Rona Ramon reçoit le Prix Israël à titre posthume pour l’œuvre de toute une vie
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Rona Ramon reçoit le Prix Israël à titre posthume pour l’œuvre de toute une vie

La défunte veuve de l'astronaute israélien qui œuvrait pour la jeunesse fait partie des lauréats 2019 de la cérémonie annuelle de Yom HaAtsmaout

Rona Ramon, (à gauche) et sa fille Noa, à Cocoa Beach, en Floride, avant le lancement de la navette spatiale Columbia, le 15 janvier 2003. (Crédit : AP Photo/Alan Diaz, Archives)
Rona Ramon, (à gauche) et sa fille Noa, à Cocoa Beach, en Floride, avant le lancement de la navette spatiale Columbia, le 15 janvier 2003. (Crédit : AP Photo/Alan Diaz, Archives)

Rona Ramon, la veuve de l’astronaute israélien Ilan Ramon qui s’est ensuite consacrée à la jeunesse israélienne, a reçu jeudi, à titre posthume, le Prix Israël pour l’ensemble de son œuvre.

Décédée en décembre dernier à l’âge de 54 ans des suites d’un cancer, est devenue une personnalité publique après que son mari, premier Israélien à aller dans l’espace, a trouvé la mort lors du crash de la navette américaine Columbia en 2003.

Elle s’est tenue à l’écart de toute vie publique après la disparition de son mari, mais a fait son retour, avec force, sous le feu des projecteurs en 2009, après la mort du premier fils du couple, le capitaine Asaf Ramon, décédé à l’âge de 21 ans à bord de son F-16, après un crash lors d’un entraînement.

Elle a créé et dirigé la fondation Ramon, une organisation à but non-lucratif qui promeut le leadership universitaire et social chez les jeunes Israéliens en mettant l’accent sur l’aérospatial et les sciences. Elle a également fait le tour du pays pour donner des conférences et travaillé comme conseillère pour les personnes en deuil.

Ses enfants, Noa, Yiftah et Tal, étaient au Népal lors de la cérémonie et n’ont pas pu assister à la remise du prix à Jérusalem. Ils ont réalisé une vidéo de remerciement qui a été diffusée au cours de la soirée.

« Notre mère mérite de gagner ce prix, ses activités et tout ce qu’elle a fait ont un effet considérable sur des milliers d’enfants en Israël, et continueront d’influencer les générations à venir. »

« Nous sommes si fiers de notre mère, elle nous manque beaucoup », ont-ils ajouté.

Orna Saban, la présidente de la Ramon Foundation, a accepté le prix pour elle.

La cérémonie du Prix Israël à Jérusalem, organisée le jour de Yom HaAtsmaout, le 9 mai 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Lors de la cérémonie, le ministre de l’Education sortant Naftali Bennett a félicité les lauréats pour avoir surmonté « la souffrance, les critiques, les échecs et le manque de respect » au cours de leur carrière.

« Les pionniers sont souvent voués à souffrir de mépris, mais ce sont les pionniers qui ont bâti ce monde », a déclaré Naftali Bennett.

« Tous les lauréats présents ici, chacun d’entre eux est un pionnier dans son domaine », a-t-il ajouté. « Et chacun de vous avez regardé devant, surmonté des obstacles et réussi ! »

Décerné pour la première fois en 1953, le Prix Israël est remis chaque année dans quatre catégories — les sciences humaines, la science, la culture et l’œuvre d’une vie — et est considéré comme l’un des plus grands honneurs remis par le pays.

La cérémonie de remise est traditionnellement organisée dans le cadre des célébrations de Yom HaAtsmaout, les prix étant remis aux gagnants par les dirigeants du pays, tels que le président, le Premier ministre, le président de la Knesset et le juge en chef de la Cour suprême.

Le ministre de l’Education Naftali Bennett lors de la cérémonie du Prix Israël à Jérusalem, le jour de Yom HaAtsmaout, le 9 mai 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Parmi les autres lauréats de cette année figurent de grands scientifiques, militants, écrivains et musiciens.

Naomi Polani, âgée de 94 ans, a reçu le prix dans la catégorie « culture et arts ». Connue comme étant la « mère des groupes militaires », la personnalité de la musique, de la chanson et des médias a influencé, toute sa vie durant, la musique d’Israël et contribué à établir les standards de la culture musicale dans les premières années de Tsahal.

La professeure Adi Kimchi de l’Institut scientifique Weizmann a été honorée dans la catégorie « sciences du vivant » pour ses recherches en laboratoire sur les processus complexes de mort programmée de cellules vivantes.

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