Richard Berry dément les accusations d’inceste de sa fille, qui lui répond
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Richard Berry dément les accusations d’inceste de sa fille, qui lui répond

Coline Berry Rojtman a répondu au texte de son père, évoquant des embrassades "sur la bouche avec la langue" et des "jeux sexuels dans un contexte de violences conjugales notoires"

L’acteur français Richard Berry lors de la cérémonie d'ouverture de la 70e édition du Festival de Cannes, le 17 mai 2017. (Crédit : Valery HACHE / AFP)
L’acteur français Richard Berry lors de la cérémonie d'ouverture de la 70e édition du Festival de Cannes, le 17 mai 2017. (Crédit : Valery HACHE / AFP)

L’acteur Richard Berry a fermement démenti mardi sur les réseaux sociaux les accusations d’inceste portées contre lui par une de ses filles qui a porté plainte auprès du procureur de Paris dans le sillage de l’affaire Duhamel. Coline Berry Rojtman, 45 ans, accuse son père de faits incestueux quand elle était mineure.

Le célèbre comédien juif a publié un texte de plusieurs paragraphes sur Instagram que nous reproduisons ici :

« Je m’adresse à vous aujourd’hui parce que je suis face à une situation parmi les plus douloureuses qui soient pour un homme, et pour un père. Il y a quarante-cinq ans naissait ma fille Coline. Alors qu’elle avait deux ans, sa mère et moi nous sommes séparés dans des conditions très conflictuelles.

« Je m’occupais de Coline le dimanche, chez mes parents d’abord, puis le week-end avec ma compagne, à l’époque Jeane Manson [aussi visée par la plainte], et sa fille du même âge [la chanteuse Jennifer Djaoui, dite Shirel]. J’ai été un père trop jeune, trop absent, mais aimant, et respectueux de ma fille. Il y a sept ans, alors que j’annonçais à ma famille que ma femme et moi attendions un enfant, Coline, elle-même enceinte, a réagi avec une violence extrême, puis, dans un mail envoyé à ma femme, elle a pour la première fois fait allusion au fait qu’elle aurait été ‘abusée’.

« Son récit a évolué avec le temps. Il a été démenti, renouvelé et enrichi par elle au gré des interlocuteurs, ou de l’actualité. Pendant des années, j’ai tenté de lui parler, de mettre un terme à ses mensonges, de comprendre ce dont elle avait besoin, sans succès. Je m’en suis ouvert à des psychiatres, à ma famille, à mes amis.

« Après la parution [en janvier] du témoignage de Camille Kouchner » – qui a suscité une onde de choc en accusant son beau-père, le politologue de renom Olivier Duhamel, d’abus sexuels sur son frère jumeau dans un livre, La Familia grande – « ma fille a remanié à nouveau son récit. Elle a d’abord contacté des journalistes au début du mois de janvier, puis elle a déposé une plainte. Dès que j’ai appris que cette démarche judiciaire avait été engagée, j’ai immédiatement fait écrire au procureur de Paris pour lui demander, malgré la prescription, qu’une enquête approfondie soit diligentée pour que la vérité soit définitivement établie.

« Je démens de toutes mes forces et sans ambiguïté ces accusations immondes. Je n’ai jamais eu de relations déplacées ou incestueuses avec Coline ni avec aucun de mes enfants. Ces allégations sont fausses. Même répétées cent fois, par voie de presse ou par tout autre moyen, elles ne sont rien d’autre qu’un mensonge.

« L’ensemble des témoins de l’époque qui ont partagé notre vie et nos moments communs sont formels : rien de tout cela n’a existé.

« Pourquoi ma fille m’accuse-t-elle de gestes que je n’ai pas commis ? Pourquoi va-t-elle au bout de cette folie destructrice ? J’aimerais comprendre sa souffrance. J’ai été présent peut-être trop peu, ou trop tard. Je ne sais pas si cela peut expliquer quoi que ce soit.

« Au-delà de la peine immense et du choc que je ressens, il appartient désormais à la justice d’établir les faits. »

Ce mercredi, Coline Berry Rojtman (som nom d’épouse) a répondu, elle aussi sur Instagram, au texte de son père :

En juin dernier, la fille avait publié sur Instagram une photo d’elle et de son père, souhaitant à ce dernier une bonne fête.

Le 25 janvier dernier, Coline avait écrit : « À 13 ans je n’avais pas une tête à consentir ! Non à l’amendement Billon ! », en référence à la proposition de loi d’Annick Billon adoptée par le Sénat qui fixe un seuil d’âge de non-consentement à 13 ans.

Le concept de consentement fait extrêmement débat auprès des experts et dans le monde juridique. Beaucoup estiment que l’idée de consentement n’existe pas chez les enfants et les adolescents.

Début janvier, elle avait publié une photo du livre de Camille Kouchner, commentant : « Il faut en parler ! Bravo Camille Kouchner ! » Richard Berry avait alors « liké » l’image – comme il a « aimé » de nombreuses autres photos de sa fille sur le réseau social.

Selon Le Point, qui a révélé la plainte, Catherine Hiegel, mère de Coline, a assuré être « aux côtés » de sa fille.

Contacté par l’AFP, le parquet de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire. La Brigade de protection des mineurs a été saisie et la plaignante devrait être auditionnée dans les prochains jours, bien que les faits présumés apparaissent prescrits.

La nièce de l’acteur et fille de Josiane Balasko, Marilou Berry, a défendu dans une story parue sur son compte Instagram sa cousine.

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