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Ryad dit avoir « forcé » 3 navires iraniens à quitter ses eaux territoriales

L'Arabie saoudite a mis fin à ses relations diplomatiques avec l'Iran chiite, après l'attaque en 2016 de son ambassade à Téhéran

Sur cette photo d'archives prise le 30 avril 2019, des militaires iraniens montent dans un bateau de patrouille alors qu'ils participent à la "Journée nationale du golfe Persique" dans le détroit d'Hormuz (Crédit : ATTA KENARE / AFP)
Sur cette photo d'archives prise le 30 avril 2019, des militaires iraniens montent dans un bateau de patrouille alors qu'ils participent à la "Journée nationale du golfe Persique" dans le détroit d'Hormuz (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

L’Arabie saoudite a « forcé à se retirer » trois bateaux iraniens de ses eaux territoriales, après des tirs de sommation, ont annoncé samedi les médias d’Etat.

« A 18H30 (locales) jeudi (…) des gardes-côtes ont repéré trois bateaux iraniens qui étaient entrés dans les eaux saoudiennes », a indiqué l’agence de presse officielle SPA.

Les navires « ont refusé d’obtempérer » malgré des avertissements, à la suite desquels « des coups de feu de sommation ont été tirés (…) ce qui les a forcés à se retirer », a ajouté SPA, sans préciser le type de navires concernés.

Pays principalement sunnite, l’Arabie saoudite a mis fin à ses relations diplomatiques avec l’Iran chiite, après l’attaque en 2016 de son ambassade à Téhéran, qui avait suivi l’exécution par le royaume saoudien du dignitaire chiite Nimr al-Nimr pour « terrorisme ».

Les tensions sont vives entre les deux puissances, dont les politiques se situent aux antipodes sur plusieurs grands dossiers régionaux, comme le conflit en Syrie et celui au Yémen.

Lors d’un voyage organisé par le ministère saoudien de l’Information, des ouvriers ont réparé les dégâts dans le séparateur d’huile d’Aramco à l’usine de traitement après l’attaque du 14 septembre à Abqaiq, près de Dammam dans la province orientale du Royaume, le 20 septembre 2019. (AP Photo/Amr Nabil)

L’escalade est montée d’un cran en 2019 lorsque Ryad et Washington ont accusé Téhéran d’être à l’origine des frappes aériennes contre des installations pétrolières majeures du géant pétrolier Saudi Aramco.

Ces attaques avaient été revendiquées par les Houthis, rebelles yéménites soutenus par l’Iran, tandis que Ryad, à la tête d’une coalition militaire, appuie les forces gouvernementales qui leur sont opposées.

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