Shaked : Google et Facebook doivent être tenus pour responsables de leur contenu
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Shaked : Google et Facebook doivent être tenus pour responsables de leur contenu

Un projet de loi est rédigé pour lutter contre les activités illégales sur internet, comme l’incitation à la haine et la pédopornographie

Ayelet Shaked, ministre de la Justice, en mars 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Ayelet Shaked, ministre de la Justice, en mars 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les grandes compagnies internet et les fournisseurs de contenu comme Facebook, Google et Twitter devraient être tenus pour responsables des activités criminelles sur leurs plateformes, a déclaré lundi la ministre de la Justice, Ayelet Shaked, pendant une conférence à Tel Aviv.

« Nous devons reconnaître le fait que certains des crimes les plus sévères sont menés et entraînés via ces plate-formes, de telle sorte qu’il devrait y avoir des mesures de responsabilité » concernant ces activités illégales et le contenu qui est publié par leurs services, a déclaré Shaked, qui a annoncé que les grandes compagnies internet sont un « domaine d’action » de son ministère.

Le ministère de la Justice travaille à un projet de loi « pour ordonner le retrait » de certains contenus de sites internet qui incitent au terrorisme, et à une autre législation pour freiner des contenus spécifiques, comme la distribution de pédopornographie, a-t-elle annoncé. « Dans chaque cas, nous parlons de contenus et de sites internet qui atteignent un seuil de sévérité pénale particulièrement élevé », a-t-elle ajouté.

Les organisations terroristes et le crime organisé déplacent une partie importante de leur activité en ligne. « Le cyber-crime est aujourd’hui l’activité criminelle qui croît le plus, et les nuisances économiques qu’il entraîne surpasse les autres activités criminelles, a déclaré Shaked. Le cyber-terrorisme pose aussi une menace importante, le cyberespace est utilisé pour l’incitation, la radicalisation, le recrutement », a-t-elle déclaré.

Il devrait aussi y avoir des mécanismes de coopération avec le gouvernement en place pour permettre à ces compagnies d’être informées si un crime a été commis via leurs plateformes, pour qu’elles puissent traiter le contenu malveillant, a-t-elle déclaré.

« Le ministère de la Justice prend un rôle de premier plan dans ce domaine ; par exemple, nous promouvons la coopération avec les fournisseurs de service, en les sensibilisant à contenir ce qui viole la loi israélienne ou les conditions de vente des fournisseurs », a-t-elle ajouté.

Le ministère a mis en place l’année dernière un département dédié au cyber-crime et au cyber-terrorisme pour traiter de la pédopornographie et du terrorisme, a-t-elle déclaré.

Shaked s’exprimait depuis la 6e Conférence annuelle internationale de sécurité informatique, surnommée la Cyber Week, qui a lieu à Tel Aviv jusqu’au 24 juin.

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