Retour sur le ‘Métier d’historien’ le livre inachevé de Marc Bloch
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Retour sur le ‘Métier d’historien’ le livre inachevé de Marc Bloch

Marc Bloch engagé dans la Résistance puis arrêté par la Gestapo à Lyon n'a pas pu finir ce livre considéré comme le vade-maecum de tout bon historien

Marc Bloch, historien et résistant né le  6 juillet 1886 à Lyon, fusillé par les nazis le 16 juin 1944. (Crédit : domaine public/Wikimédia Commons)
Marc Bloch, historien et résistant né le 6 juillet 1886 à Lyon, fusillé par les nazis le 16 juin 1944. (Crédit : domaine public/Wikimédia Commons)

Marc Bloch dit avoir écrit le « Métier d’historien » pour répondre à la question de son fils qui lui demandait : « papa, explique-moi donc à quoi sert l’Histoire ».

Le temps s’étirant, au cœur de l’été, France-Culture revient sur « L’Apologie pour l’histoire ou le métier d’historien » ce grand texte fondateur considéré comme le vade-maecum de tout historien.

Publié en 1949, de manière posthume, le livre reste inachevé. En 1944, le résistant Marc Bloch est fusillé par les nazis.

En participant à la création de l’Ecole des Annales, qui prône de collecter tous les faits humains, plutôt que les seuls écrits, Marc Bloch fait rayonner l’université par-delà les frontières de l’Hexagone.

Même les nazis, occupant la France, et avant de le capturer, pillèrent son appartement et connaissant sa valeur, envoyèrent sa bibliothèque en Allemagne.

Issu d’une famille juive alsacienne d’optant (ayant fait le choix de la France au moment de l’annexion allemande en 1870), Marc Bloch est né le 7 juillet 1886 à Lyon.

Ressorti de la Première Guerre mondiale avec le rang de capitaine, et couvert de médailles, il se réengage dans l’armée française à 53 ans, lors de la Seconde Guerre mondiale, aux services des essences.

Exclu de la fonction publique, puis réhabilité pour « services exceptionnels », il enseigne hors du Paris occupé, à Clermont-Ferrand, à partir de 1940.

Quand l’Allemagne envahit la zone non-occupée en 1942, Marc Bloch rejoint la Résistance, et prend la tête d’une section de Franc-Tireurs dans la région de Lyon. Mais il est arrêté par la Gestapo en mars 1944, torturé et fusillé à la prison de Montluc dans l’Ain.

Selon les témoignages qui parviennent à franchir les murs de la prison, il fut un grand soutien moral pour ses co-détenus, et ce, jusqu’à la fin de sa vie.

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