Selon le n° 2 du Hezbollah, Israël n’est pas prêt pour un conflit avec le Liban
Rechercher

Selon le n° 2 du Hezbollah, Israël n’est pas prêt pour un conflit avec le Liban

Naim Qassem a démenti les propos de Netanyahu selon lesquels l'Iran contrôle le Liban via le groupe terroriste : "Nous n'avons que 3 ministres sur 31 dans le gouvernement"

Le général de division Yahya Rahim Safavi, commandant en chef des Gardiens de la Révolution islamique (Islamic Revolutionary Guards Corp - IRGC) de l'Iran (à gauche), salue le cheikh Naim Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah libanais, lors d'une cérémonie religieuse à Téhéran, Iran, le 18 août 2007. (AP Photo/Hasan Sarbakhshian)
Le général de division Yahya Rahim Safavi, commandant en chef des Gardiens de la Révolution islamique (Islamic Revolutionary Guards Corp - IRGC) de l'Iran (à gauche), salue le cheikh Naim Qassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah libanais, lors d'une cérémonie religieuse à Téhéran, Iran, le 18 août 2007. (AP Photo/Hasan Sarbakhshian)

Un haut-dirigeant du Hezbollah a déclaré dimanche qu’Israël n’était pas prêt pour un conflit avec le Liban, niant les allégations du Premier ministre Benjamin Netanyahu selon lesquelles l’Iran utilisait son groupe mandataire pour contrôler le gouvernement libanais.

« Je ne pense pas qu’Israël soit prêt à s’engager dans un conflit avec le Liban maintenant parce que la situation est compliquée et qu’Israël n’est pas intéressé par la guerre », a déclaré Cheikh Naim Qassem, s’adressant à une chaîne de télévision libanaise. « Mais s’il veut lancer une guerre, nous sommes prêts. »

Qassem réagissait aux allégations faites dimanche dernier par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a déclaré que l’Iran contrôlait le nouveau gouvernement libanais via son groupe mandataire du Hezbollah.

Jeudi, les factions politiques au Liban ont mis fin à une impasse de neuf mois et se sont mises d’accord sur un nouveau gouvernement, consolidant la position du groupe terroriste chiite.

Le nouveau Premier ministre libanais Saad Hariri, (au centre), s’adresse aux journalistes au palais présidentiel de Baabda, à l’est de Beyrouth, Liban, le jeudi 31 janvier 2019. Les factions politiques libanaises se sont mises d’accord sur la formation d’un nouveau gouvernement, brisant une impasse de neuf mois qui n’a fait qu’aggraver les difficultés économiques du pays. (AP Photo/Hussein Malla)

Le Hezbollah détient aujourd’hui deux ministères et un ministère d’État, dont – pour la première fois – le ministère de la Santé, qui dispose de l’un des budgets les plus importants du pays. Le ministère des Finances reste entre les mains d’un allié du Hezbollah, Ali Hassan Khalil.

Qassem a souligné cette répartition en disant qu’il s’agissait d’un gouvernement d’unité nationale et que le Hezbollah ne contrôlait que 3 des 31 ministères. « Nous ne formons que 10 % », a-t-il ajouté.

Netanyahu, dans ses premières déclarations publiques sur le gouvernement formé à Beyrouth la semaine dernière, a déclaré que l’influence du Hezbollah était beaucoup plus grande.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...