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Rivlin appelle au calme dans la lutte publique sur l’annexion et le plan de paix

Le président Reuven Rivlin appelle les dirigeants de droite à ne plus se déchirer à propos du plan de paix israélo-palestinien du président Trump, et l'annexion de la Cisjordanie

Le président Reuven Rivlin, le 2 mars 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le président Reuven Rivlin, le 2 mars 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le président Reuven Rivlin a réprimandé jeudi les Israéliens pour leur rhétorique contre le plan de paix israélo-palestinien du président américain Donald Trump, alors que les dirigeants de droite s’écharpent sur cette proposition.

« Nous sommes frères et sœurs, je tiens à le rappeler aujourd’hui, et non de manière abstraite ou distante. Ces derniers jours, la question de l’annexion fait à nouveau l’objet de conversations difficiles. Nous et eux. Êtes-vous avec nous ou contre nous ? Nous souffrons tous de ce genre de discours. Il faut discuter des questions fatidiques – et la question de l’annexion est effectivement une question fatidique -. Elle doit avoir lieu dans chaque pays qui veut le meilleur pour son peuple », a dit Rivlin.

« Chaque personne a sa propre vision du monde. C’est l’essence même de la démocratie israélienne. Nous ne reculons pas devant les critiques ou les interrogations, mais nous devons nous méfier de ceux qui font taire la conversation. Nous ne devons pas empêcher les questions, les doutes ou les critiques de quelque côté politique que ce soit. En désaccord – oui. Argumenter – absolument. Mais la violence verbale, les insultes, le ridicule et le mépris doivent cesser. Moi qui me souviens bien des tentatives de faire taire les critiques à l’époque d’Oslo et du désengagement et qui me souviens des efforts que nous avons déployés pour nous remettre de cette crise, je vous adresse cette demande – ça suffit ».

L’appel du président intervient quelques heures après que David Elhayani, qui préside le conseil des maires des implantations de Yesha, a de nouveau condamné le plan Trump.

« Si quelqu’un vient me voir avec un gâteau en pointant une arme sur ma tempe, est-ce que je prendrai juste un morceau de gâteau et je lui dirai ‘merci et au revoir' », a-t-il dit, expliquant son besoin d’avertir des dangers qu’il perçoit. « Mon devoir est de nous sauver des menaces existentielles ».

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