Rivlin s’excuse d’avoir utilisé une image d’une agence de photojournalisme
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Rivlin s’excuse d’avoir utilisé une image d’une agence de photojournalisme

Le président admis avoir agi illégalement et a offert son soutien au "combat" pour les droits d'auteurs après qu'une vingtaine de députés ont utilisé des images sans autorisation

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Selfie time! Le député Itzik Shmuli prend un selfie avec le président Reuven Rivlin et Meir Sheetrit. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)
Selfie time! Le député Itzik Shmuli prend un selfie avec le président Reuven Rivlin et Meir Sheetrit. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Le président Reuven Rivlin s’est excusé lundi d’avoir, par inadvertance, porté atteinte aux droits d’auteur en utilisant la photo d’une agence de photographes sans en avoir eu l’autorisation.

En admettant avoir utilisé une image sans autorisation sur ses réseaux sociaux, Rivlin s’est saisi de l’opportunité pour garantir son soutien « difficile combat » pour la reconnaissance des photojournalistes.

« Aujourd’hui, à l’ère d’Internet, les droits du copyright sont difficiles à faire appliquer. C’est extrêmement facile de télécharger des images d’Internet et de les utiliser, plus que jamais. Cependant, chaque image à un propriétaire, le photographe. Il s’agit là de leur art et de leur gagne-pain », a écrit Rivlin sur Facebook.

« Je veux remercier le talentueux photographe qu’est Gili Yaari, qui m’a permis de voir que sur ma propre page Facebook, nous avait fauté à cet égard », a admis le président. « Je veux l’assurer, lui et ses collègues, de mon collègue dans ce combat. »

En Novembre, Flash90, une agence de photojournalisme plébiscitée par les médias israéliens (y compris par le Times of Israël) et étrangers, s’est plaint qu’au moins 20 députés, tous partis confondus, ont utilisé des dizaines, voire des centaines de ses images illégalement sur les réseaux sociaux et ailleurs, a indiqué le magazine Globes.

La loi israélienne accorde des droits à l’image aux photographes, ou à l’agence pour laquelle ils travaillent. Selon l’article, les députés auraient pris des captures d’écran des photos dans lesquelles ils apparaissaient, et les ont très largement diffusées.

L’amende maximale pour violation des droits d’auteurs sur des photos est de 100 000 shekels par image utilisée. Flash90, comme de nombreuses autres agences de photographes, se sert d’un logiciel informatique pour rechercher des usages illicites de ses images.

Le député du Likud, Yoav Kisch, président du comité de la Chambre de la Knesset, se serait tourné vers plusieurs élus pour trouver une faille qui pourrait, rétroactivement, justifier l’usage de ces photos. N’ayant pas réussi, il a déclaré à Globes qu’il cherchait désormais à amender la loi pour autoriser l’usage de ces photographies.

Il a déclaré au site qu’il voulait amender la loi existante pour autoriser les captures d’écran dans le cadre de l’usage loyal, tant qu’elles ne sont pas utilisées dans un but commercial.

On ne sait pas encore comment cet amendement, qui n’a pas encore été soumis à la Commission des Lois, impacterait la plainte déposée par Fash90.

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