Seulement 11 % des plaintes pour agression contre les Palestiniens aboutissent
Yesh Din fait valoir que les Palestiniens désespèrent d'obtenir justice et s'abstiennent de plus en plus de porter plainte
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Seule une plainte sur dix pour crime raciste contre les Palestiniens de Cisjordanie aboutit à une inculpation, selon un rapport d’un groupe de droits de l’homme israélien publié dimanche.
Deux cent vingt-cinq dossiers d’enquête ont été examinés depuis 2014, et sur les 185 dossiers traités, seulement 21 ou 11,4 % ont abouti à des accusations portées par le district de Judée-Samarie de la police israélienne, selon le groupe Yesh Din.
Le taux global des affaires traitées par le district de Judée-Samarie qui s’est terminé par des inculpations de 2014 à 2016 était plus de trois fois plus élevé, soit 36,3 %.
Bien que les chiffres indiquent une légère augmentation par rapport aux années précédentes, l’ONG a déclaré que ses conclusions montrent encore qu’Israël « ne remplit pas son devoir de garantir la sécurité du public palestinien » en Cisjordanie.
En conséquence, Yesh Din affirme que les Palestiniens s’abstiennent de plus en plus de s’adresser à la police après que des crimes présumés ont été commis contre eux.
En 2016, l’association des droits de l’homme a relevé 113 cas de crimes motivés idéologiquement contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie.
Dans 48 de ces cas (42 %), les victimes supposées ont déclaré à Yesh Din qu’elles n’étaient pas intéressées à déposer une plainte auprès de la police.
Le taux a augmenté par rapport aux cas suivis par l’ONG entre 2013 et 2015, alors que 30 % des victimes présumées ont refusé de porter plainte.
« La non-application effective de la loi renforce le sentiment d’impunité des auteurs et contribue à encourager les crimes idéologiques de dépossession en Cisjordanie », a déclaré le groupe en conclusion de son rapport.
Répondant au rapport, le district de Judée-Samarie de la police israélienne a publié une déclaration dimanche insistant sur le fait que la division « enquête sur chaque plainte reçue professionnellement afin d’arriver à la vérité ».
« Les actes d’accusation sont établis seulement après que le faisceau de preuves contre un suspect a été établi – le seuil minimum requis pour les poursuites pénales », indique le communiqué.
« La police de la division du crime nationaliste, ainsi que d’autres unités de police, travaillent aussi bien ouvertement que secrètement pour empêcher les crimes nationalistes. »
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