Réunion d’urgence du cabinet sur une question humanitaire secrète en Syrie
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Réunion d’urgence du cabinet sur une question humanitaire secrète en Syrie

Le censeur militaire a interdit la divulgation d'informations sur la discussion ; des responsables israéliens ont récemment été en contact avec leurs homologues russes à ce sujet

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des soldats israéliens montent la garde du côté israélien du passage de Quneitra, à la frontière israélo-syrienne, sur le plateau du Golan, le 23 mars 2019. (Basel Awidat/Flash90)
Des soldats israéliens montent la garde du côté israélien du passage de Quneitra, à la frontière israélo-syrienne, sur le plateau du Golan, le 23 mars 2019. (Basel Awidat/Flash90)

Les ministres du cabinet se sont réunis pour un vote urgent et imprévu par vidéoconférence au sujet d’une question humanitaire classée secrète liée à la Syrie, que la Russie aidait à coordonner.

Les détails de la réunion, qui a duré moins d’une heure, ont été placés sous embargo par le censeur militaire.

Ces dernières semaines, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Benny Gantz et le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi ont été en contact avec leurs homologues russes Vladimir Poutine, Sergey Shoygu et Sergey Lavrov à ce sujet.

La Russie, alliée au régime syrien, a régulièrement servi d’intermédiaire entre Jérusalem et Damas, qui n’entretiennent pas de liens formels.

Ce fut le cas en 2019, lorsque Moscou a facilité le retour de la dépouille du commandant Zachary Baumel, disparu en 1982 lors de la bataille du sultan Yacoub contre l’armée syrienne dans la vallée de la Bekaa au Liban. Le corps de Baumel a été retrouvé par les forces russes et remis à Israël. Par la suite, Jérusalem a libéré quatre prisonniers liés à la Syrie dans ce qui, selon les responsables israéliens, ne faisait pas partie d’un accord mais constituait un « geste de bonne volonté ».

La Treizième chaîne avait déclaré que la procédure avait « les caractéristiques des échanges de prisonniers ».

Les ministres ont été informés de la réunion du cabinet de mardi moins d’une heure avant qu’elle ne commence et ont été informés qu’elle portait sur une « question de sécurité sensible ».

La réunion, qui a été organisée par Netanyahu et Gantz, s’est tenue grâce à un logiciel de vidéoconférence sécurisé. Les ministres ont signé des accords de non-divulgation avant le début de la réunion.

Lundi dernier, le bureau de Gantz a fait des allusions au sujet de la réunion suite à l’appel du ministre de la défense avec Shoygu.

« Ils ont convenu de poursuivre les discussions importantes entre la Russie et Israël… sur la nécessité de faire avancer les efforts humanitaires dans la région », a déclaré le bureau de Gantz dans un communiqué.

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