Seulement 11 % des plaintes pour agression contre les Palestiniens aboutissent
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Seulement 11 % des plaintes pour agression contre les Palestiniens aboutissent

Yesh Din fait valoir que les Palestiniens désespèrent d'obtenir justice et s'abstiennent de plus en plus de porter plainte

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Un Palestinien ouvre une porte après que des graffitis hébreux aient été tagués sur un mur, prétendument par des colons juifs, dans le village d'Aqraba, en Cisjordanie, près de la ville de Naplouse, le 2 juillet 2014 (AFP / JAAFAR ASHTIYEH)
Un Palestinien ouvre une porte après que des graffitis hébreux aient été tagués sur un mur, prétendument par des colons juifs, dans le village d'Aqraba, en Cisjordanie, près de la ville de Naplouse, le 2 juillet 2014 (AFP / JAAFAR ASHTIYEH)

Seule une plainte sur dix pour crime raciste contre les Palestiniens de Cisjordanie aboutit à une inculpation, selon un rapport d’un groupe de droits de l’homme israélien publié dimanche.

Deux cent vingt-cinq dossiers d’enquête ont été examinés depuis 2014, et sur les 185 dossiers traités, seulement 21 ou 11,4 % ont abouti à des accusations portées par le district de Judée-Samarie de la police israélienne, selon le groupe Yesh Din.

Le taux global des affaires traitées par le district de Judée-Samarie qui s’est terminé par des inculpations de 2014 à 2016 était plus de trois fois plus élevé, soit 36,3 %.

Bien que les chiffres indiquent une légère augmentation par rapport aux années précédentes, l’ONG a déclaré que ses conclusions montrent encore qu’Israël « ne remplit pas son devoir de garantir la sécurité du public palestinien » en Cisjordanie.

En conséquence, Yesh Din affirme que les Palestiniens s’abstiennent de plus en plus de s’adresser à la police après que des crimes présumés ont été commis contre eux.

Oliviers à l’extérieur du village palestinien de Burin, qui ont été brûlés par des habitants de l’implantation de Yitzhar le 28 juin 2017. (Crédit: Yesh Din)

En 2016, l’association des droits de l’homme a relevé 113 cas de crimes motivés idéologiquement contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie.

Dans 48 de ces cas (42 %), les victimes supposées ont déclaré à Yesh Din qu’elles n’étaient pas intéressées à déposer une plainte auprès de la police.

Le taux a augmenté par rapport aux cas suivis par l’ONG entre 2013 et 2015, alors que 30 % des victimes présumées ont refusé de porter plainte.

« La non-application effective de la loi renforce le sentiment d’impunité des auteurs et contribue à encourager les crimes idéologiques de dépossession en Cisjordanie », a déclaré le groupe en conclusion de son rapport.

Répondant au rapport, le district de Judée-Samarie de la police israélienne a publié une déclaration dimanche insistant sur le fait que la division « enquête sur chaque plainte reçue professionnellement afin d’arriver à la vérité ».

« Les actes d’accusation sont établis seulement après que le faisceau de preuves contre un suspect a été établi – le seuil minimum requis pour les poursuites pénales », indique le communiqué.

« La police de la division du crime nationaliste, ainsi que d’autres unités de police, travaillent aussi bien ouvertement que secrètement pour empêcher les crimes nationalistes. »

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