Sécurité renforcée autour du domicile de la victime de viol présumé à Eilat
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Sécurité renforcée autour du domicile de la victime de viol présumé à Eilat

La décision a été prise suite à des messages en ligne violents ; l'adolescente aurait peur que des photos de l'agression ne soient diffusées sur Internet

L'hôtel Mer Rouge à Eilat. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)
L'hôtel Mer Rouge à Eilat. (Capture d'écran de la Douzième chaîne)

La police a renforcé vendredi la sécurité autour du domicile d’une jeune fille de 16 ans qui aurait été victime d’un viol en réunion commis par des dizaines de personnes dans un hôtel d’Eilat.

La décision a été prise par la justice à la suite de la recrudescence de messages violents et haineux en ligne contre la jeune fille concernant cette affaire.

L’affaire a provoqué une onde de choc dans tout Israël, après que des témoignages ont indiqué que pas moins de 30 hommes avaient fait la queue devant la chambre d’hôtel de la jeune fille mineure en état d’ébriété, attendant patiemment leur tour pour la violer, les témoins oculaires n’étant pas intervenus.

L’avocat de la jeune fille, Shani Moran, a indiqué à la chaîne Kan que certaines personnes essayaient de trouver où elles pourraient visionner les vidéos du viol collectif présumé, qui aurait été filmé par des suspects.

« Nous exigeons que la police fasse tout son possible pour récupérer [les vidéos]. Mon WhatsApp et mes e-mails ont été inondés de dizaines de captures d’écran de correspondances de personnes qui veulent mettre la main sur les vidéos pour cause de voyeurisme », a dénoncé l’avocate.

Elle a également fait savoir que sa cliente, au moment de l’agression présumée, n’était pas en état de déterminer le nombre exact de suspects impliqués, alors que le chiffre de trente hommes a été avancé.

« Elle n’a pas vu les hommes à l’extérieur de la chambre, elle n’était pas en mesure de se lever », a déclaré Shani Moran. « On m’interroge sur le nombre 30 – elle n’attendait pas et n’exigeait pas que la police atteigne un nombre rond et précis de 30 personnes. »

Vue aérienne de la ville israélienne d’Eilat, le 21 octobre 2015. (Moshe Shai/FLASH90)

La jeune fille de 16 ans aurait confié à la police jeudi qu’un des hommes lui avait proposé de lui envoyer des vidéos de l’incident. Les vidéos semblent toutes avoir été effacées des téléphones des suspects, selon un reportage de la Douzième chaîne.

L’adolescente aurait été particulièrement inquiète de voir les vidéos ou les photos fuiter en ligne.

« Le plus difficile pour elle est l’incertitude concernant les photos. Elle craint que ses photos n’aient été diffusées. C’est juste une fille qui est allée à Eilat pour passer du temps avec des amis », a rapporté au site d’information Ynet une personne anonyme qui a rencontré la famille de la fille.

« Elle est dans un mauvais état mental, mais il y a beaucoup de professionnels autour d’elle, ainsi que des membres de sa famille. C’est une famille chaleureuse et aimante qui ne la laisse pas seule un instant. »

« C’est une bonne fille et une excellente élève. Ils ont profité d’elle quand elle était dans une mauvaise situation », a déploré l’anonyme.

Un groupe de travail de 20 enquêteurs de police espère déterminer d’ici la fin de la journée de vendredi combien d’hommes exactement ont été impliqués dans l’attaque présumée, et quel rôle chacun des suspects a joué.

Selon un reportage de la Douzième chaîne, la police suppose que certains hommes ont violé la jeune fille tandis que d’autres sont restés sur place et ont regardé ou filmé, sans venir en aide à la jeune fille.

La liste des suspects impliqués dans l’agression présumée devait être établie après le témoignage de l’amie de l’adolescente à la police.

En outre, l’équipe spéciale de la police s’est emparé des images des caméras de sécurité de l’hôtel afin de tenter d’identifier d’autres responsables.

Deux suspects âgés d’une vingtaine d’années, originaires de la ville de Hadera, dans le nord du pays, ont été arrêtés. Selon la Douzième chaîne, l’un d’eux a nié toute implication.

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