Saisie d’armes lors d’une opération israélienne dans une faculté de Cisjordanie
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Saisie d’armes lors d’une opération israélienne dans une faculté de Cisjordanie

De la “propagande du Hamas” confisquée sur le campus Birzeit ; 15 Palestiniens arrêtés pendant l’opération nocturne

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Les partisans palestiniens du Hamas participent à un rassemblement avant les élections du conseil étudiant à l'Université de Birzeit, à la périphérie de la ville de Ramallah, le mardi 6 mai 2014. (Crédit : AFP/Abbas Momani)
Les partisans palestiniens du Hamas participent à un rassemblement avant les élections du conseil étudiant à l'Université de Birzeit, à la périphérie de la ville de Ramallah, le mardi 6 mai 2014. (Crédit : AFP/Abbas Momani)

Des soldats israéliens ont mené une descente dans une université de Cisjordanie dans la nuit de dimanche, et ont saisi du matériel lié à des cellules terroristes locales ainsi que de la « propagande du Hamas », selon l’armée israélienne.

L’université Birzeit était l’une des cibles d’une série de raids menés de nuit dans toute la Cisjordanie, selon un porte-parole de l’armée. Pendant les opérations, les soldats ont arrêté 15 personnes suspectées de terrorisme, saisi des stocks d’armes et préparé la destruction de la maison d’un Palestinien qui a attaqué des soldats en début de semaine.

L’armée a déclaré que le raid sur Birzeit, située près de Ramallah, en Cisjordanie, était dirigé contre des cellules terroristes qui opèreraient depuis le campus.

« Les forces de sécurité ont saisi du matériel, y compris de la propagande du Hamas, appartenant à l’association illégale ‘Kotla’, connue pour ses liens avec l’organisation terroriste Hamas », a déclaré un communiqué de l’armée.

« L’incitation [à la violence] est un facteur majeur nourrissant le terrorisme récent. Des cellules localisées affiliées à de grandes organisations, comme le Hamas, promeuvent et encouragent le terrorisme et les actes de violence contre les civils israéliens et les forces de sécurité », a ajouté le communiqué.

L’armée a intensifié ses raids nocturnes de routine dans les villes et les villages de Cisjordanie alors que la vague d’attaques au couteau, à main armée, et à la voiture bélier continue dans le pays, avec plus de 25 Israéliens tués dans ces attaques depuis le mois d’octobre.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé les incitations [à la violence] des dirigeants palestiniens d’être responsable de la violence actuelle.

Birzeit, considérée comme la meilleure université de Cisjordanie, a longtemps été un centre d’activisme politique. En avril dernier, le Hamas avait battu le Fatah, son rival politique, aux élections du conseil étudiant de Birzeit, marquant un tournant spectaculaire dans les alliances politiques de la faculté.

Armes et munitions saisies par l'armée israélienne à Kfar Itrach, un village de Cisjordanie, le 11 janvier 2016. (Crédit : porte-parole de l'armée israélienne)
Armes et munitions saisies par l’armée israélienne à Kfar Itrach, un village de Cisjordanie, le 11 janvier 2016. (Crédit : porte-parole de l’armée israélienne)

Douze des détenus arrêtés pendant la nuit sont suspectés d’implication directe dans des attaques récentes contre des civils ou des forces de sécurité, et un appartient au Hamas, selon l’armée.

Pendant une arrestation dans le village de Kfar Irtah, les soldats ont saisi des armes et un stock de munitions suspectées d’être détenues pour être utilisées dans de futures attaques.

Les soldats ont aussi cartographié la maison d’un Palestinien qui avait essayé de poignarder des soldats israéliens samedi matin près de l’implantation de Bekaot, à l’est de Naplouse.

Mahmad Akab Mahmad, 23 ans, orginaire de Kfar Jadida, près de Jénine, était l’un des deux assaillants abattus dans l’incident. Aucun Israélien n’avait été blessé.

La pratique de démolition des maisons familiales des terroristes a été critiquée par des ONG, mais les officiels ont défendu son utilisation pour dissuader de futures attaques.

Les critiques affirment que, en plus d’être une sorte de punition collective, les destructions de maison peuvent motiver les membres de la famille des terroristes à mener eux-mêmes des attaques.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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