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L’épouse de Ben Gvir vient armée à une rencontre des épouses des partis de coalition

Ayala Ben Gvir s'est défendue face aux critiques qui ont suivi la rencontre organisée par Sara Netanyahu à l'hôtel Waldorf-Astoria, notant qu'elle vit en Cisjordanie

Sara Netanyahu (au centre) rencontre les épouses de plusieurs des membres potentiels de la coalition : Yaffa Deri (deuxième à partir de la gauche), Maoz (à gauche), Ayala Ben Gvir (deuxième à partir de la droite) et Rivka Goldknopf (à droite). (Crédit : Likud)
Sara Netanyahu (au centre) rencontre les épouses de plusieurs des membres potentiels de la coalition : Yaffa Deri (deuxième à partir de la gauche), Maoz (à gauche), Ayala Ben Gvir (deuxième à partir de la droite) et Rivka Goldknopf (à droite). (Crédit : Likud)

L’épouse du leader d’extrême-droite Itamar Ben Gvir a amené une arme à feu lors d’une rencontre organisée lundi par Sara Netanyahu dans un hôtel huppé de Jérusalem. La femme du prochain probable Premier ministre avait souhaité réunir autour d’elle toutes les femmes des politiciens qui prennent actuellement part aux négociations de coalition.

Sur une photo prise lors de cette réunion à l’hôtel Waldorf Astoria de Jérusalem – qui a été envoyée par le parti du Likud dont le responsable, Benjamin Netanyahu, est chargé de rassembler une coalition au pouvoir – l’arme apparaît visiblement à la ceinture d’Ayala Ben Gvir alors qu’elle prend la pose aux côtés des autres femmes.

Certains se sont interrogés sur la raison pour laquelle les gardiens de sécurité de l’hôtel l’avaient autorisée à entrer avec une arme à feu dans l’établissement, et à se tenir aux côtés de Sara Netanyahu. Et en réponse aux critiques qui ont été émises sur les réseaux sociaux, Ayala Ben Gvir s’est contentée de dire : « Faites avec ».

« Je vis à Hébron, je suis mère de six enfants, je prends le volant sur des routes où il y a des attentats terroristes et je suis mariée à l’homme qui est le plus menacé de tout le pays alors oui, j’ai une arme avec moi », a-t-elle écrit sur Twitter.

Son mari, comme de nombreux autres résidents des implantations de Cisjordanie, porte également régulièrement une arme à feu en public en raison des dangers potentiels qui planent sur sa sécurité.

Itamar Ben Gvir, chef de la faction kahaniste Otzma Yehudit, a suscité la polémique pour avoir exhibé son arme à plusieurs occasions, l’année dernière – cela avait été notamment le cas au mois de décembre, quand il avait brandi son arme pendant une querelle avec un Arabe qui lui avait demandé d’ôter sa voiture d’une place qui lui était interdite sur un parking.

La police l’avait interrogé sur l’incident. Il n’avait pas été mis en examen.

Le mois dernier, il avait sorti une arme à feu pendant une confrontation entre Juifs et Palestiniens dans le quartier sensible de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est.

Le député Itamar Ben Gvir brandissant une arme à feu lors d’affrontements à Jérusalem-Est, le 13 octobre 2022. (Crédit : Twitter)

Ben Gvir réclame le portefeuille du ministère de la Sécurité intérieure, en charge de la police, après que l’alliance Hatzionout HaDatit – dont fait partie Otzma Yehudit – est arrivée troisième au scrutin du 1er novembre.

Aux côtés d’Ayala Ben Gvir lors de cet événement de Sara Netanyahu, les épouses du leader de Noam Avi Maoz, du chef d’Aguday Yisrael Moshe Goldknopf et du dirigeant du Shas, Aryeh Deri.

Ni les femmes du numéro un d’Hatzionout HaDatit, Bezalel Smotrich, et du leader de Degel HaTorah, Moshe Gafni, n’étaient présentes. Un porte-parole de Smotrich a expliqué que sa femme n’avait pas pu venir pour « des raisons personnelles », démentant que son absence soit liée aux accords de coalition en cours qui, paraît-il, traverseraient des turbulences.

Pour sa part, le bureau de Gafni a indiqué que son épouse « n’avait pas pu venir au dernier moment », sans donner de détail supplémentaire.

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