Rue des Rosiers : les proches des victimes et l’ex-chef de la DST se confient
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Rue des Rosiers : les proches des victimes et l’ex-chef de la DST se confient

Suite aux déclarations d'Yves Bonnet, des victimes de l'attentat de 1982 affirment vouloir porter plainte contre l'Etat français qui a négocié avec le groupe terroriste Abou Nidal

Journaliste Société-Reportage

Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, explique comment il a négocié avec le groupe terroriste Abou Nidal (Crédit: capture d'écran France 2)
Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, explique comment il a négocié avec le groupe terroriste Abou Nidal (Crédit: capture d'écran France 2)

Début décembre 2018, une vingtaine d’individus converge vers le numéro 37 du quai d’Orsay à Paris. Chacun d’entre eux porte une histoire difficile et ancienne dont il espère encore un dénouement prochain. Ce sont les victimes presque oubliées de l’attentat de la rue des Rosiers, dont la volonté de justice, aujourd’hui 37 ans après les faits, pourrait presque paraître incongrue. Pas pour eux qui portent encore le poids du deuil d’un père, ou les cicatrices laissées par les balles reçues ce 9 août 1982.

Ce jour-là, l’activité dans la rue des Rosiers, principale artère du Pletzl, le plus vieux quartier juif de Paris, est légère, estivale. Au mois d’aoùt, les rues de Paris perdent de leur frénésie. Pas le restaurant de Jo Goldenberg dont les charcuteries pendues en vitrine attirent un flux constant de clients.

L’heure du déjeuner est alors déjà bien entamée.

Il est 13h15 lorsqu’un commando, qualifié par la suite de professionnel par les enquêteurs, fait intrusion dans la salle du restaurant. Explosion d’une grenade, rafale de pistolets-mitrailleurs WZ 63. Les hommes cagoulés prennent rapidement la fuite dans les rues du Marais sans cesser de tirer.

Les secours et la police rue des Rosiers, à Paris, après un attentat qui a fait six morts et 22 blessés, le 9 août 1982. (Crédit : Jacques Demarthon/AFP)

Mohamed Bennemou, André Hezkia Niego, Denis Guerche Rossignol, George Demeter ainsi que Grace Cuter et Anne Van Zanten, deux citoyennes américaines, perdront la vie. Plus de 20 autres personnes seront blessées.

Trente-sept ans plus tard une poignée de victimes continuent le combat pour obtenir justice face à cet attentat sans procès, ni accusés. Cet entretien au Quai d’Orasay est le deuxième rendez-vous auquel la force publique a convoqué les victimes, – deuxième rendez-vous depuis 1982…

Sous les ors solennels de l’hôtel du ministère des Affaires étrangères, dans un grand salon de style Napoléon III orné de lustres et de tapis anciens, ils sont reçus par deux conseillers de Jean-Yves Le Drian.

Ces deux membres de son cabinet « connaissaient le dossier sur le bout des doigts, » apprécie Manuel Hezkia Niego à la sortie de la réunion.

Manuel est le fils d’André Hezkia Niego, un cousin de Jo Goldenberg venu de Lille pour l’été – où il tenait Le café de Flore – pour l’épauler durant le moins d’août. André avait 49 ans lorsqu’une balle du commando terroriste l’a atteint ce jour-là.

Le ministère français des Affaires étrangères, au 37 quai d’Orsay (Crédit : Gwenaelle98/Wikimedia Commons)

Assis autour d’une grande table de travail, les diplomates ont convoqué les victimes pour leur faire passer un message précis, se rappelle Manuel : « Ils nous ont expliqué qu’avec l’arrivée d’Emmanuel Macron, la diplomatie française sera désormais plus ferme. Après des années d’attente, le nouveau président veut arriver à extrader les suspects et Jean-Yves Le Drian est sur la même longueur d’onde ». « Jamais le dossier n’a autant avancé qu’avec le président Macron, » affirme un des diplomates.

Il leur explique que ces extraditions réclamées par le juge Marc Trévidic en 2015 – ces extraditions sans lesquelles le nouveau juge Régis Pierre ne peut faire avancer son instruction – sont désormais au menu de toutes les rencontres avec les pays concernés. « C’est en haut de la pile ! » leur assure-t-on, optimiste.

De son côté Manuel, craint que ces affirmations relèvent avant tout du « langague de diplomate ».(*)

La tenue d’un procès pour l’attaque de la rue des Rosiers est aujourd’hui suspendue au bon vouloir de trois acteurs : la Norvège, la Jordanie, et l’Autorité palestinienne, qui accueillent chacun un ou deux suspects de l’attaque, selon des informations obtenues sous le sceau de l’anonymat de deux sources interrogées par le juge Trévidic en 2008 (**).

Mais en réalité l’avancement de la procédure dépend surtout de la volonté d’un quatrième pays : la France elle-même.

C’est elle qui, via le juge Trévidic, a émis ces demandes d’extradition en 2015 – soit 33 ans après les faits – et c’est à elle que revient d’exercer la pression diplomatique nécessaire pour qu’elles ne restent pas lettres mortes.

« L’enquête n’a pas pu avancer faute d’éléments tangibles et d’une absence de coopération de certains pays étrangers, analyse Vincent Nouzille, auteur d’un livre qui consacre un chapitre à cette question (Erreurs fatales, Fayard, 2017). Disons qu’une inertie diplomatique a enterré le dossier pendant longtemps. La France ne voulait se fâcher avec personne et notamment pas avec la Syrie ».

Mais cette réunion pleine de promesses au Quai d’Orsay a été perturbée par un événement survenu quelques jours plus tôt – les déclarations de Yves Bonnet à la télévision publique. « Les diplomates avaient quand même l’air bien ’emmerdé' », lâche Manuel goguenard.

Une bombe à la télévision, 37 ans après

Quelques jours plus tôt, Yves Bonnet ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) nommé par Mitterrand à l’automne 1982 suite à l’attentat de la rue des Rosiers, lançait en effet un gros pavé dans la mare. Dévoilant dans un reportage de Vincent Nouzille et Patrick Rotman ce qui était devenu un secret de polichinelle, Yves Bonnet – qui est le premier officiel à lâcher le morceau – affirmait sur France 2 que son service avait négocié avec le groupe Abou Nidal pour qu’il ne frappe plus le territoire français.

En contrepartie, son groupe obtenait la liberté d’évoluer en France sans être inquiété, et la scolarisation de plusieurs terroristes dans des universités parisiennes.

Sabri Khalil al Banna, dit Abou Nidal, mort le 16 août 2002 à Bagdad, est le fondateur du Fatah-Conseil révolutionnaire, un mouvement terroriste palestinien ultra-violent, dissident du Fatah, ennemi juré de Yasser Arafat. Abou Nidal s’est voulu numéro 1 de la cause palestinienne à la place d’Arafat, mais sa radicalité envers tous, y compris les siens, l’a rendu infréquentable, sauf pour ceux qui avaient besoin de son mercenariat. Il est responsable de plusieurs attaques meurtrières dans les années 1970-1980 qui ont tué plus de 300 personnes, dont des membres de l’OLP et de son propre mouvement, le Fatah CR, lorsqu’il les jugeait trop conciliants ou supposés « retournés » par Israël.

Abou Nidal est à la tête d’un groupe de terroristes palestiniens, mais c’est « avant tout un mercenaire au service de la Syrie [pays alors dirigé par Hafez al-Assad] qui ne supporte la présence française au Liban, » en cette année 1982 selon le journaliste Vincent Nouzille. Il décide alors de lui faire payer.

Son attaque comportait un autre message pour la France : Arafat – qui avait une représentation officielle à Paris – ne doit plus être le seul visage de la cause palestinienne.

La colère des victimes

« Donc en fait, il faut terroriser et puis on obtient ce que l’on veut ! » tonne Manuel, contacté au téléphone depuis Lille.

« Mon père, ma mère, et moi, en 1962 » décrit Manuel Hezkia Niego (Crédit: autorisation)

« Je peux comprendre la raison d’Etat mais de l’autre côté je suis fou furieux ! Ils ont tué mon père ! Qu’on les ait laissés impunis, ça ne passe pas. Alors qu’on aurait pu les choper à l’époque… cela me rend fou. J’ai été très surpris que cela soit admis officiellement. Les autres aussi ont été surpris ».

Confronté aux déclarations de l’ex-DST, les diplomates « ont botté en touche. Ils nous ont dit ‘ah oui… on est au courant’. Mais on voit qu’ils sont ’emmerdés’. Je pense que cela a mis un coup de pied dans la fourmilière ».

Selon plusieurs témoins, lors de ce rendez-vous au Quai d’Orsay, deux avocats de parties civiles ont affirmé leur intention de poursuivre l’Etat suite aux déclarations d’Yves Bonnet.

« Les victimes sont très en colère car elles sont concernées directement, analyse Guillaume Denoix de St Marc, le président de l’Association français des victimes du terrorisme (AFVT) qui représente les victimes de cet attentat, également présent ce jour-là.

Après les déclarations d’Yves Bonnet concernant la main tendue aux terroristes, le président de l’AFVT, qui a lui-même perdu son père dans l’attaque du vol 772 UTA attribuée à Libye en 1989, ne rejette pas non plus l’option des poursuites : « il faudra voir de quelle manière une action en justice nous permettrait d’en savoir plus, et surtout d’éviter que l’on ne nous refasse le coup une autre fois ».

Aujourd’hui la priorité pour les victimes « c’est la résolution judiciaire de cette affaire. Notre énergie est concentrée sur l’obtention de l’extradition des suspects ».

« Porter plainte n’est pas la priorité, » temporise donc Denoix de St Marc, qui aimerait tout de même que la France fasse une sorte de « mea culpa ». Il admet, comme Manuel, « manquer d’éléments pour juger » cette main tendue par la DST en 1982 à Abou Nidal contre la promesse qu’il ne frapperait plus le pays.

Des « éléments pour juger », Yves Bonnet a justement accepté d’en livrer quelques-uns.

Yves Bonnet : « Moi, je n’étais pas chargé de la vengeance »

Interrogé par téléphone, l’ex-patron de la DST dit d’abord « comprendre » cette colère. A-t-il eu conscience du choc que pouvaient occasionner ses déclarations ?

« Non » répond simplement Bonnet.

« Je n’ai fait que donner – après la mort de tout les protagonistes d’ailleurs, je suis quasiment le dernier – une indication sur la stratégie ou les pratiques des services de sécurité ou de renseignements, qui consiste en réalité à discuter avec l’adversaire ou même l’ennemi. Je ne devais pas me préoccuper de ce qu’il s’était passé avant. Ça, c’est le boulot des juges ».

Des juges, dont Bruguière fut le premier a instruire cette affaire en 1982, efficacement selon plusieurs personnes proches du dossier, et qui remonta rapidement jusqu’à Abou Nidal, affirment n’avoir jamais été mis dans la confidence de ses négociations directes.

« Moi, continue-t-il, j’avais à me préoccuper de ce qu’il pouvait arriver. Et ce qu’il pouvait de nouveau arriver, c’est qu’un attentat comme ça soit de nouveau perpétré. Notamment contre mes compatriotes juifs, ou contre des gens qui avaient l’autorisation de séjourner en France, d’aller et venir, comme l’OLP. Ils avaient une délégation et je connaissais aussi leur délégué Ibraïm Souss, le beau frère d’Arafat ».

« Avec le Mossad, on était copains, ils étaient au courant »

Sept ans avant l’attaque de la rue des rosiers, le premier bureau de représentation de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) en Occident est ouvert à Paris en 1975. Un an plus tôt, en 1974, Abou Nidal créait le Fatah CR suite à des désaccords avec Yasser Arafat qu’il trouvait trop conciliant avec Israël. L’ouverture d’un bureau de l’OLP dirigée par Arafat à Paris un an après la création de son propre mouvement retentit comme un échec pour lui.

« Je comprends bien les parents des victimes qui nous reprochent d’avoir discuté avec ces gens-là, admet-il volontier. Mais moi je n’étais pas chargé de la vengeance, j’étais chargé d’assurer la sécurité de mes concitoyens. Et pour cela j’ai imaginé que la France soit pour l’ensemble des acteurs du conflit israélo-palestinien une terre où l’on ne s’entre-tue plus ».

Arrivée de Gaston Defferre rue des rosiers, protègé par un cordon de sécurité et gardes du corps face à la foule en colère – puis François Mitterrand, sur les lieux après l’attentat, se fait huer par la foule.

La « vengeance » échouait à d’autres services chapeautés par le ministre de l’Intérieur de l’époque Gaston Deferre, dont une cellule anti-terroriste créée la même année que les attentats par François Mitterrand. A la tête de laquelle il avait placé Christian Prouteau, ex-patron du GIGN.

Après l’attaque de la rue des Rosiers « on a reçu des offres de services d’un service européen ami – je ne vous dirais pas lequel, déroule Yves Bonnet. Il nous ont dit : ‘il faut que vous discutiez avec eux, avec les gens d’Abou Nidal’. »

Ce pays avait peu de temps avant subi des attaques lui aussi, et avait passé un accord avec Abou Nidal. « Ça se passe normalement avec eux, ajoute l’agent à Bonnet, et maintenant on a plus d’attentats sur notre territoire ».

« La discussion s’est passée entre deux ou trois lieutenants de Abou Nidal et quelques-uns de mes archers, ce n’était pas camp David hein… » minimise l’ex patron de la DST. « Ce n’était pas des négociations, c’était plutôt un accord ponctuel de non-agression ».

A cette époque, l’anti-terrorisme tâtonne, le phénomène est nouveau et sidère la classe politique, Mitterrand au premier chef. Les problèmes se règlent au cas par cas, avec la priorité que la France ne soit plus frappée. Le droit des victimes – qui ne bénéficiaient ni de suivi psychologique, ni de véritables indemnisations – arrivait bien après ces considérations.

Le général Philippe Rondot, « l’archer » de Bonnet qui négocia avec Abou Nidal tira de cet épisode le scénario de L’Inflitré, un film qui raconte ce chapitre particulier de l’histoire des services français, et donne à voir la main de fer qu’exerçait Abou Nidal sur ses propres recrues, jamais à l’abri d’une exécution sommaire.

Il montre des hommes suspectés de trahison enterrés vivants, avec un tuyau au niveau du visage pour acheminer de l’eau, ou laisser passer la balle de revolver de leur condamnation à mort, si Abou Nidal en décrétait ainsi.

Bonnet réfute que l’idée de discuter avec Abou Nidal soit de François Mitterrand : « Non, ce n’est pas lui. C’était la cuisine quotidienne du service, ce n’est pas une affaire extraordinaire. Evidemment je vois bien que les journalistes ont mis le doigt dessus. Mais, par exemple, tout le monde sait que le Mossad discute avec tout le monde. C’est exactement la même chose ».

« D’ailleurs, ajoute-t-il, le Mossad était au courant. Oui, on leur a dit, on n’a pas fait de plus longs développements, mais ils ont compris, bien sûr. On ‘boulottait’ ensemble avec le Mossad, c’était des copains. Cela fait partie des relations quotidiennes entre services. On se voyait régulièrement. J’ai même rencontré Shimon Peres quand il est venu à Paris ».

Bonnet était aussi un proche de Salah Halaf alias Abou Iyad, numéro 2 de l’OLP. Ce dernier lui avait même confié « que sa mère était juive ». « C’est curieux non ? » sourit Yves Bonnet près de 40 ans plus tard.

Après « l’accord ponctuel de non-agression » passé entre la France (et au moins un autre pays européen) et le Fatah CR, l’organisation d’Abou Nidal n’a pas pour autant mis ses kalachnikovs, ses grenades et ses WZ 63 au crochet. Au contraire.

Le 27 décembre 1985, le groupe terroriste revendique les attentats perpétrés dans les aéroports de Rome et de Vienne dans lesquels des ressortissants israéliens sont visés. A l’aéroport Léonard-de-Vinci de Rome Fiumicino quatre hommes armés ouvrent le feu sur le comptoir de la compagnie d’El Al, tuant 16 personnes et en blessant 99 autres. Quelques minutes plus tard, à l’aéroport de Vienne-Schwechat, trois hommes lancent des grenades sur les passagers d’un vol pour Tel Aviv, tuant 4 personnes et en blessant 39 autres.

D’où venaient les terroristes et où se sont-ils repliés après ces attaques. Où ont-ils planifié leurs opérations ? La France a-t-elle pu servir de base arrière, grâce à cet accord, pour ces opérations meurtrières lancées contre des pays voisins, comme l’Italie ?

« Ah voilà, c’est ‘la’ bonne question, s’exclame Yves Bonnet. Mais là n’était pas mon problème, tranche-t-il. J’étais le patron des services français, je n’étais pas le patron des services italiens. Chacun fait comme il veut, ma responsabilité, c’était d’assurer la sécurité des Français ». Point.

En attendant, Manuel et les autres victimes voient se succéder les grands procès des attaques terroristes de ces dernières années : le procès du frère de Mohammed Merah, Abdelkader, fut celui, du moins symbolique des attaques de Toulouse en 2012; le procès contre Mehdi Nemmouche suspecté d’être l’auteur principal de l’attaque du musée juif de Bruxelles est en cours; et le procès des attentats de Paris (Charlie Hebdo, Montrouge, Hyper Cacher) est annoncé pour 2020.

« Et des victimes et des témoins de l’attentat de la rue des Rosiers n’ont toujours pas été interrogés, » regrette Guillaume Denoix de Saint Marc.

« Moi ce qui m’importe, soupire Manuel Hezkia Niego. c’est qu’avant de mourir – je vais avoir 60 ans dans  deux mois – c’est d’en avoir au moins un ou deux en face de moi lors d’un procès ».

« Mais c’est long tout ça. »

La devanture du restaurant Chez Jo Goldenberg, deux jours après un attentat par des hommes armés palestiniens, le 11 août 1982. (Crédit : AFP/Joël Robine)

(*) « Ils nous ont dit, rapporte Heskia Niego, que lorsqu’ils ont reçu Mahmoud Abbas en septembre dernier et lorsque Le Drian a rencontré son homologue norvégienne en novembre, la question a été mise sur la table. A chaque fois qu’ils rencontrent officiellement un représentant de ces pays, la question des extraditions est annoncée dans le programme des réunions, ils les préviennent que le ministre va en parler, qu’il va insister. C’est le message qui nous a été fait passé ».

« Mahmoud Abbas est venu chercher de l’argent en France en septembre dernier puisque les Américains ‘ont fermé le robinet‘ [la reconnaissance de Jérusalem par Donald Trump ayant provoqué un boycott diplomatique des Etats Unis par Mahmoud Abbas, Trump a décidé de réviser son soutien financier-ndlr] Durant la réunion au Quai d’Orsay, une des parties civiles a demandé si la France avait conditionné l’obtention de cette aide à l’extradition de Mahmoud Khader Abed réfugié à Ramallah ».

« Bon, ils n’ont pas vraiment répondu, admet-il. Ils disent qu’ils essayent de le mettre dans la balance… C’est un langage de diplomates ».

(**) La justice jordanienne a rejeté la demande d’extradition de ses deux ressortissants d’origine palestinienne, Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », présenté comme le cerveau de cette attaque, et Nizar Tawfiq Mussa Hamada, membre présumé du commando. Selon les témoins, il aurait supervisé l’attaque en choisissant la cible, la planification de l’opération, sans oublier de fournir les armes aux tireurs. « Le parquet jordanien a fait appel, précise Manuel Hezkia Niego. Cela laisse un espoir ». Mahmoud Khader Abed (alias Hicham Harb) réfugié à Ramallah et Walid Abdulrahman Abou Zayed, en Norvège, seraient les deux principaux exécutants de l’attaque.

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