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Saad Hariri poursuivi pour viol et agression sexuelle sur des hôtesses d’un jet

Une femme accuse l'ancien Premier ministre, régulièrement ivre et drogué, de viol brutal ; son avocat nie les allégations et affirme que les plaignantes veulent de l'argent

L'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri s'exprime lors d'une conférence de presse devant une photo de son défunt père et ancien Premier ministre du Liban Rafic Hariri, dans sa maison du centre-ville de Beyrouth, au Liban, le 24 janvier 2022. (Crédit : Hussein Malla/AP)
L'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri s'exprime lors d'une conférence de presse devant une photo de son défunt père et ancien Premier ministre du Liban Rafic Hariri, dans sa maison du centre-ville de Beyrouth, au Liban, le 24 janvier 2022. (Crédit : Hussein Malla/AP)

L’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri est poursuivi devant un tribunal américain après qu’il aurait prétendument violé et agressé sexuellement à plusieurs reprises des hôtesses de l’air, notamment lors d’une visite d’État à Washington en 2007.

Selon les informations publiées par les médias américains CNN et du New York Post, deux femmes, originaires d’Australie et du Pays de Galles et désignées dans les documents judiciaires sous les noms de Jane Doe 1 et Jane Doe 2, ont porté plainte contre Hariri.

Elles affirment que l’ancien dirigeant libanais était régulièrement ivre et sous l’emprise de cocaïne et de médicaments pendant les vols effectués à bord de son Boeing-737 entre 2006 et 2009, qu’il tripotait régulièrement les femmes et qu’il a violé l’une d’entre elles à plusieurs reprises.

Jane Doe 2 a accusé Hariri de « viol brutal sur le lieu de travail », selon CNN.

L’action en justice indique que les femmes ont été confrontées à « une atmosphère imprégnée de contacts sexuels inappropriés, de coercition, de harcèlement et de demandes de faveurs sexuelles ».

L’avion de Hariri faisait partie d’une flotte appartenant à Saudi Oger, une société de construction aujourd’hui dissoute basée à Ryad, en Arabie saoudite, fondée et détenue par son père Rafic Hariri, également ancien Premier ministre du Liban.

Selon des documents judiciaires déposés le 20 mars devant le tribunal fédéral de Brooklyn, la patronne de Jane Doe 1, Helen Conlon, aurait dit à son employée, dans un langage explicite, que si elle voulait travailler pour la société, elle devait accepter de faire une fellation à Hariri.

Lors d’un autre incident, Hariri aurait saisi les parties génitales de Jane Doe 1 en lui disant : « Je t’aime bien. Je te reverrai très bientôt. »

En 2008, le personnel de l’avion a été informé qu’il y aurait une fête de Noël à bord et il lui a été demandé de se déguiser en « Père Noël sexy ».

Le Premier ministre libanais Saad Hariri salue ses partisans à son arrivée à Beyrouth, le 22 novembre 2017. (Crédit : AFP PHOTO / STR)

Les documents judiciaires indiquent que Jane Doe 1 a quitté son emploi en 2009 et que Jane Doe 2 a été licenciée par l’entreprise en 2010.

Hariri, âgé de 52 ans, a été Premier ministre du Liban entre 2009 et 2011, puis de nouveau de 2016 à 2020.

« Le prévenu S. Hariri a abusé de sa position d’autorité au sein de la compagnie aérienne pour sa propre satisfaction sexuelle, tout en victimisant à plusieurs reprises les deux plaignants », peut-on lire dans les documents.

Selon le New York Post, c’est la troisième fois que les deux plaignantes tentent de poursuivre Hariri en justice. Les deux tentatives précédentes ont été soit retirées par les plaignantes, soit rejetées par un juge.

Un avocat représentant Hariri a déclaré que les plaignants avaient « harcelé Hariri pendant des années dans le but d’utiliser des allégations fausses et incendiaires pour lui soutirer injustement des millions de dollars ».

Une déclaration publiée par le porte-parole de Hariri a qualifié ces allégations de « scandaleuses, sensationnalistes et diffamatoires… [et] complètement fausses », et a accusé les femmes de chercher à extorquer des fonds à Hariri pour qu’il abandonne les poursuites, selon le New York Post.

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