans au siège de la formation après les premiers résultats des élections à Tel Aviv, en Israël, le 18 septembre 2019. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)

La commission centrale électorale a publié dans la matinée de vendredi ce qu’elle a qualifié de résultats « presque définitifs » du scrutin de mardi. Le parti centriste Kakhol lavan, de Benny Gantz, y conserve une avance de deux sièges sur le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Selon la commission, 99,8 % des votes ont été comptés, à l’exception des bulletins issus de 14 bureaux où des activités irrégulières avaient été enregistrées le jour du scrutin et qui font encore l’objet d’une enquête.

Les Israéliens se sont rendus aux urnes dans plus de 2 000 bureaux de vote.

Les résultats « presque définitifs » accordent à Kakhol lavan 33 sièges contre 31 pour le Likud. C’est l’alliance de la Liste arabe unie qui arrive en troisième, avec 13 fauteuils, suivie par les formations ultra-orthodoxes du Shas (9) et de Yahadout HaTorah (8).

Le parti d’Avigdor Liberman, Yisrael Beytenu, remporte également huit sièges. Yamina en occupe sept, l’alliance Travailliste-Gesher six et le Camp démocratique cinq.

Le bloc de centre-gauche et notamment la Liste arabe unie principalement – qui n’a jamais été membre d’un gouvernement – a augmenté son pouvoir avec 57 sièges, tandis que le bloc de droite et religieux se trouve à 55. Aucun des deux n’a la majorité nécessaire de 61 sièges pour former une coalition, laissant Yisrael Beytenu dans le rôle d’arbitre.

La commission a souligné que les résultats n’étaient pas définitifs. Ils seront transmis au président Reuven Rivlin, le 25 septembre.

« La commission se réserve le droit de mieux examiner les résultats et ceux qui sont publiés ici sont donc susceptibles de changer », a-t-elle précisé.

Ces résultats remis à jour surviennent après le décompte d’environ 180 000 « doubles enveloppes » – ce qui correspond aux suffrages des diplomates, des forces de sécurité, des citoyens en situation de handicap, des malades et des personnels dans les hôpitaux et des détenus.

Ces votes constituent environ 5 % des suffrages du vote global. Leur décompte a commencé jeudi à une heure du matin et il s’est achevé aux environs de 10 heures, a expliqué la commission centrale électorale, mais leur introduction dans le système informatique a pris plus de temps.

Les partis rivaux restent encore dans une certaine incapacité à former un gouvernement, ce qui soulève la possibilité de la mise en place d’un gouvernement d’unité.

Il est impossible de dire si Yisrael Beytenu, « arbitre » de la course avec ses huit sièges, soutiendra Netanyahu ou Gantz au poste de Premier ministre alors que le pays prône une coalition unitaire composée des deux formations principales. La Liste arabe unie n’a pas décidé si elle soutiendrait Gantz ou si elle s’abstiendrait de recommander un candidat au président Reuven Rivlin.

Les derniers chiffres suggèrent que la situation d’impasse politique connue lors des élections du 9 avril pourrait se répéter encore une fois.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (C) fait un signe de la main alors qu’il s’adresse à des partisans au siège de la campagne électorale de son parti, le Likud, le 18 septembre 2019. (Crédit : Jack GUEZ / AFP)

Un gouvernement d’unité constitué des deux formations majeures reste le moyen le plus probable de sortir de l’impasse même si Kakhol lavan a insisté sur le fait que Netanyahu – qui risque d’être inculpé suite à des accusations pour corruption, sous réserve d’une audience – doit céder sa place à la tête du Likud dans l’éventualité de la mise en place d’une telle coalition.

Liberman a répété mercredi son insistance sur un gouvernement unitaire qui comprendrait son parti, Kakhol lavan et le Likud, et expliqué qu’il n’entamerait aucune négociation de coalition sans acceptation préalable de sa liste de demandes de changements politiques en faveur de la laïcité.

Il devrait y avoir de fortes querelles de coalition au cours des prochaines semaines alors que les formations manœuvreront pour former le gouvernement.

Au cours des dernières élections du mois d’avril, Kakhol lavan était parvenu à égaliser avec le Likud mais Netanyahu, dont le nom avait été davantage recommandé par des alliés potentiels, avait obtenu la mission de former un gouvernement. Il avait échoué lorsque Liberman avait refusé de rejoindre sa coalition à moins qu’une loi officialisant les exemptions de service militaire des étudiants de yeshivot ne soit adoptée sans changements préalables – une demande qui avait été rejetée par les partenaires de coalition ultra-orthodoxes du Premier ministre.

La mission de la formation d’un gouvernement n’avait jamais été transmise à Gantz, Netanyahu préférant faire dissoudre le parlement par un vote – initiant les élections de mardi.

Avigdor Liberman, leader de Yisrael Beytenu, visite le centre commercial Sarona Market à Tel Aviv le jour des élections, le 17 septembre 2019. (Miriam Alster/Flash90)

Le président Reuven Rivlin, qui décide de la personnalité qui sera chargée de former un gouvernement, a promis de faire tout ce qu’il pourrait pour éviter un troisième scrutin.

La participation électorale, mardi, a été plus élevée qu’au mois d’avril, trompant les prédictions de chute du nombre d’électeurs se rendant aux urnes. Elle s’est élevée à 69,4 % contre 68,5 % au mois d’avril.

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