Santé en Israël : obésité, fumeurs et porteurs du VIH
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Santé en Israël : obésité, fumeurs et porteurs du VIH

Pusieurs rapports font état d'un nombre croissant d'adultes en surpoids, d'un taux d'obésité infantile en baisse et d'une légère hausse du nombre de porteurs du VIH

des personnes en surpoids font une randonnée à l'institut Wingate. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
des personnes en surpoids font une randonnée à l'institut Wingate. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Les taux d’obésité sont en hausse en Israël, 62 % des hommes et 55 % des femmes âgés de 20 à 64 ans depuis 2018, d’après un rapport publié dimanche par l’Institut national israélien de recherche en politiques et services de santé (NIHP).

Ces chiffres constituent une hausse significative par rapport à ceux publiés en septembre 2018 par le Bureau central des statistiques, lesquels indiquaient que 55 % des hommes et 41 % des femmes étaient en surpoids.

D’après cette nouvelle étude, le statut socioéconomique est fortement corrélé à l’obésité — près d’un quart des hommes issus d’un milieu socioéconomique défavorisé contre 16,8 % des hommes issus d’un milieu social favorisé.

Cela vaut également pour les femmes. Un tiers des femmes originaires d’un milieu défavorisé souffrent d’obésité contre 15,5 % de celles d’un statut socioéconomique élevé.

Un homme entre dans un restaurant McDonald’s dans le centre de Jérusalem, le 3 avril 2016 (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Malgré cette hausse du taux d’obésité chez les adultes, le rapport du NIHP fait état d’un déclin de l’obésité infantile, 6,9 % des enfants étant fortement en surpoids. Cela représente une baisse de 7 %-8 % par rapport aux années précédentes.

Le NIHP a également constaté qu’environ 20 % des Israéliens âgés de 16 à 74 ans fument, un chiffre correspondant à ceux publiés par le ministère de la Santé plus tôt cette année, qui avait indiqué que près d’un cinquième, soit 19,8 %, des adultes israéliens âgés de plus de 21 ans fument. D’après le NIHP, il y a également un lien entre tabagisme et statut socioéconomique, les hommes issus des classes pauvres fument deux fois plus que leurs homologues d’un milieu plus favorisé. On compte moins de fumeuses chez les femmes arabes et ultra-orthodoxes.

Ces chiffres ne prennent pas en compte les adeptes du vapotage.

Des Israéliens en train de fumer et de boire.
(Miriam Alster/ Flash90)

L’étude révèle que le taux de tabagisme reste élevé malgré les récents efforts de lutte contre le phénomène par les législateurs et les affirmations du ministère de la Santé selon lesquelles les fumeurs sont de plus en plus nombreux à vouloir arrêter. D’après le ministère, 2 % des fumeurs, soit 24 865 personnes, se sont engagés dans des programmes d’arrêt du tabac cette année, soit près du double qu’en 2010.

La lutte contre le tabagisme a connu plusieurs changements radicaux au niveau législatif ces dernières années. Au début de l’année, la Knesset a promulgué de nouvelles restrictions concernant la publicité. Les produits du tabac ne peuvent désormais plus être mis en avant sur les sites Internet israéliens, à la télévision ou dans les bâtiments publics. Les publicités se limitent uniquement aux médias imprimés. L’année dernière, une directive a interdit le tabac dans les lieux de divertissement publics, tels que les parcs d’attractions et les stades.

Dans la veine d’une tendance mondiale, le nombre de fumeurs en Israël est passé d’environ 45 % au début des années 1980 à près de 20 % ou moins depuis 2011. En 2016, ce chiffre est remonté à 22,5 % avant de retomber autour des 20 % depuis.

Le NIHP a également rapporté une baisse du taux de vaccination contre la grippe chez les plus de 65 ans, seuls 60,5 % d’entre eux étaient ainsi vaccinés en 2018, contre 63,1 % en 2016.

Dimanche, la chaîne publique Kan faisait état d’une légère hausse du nombre de personnes porteuses du VIH en Israël. D’après la chaîne, 427 cas ont ainsi été enregistrés en 2018, contre 399 l’année précédente.

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