Secrétaire général du Parti travailliste : Gabbay doit démissionner
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Secrétaire général du Parti travailliste : Gabbay doit démissionner

Eran Hermoni appelle le président du Parti travailliste à démissionner de son poste après ses pires résultats électoraux jamais enregistrés

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le chef du Parti travailliste Avi Gabbay s'exprime devant ses partisans et les médias à l'annonce des résultats des élections au siège du parti à Tel Aviv, le 9 avril 2019. (Crédit : FLASH90)
Le chef du Parti travailliste Avi Gabbay s'exprime devant ses partisans et les médias à l'annonce des résultats des élections au siège du parti à Tel Aviv, le 9 avril 2019. (Crédit : FLASH90)

Le parti, qui a dirigé Israël pendant les 30 premières années de son histoire, s’est effondré en obtenant seulement six sièges avec 4,46 % des votes, son pire score en 71 ans d’existence. Lors des élections de 2015, le Parti travailliste avait remporté 24 sièges sous l’égide de l’Union sioniste.

Jeudi matin, dans le premier appel public à la démission d’Avi Gabbay par un officiel du Parti travailliste, le secrétaire général Eran Hermoni, 11e sur la liste électorale, a déclaré à l’ancien ministre Koulanou qu’il était temps qu’il quitte la tête du parti.

« J’ai clairement dit à Gabbay qu’a la lumière du résultat catastrophique des élections, il devait prendre sa part de responsabilité et démissionner immédiatement de son poste de président du Parti travailliste », a déclaré Eran Hermoni dans un message envoyé aux membres de la formation.

Il a déclaré que quiconque se souciant de l’avenir du Parti travailliste « a le devoir de dire clairement : n’importe quel autre président qui aurait été responsable d’un tel résultat démissionnerait ».

Le parti a l’étourdissante habitude de replacer historiquement son président après une défaite électorale. Depuis sa dernière victoire aux élections en 1992, 13 chefs se sont succédés à sa tête.

Le secrétaire général a reconnu que cette démission ne suffirait pas à sauver le parti, « mais sans elle », a-t-il ajouté, « nous ne pourrons pas commencer le travail vital de reconstruction et de restructuration ».

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