Rivlin : repenser les symboles nationaux pour qu’ils incluent plus les Arabes
Rechercher

Rivlin : repenser les symboles nationaux pour qu’ils incluent plus les Arabes

Le président dit qu’on ne peut pas attendre des Arabes israéliens qu’ils aient “l’âme juive qui vibre” ; il espère qu’un jour chaque citoyen pourra s’identifier à l’Etat

Le président Reuven Rivlin (au centre), avec le ministre de l'Education Naftali Bennett (à gauche) et le maire de Jérusalem Nir Barkat, pendant une rencontre avec des lycées de Jérusalem, le 29 mai 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le président Reuven Rivlin (au centre), avec le ministre de l'Education Naftali Bennett (à gauche) et le maire de Jérusalem Nir Barkat, pendant une rencontre avec des lycées de Jérusalem, le 29 mai 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le président Reuven Rivlin a suggéré dimanche qu’Israël envisage de modifier ses symboles nationaux, et notamment son hymne, « Hatikva », pour le rendre plus inclusif pour sa communauté arabe, qui représente plus de 20 % de la population.

S’adressant dimanche aux élèves juifs et arabes du lycée Himmelfarb de Jérusalem, Rivlin a déclaré qu’on « ne pouvait attendre que des citoyens loyaux d’Israël qui ne sont pas juifs de dire qu’ils ont ‘l’âme juive [qui] vibre’ [selon les paroles] parce qu’ils ne sont pas juifs, et peut-être que leur âme vibre pour leur pays mais pas en tant que partie du peuple juif, parce qu’ils ne font pas partie du peuple juif. »

Rivlin répondait à une question d’un élève arabe qui demandait s’il était possible de modifier ou d’ajouter quelque chose aux symboles de l’Etat pour que les citoyens arabes s’y identifient et se sentent faire partie du pays.

Accompagné du ministre de l’Education Naftali Bennett et du maire de Jérusalem Nir Barkat, Rivlin a déclaré que « ce dilemme doit être résolu par les dirigeants israéliens, dont l’un est assis juste à côté de moi », ce qui faisait référence à Bennett.

« La question que vous posez doit être au programme national dans une ou deux générations. C’est un dilemme que nous ne pouvons pas ignorer. Il doit être traité par les dirigeants, par les députés qui ont été élus par le peuple », a appelé Rivlin.

« A ce point, où nous avons basé toute l’existence de l’Etat d’Israël sur un Etat juif, et un démocratique, nous devons nous tenir au rêve sioniste et le renforcer, lui qui, souvent, entraîne des tensions avec ses citoyens qui ne sont pas sionistes », a-t-il déclaré.

« J’attends le jour où chaque citoyen israélien pourra s’identifier avec l’Etat d’Israël, et pas simplement l’idée profonde, importante, de la quête de 2000 ans du peuple juif pour retourner dans sa patrie », a-t-il ajouté.

L’année dernière, Rivlin avait déclaré comprendre pourquoi les citoyens arabes israéliens étaient mal à l’aise avec l’hymne national et avait affirmé qu’ils ne devraient pas être obligés de le chanter.

« Je suis très ému chaque fois que je chante l’ ‘Hatikva’, mais je sais que mon ami arabe n’a pas ‘une âme juive qui vibre au fond du cœur’ », avait déclaré Rivlin à des étudiants, citant les paroles de l’hymne. « Je dois continuer à insister pour chanter l’hymne national quand je le souhaite, mais je n’ai pas besoin de forcer qui que ce soit à chanter ces mots’ », avait-il ajouté.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...