La France condamne la brutale agression de 2 frères juifs à Bondy
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La France condamne la brutale agression de 2 frères juifs à Bondy

Les deux victimes, âgées de 29 et 17 ans, étaient porteurs de kippas "visibles" ; Le doigt de l'un des frères n'a pas été sectionné comme cela avait été initialement rapporté par le BNVCA

Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a exprimé vendredi son « indignation » après l’agression dont ont été victimes deux jeunes juifs à Bondy. Ici à l'Assemblée nationale, en février 2017 (Crédit : AFP / Patrick KOVARIK)
Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a exprimé vendredi son « indignation » après l’agression dont ont été victimes deux jeunes juifs à Bondy. Ici à l'Assemblée nationale, en février 2017 (Crédit : AFP / Patrick KOVARIK)

Une enquête a été ouverte mardi après l’agression de deux jeunes juifs, à la suite d’un différend avec deux autres automobilistes à Bondy mardi soir dans l’avenue Galliéni (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Bobigny.

Les deux victimes, âgées de 29 et 17 ans, étaient porteurs de kippas « visibles », a précisé le parquet.

Une dispute a éclaté entre les quatre protagonistes à un feu rouge.

Mécontents qu’une voiture leur ait coupé la route, les deux frères ont « baissé leur vitre pour demander des comptes », selon une source policière. C’est alors, selon le récit qu’ils ont livré aux enquêteurs, que les auteurs de cette « queue de poisson » les ont traités de « sales juifs » et menacés de mort.

Pour une raison encore inexpliquée, les quatre automobilistes « se sont ensuite arrêtés devant un bar ». D’après les victimes, l’un des agresseurs a alors sorti une « scie à métaux ».

Selon les premiers éléments, l’un des agresseurs a ensuite sorti une scie égoïne et porté des coups à l’homme de 29 ans, le blessant grièvement à la main sans que son doigt n’ait été sectionné. Blessé à l’épaule et à la main, le cadet s’est vu délivrer 21 jours d’interruption totale de travail (ITT). Sept jours d’ITT ont été prescrits à l’aîné, entaillé à la main.

Les agresseurs, non identifiés, ont pris la fuite.

Crédit Wikipédia : La zone commerciale de Bondy/CC BY 2.5
Crédit Wikipédia : La zone commerciale de Bondy/CC BY 2.5

Les deux victimes ont déposé plainte. L’enquête a été confiée au commissariat de Bondy. Elle s’annonce cependant difficile en l’absence de témoins étrangers à l’affaire et d’images de vidéo-surveillance.

Interrogé sur i24NEWS, Armand Azoulay, le père des deux frères et président de la communauté juive de Bondy, ses deux fils ont bien été ciblés parce qu’ils étaient juifs. Il a précisé que les deux agresseurs ont agi avec « virulence et une bestialité incroyable ».

« C’est bien une agression antisémite sous toutes ses formes… Voyant les enfants avec la kippa dans la voiture, ils [les agresseurs] ont commencé à leur faire plusieurs fois des queues de poisson. Il ont essayé de les mettre du côté de la rue pour les faire sortir de la route, » a déclaré Azoulay.

Le Crif a posté un tweet mettant en garde contre des « informations alarmantes et inexactes propagées sur les réseaux. »

En effet, dans le communiqué du BNVCA, l’on pouvait lire que le doigt avait été sectionné. En revanche, le père a précisé à la chaîne d’information que ce n’était pas le cas.

Le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux a exprimé vendredi son « indignation » après l’agression dont ont été victimes deux jeunes juifs à Bondy (Seine-Saint-Denis), assurant que tout était mis en oeuvre pour retrouver ses auteurs.

Dans un communiqué publié vendredi, Bruno Le Roux a adressé son « soutien aux victimes ». Rappelant la « détermination totale » du gouvernement à « combattre toute forme de racisme et d’antisémitisme », il a assuré que tout était « mis en oeuvre pour retrouver et interpeller les auteurs de ces actes inqualifiables ».

L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a également condamné vendredi une agression marquant, selon elle, « une nouvelle étape dans l’horreur antisémite ».

Le vice-ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Hotovely, a déclaré vendredi que le gouvernement français « a créé un important plan de lutte contre l’antisémitisme, ce qui a entraîné un déclin des incidents violents, mais ils doivent rester résistants aux attaquants et soutenir la communauté française ».

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