Shaked: « Netanyahu est le prochain Premier ministre mais avec quelle coalition? »
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Shaked: « Netanyahu est le prochain Premier ministre mais avec quelle coalition? »

La ministre de la Justice a déclaré que les élections auraient probablement lieu en mars 2019, accusant Liberman de manquer à ses responsabilités en quittant la Défense

La ministre de la Justice Ayelet Shaked de HaBayit HaYehudi sur la Dixième chaîne le 16 novembre 2018 (Capture d'écran : Dixième chaîne)
La ministre de la Justice Ayelet Shaked de HaBayit HaYehudi sur la Dixième chaîne le 16 novembre 2018 (Capture d'écran : Dixième chaîne)

Alors que la coalition au pouvoir semble au bord de l’effondrement, la ministre de la Justice Ayelet Shaked a déclaré vendredi soir qu’elle estimait que le prochain scrutin national aurait probablement lieu au mois de mars 2019.

Il y a eu des informations mitigées émises vendredi par le parti HaBayit HeYehudi de Shaked et de la part du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Tandis que des sources bien placées au sein du parti nationaliste de droite ont fait savoir au Times of Israel que la formation pourrait quitter le gouvernement, entraînant de nouvelles élections, le bureau de Netanyahu a insisté sur le fait que des entretiens entre les partis de la coalition étaient toujours en cours.

Netanyahu aurait rejeté la demande émanant du chef de HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett, d’être nommé au poste de ministre de la Défense à la place d’Avigdor Liberman, qui a démissionné, lors d’une réunion entre les deux hommes qui a eu lieu vendredi après-midi.

Les élections devaient officiellement être organisées au mois de novembre 2019 mais il est dorénavant probable qu’elles se tiendront entre le mois de mars et le mois de mai. Netanyahu prône de retarder cette échéance et d’autres s’efforcent pour leur part de l’avancer au plus vite.

Netanyahu a expliqué qu’il continuera à tenter de préserver sa coalition de droite. Il s’est également entretenu au téléphone avec les chefs de la coalition, leur disant qu’il n’y avait aucune raison de dissoudre cette dernière à ce stade.

Shaked a expliqué que la rencontre Netanyahu-Bennett avait été « bonne » et que « le Premier ministre a même exprimé sa volonté de débattre » du portefeuille de la Défense. Mais « en prenant en compte des considérations variées, il apparaît qu’il sera très difficile de s’en tenir à une coalition de 61 députés avec certains parlementaires actuels ».

La ministre de l’Éducation, Naftali Bennett, prend la parole lors d’une conférence sur l’éducation à Ramat Gan, le 15 novembre 2018. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Elle a fait allusion à un veto à la nomination de Bennett opposé par le ministre des Finances Moshe Kahlon, chef du parti Koulanou. « Des factions comme Koulanou ont fait savoir qu’elles voulaient des élections », a-t-elle précisé.

L’analyste politique de la Dixième chaîne Raviv Druker a noté que Netanyahu, qui a appelé les chefs des formations pour avoir leurs avis sur la requête de Bennett, ont pu avoir recours à certaines objections de façon à éviter de paraître bloquer la nomination en elle-même.

Shaked a critiqué le chef de Yisrael Beytenu, Liberman, qui a démissionné de son poste de ministre de la Défense mercredi, en disant qu’il endossait la responsabilité de ces élections anticipées.

Le ministre des Finances Moshe Kahlon s’exprime à l’occasion d’une cérémonie, le 20 août 2018 (Crédit : Meir Vaknin/Flash90)

« Liberman a décidé de renverser le gouvernement, de démissionner et de réclamer des élections… Si cette initiative nous est imposée dans les faits alors il est préférable d’organiser des élections dans les meilleurs délais ».

Elle a pourtant exprimé l’espoir que « la même coalition, plus ou moins, puisse se former à l’issue du scrutin. Le peuple et l’opinion publique en décideront ».

« Les sondages sont très clairs : C’est Netanyahu qui sera le prochain Premier ministre. La question est de savoir quelle coalition va s’allier à lui ».

En sortant sa formation Yisrael Beytenu de la coalition, Liberman a laissé le gouvernement avec une petite majorité de 61 sièges sur 120.

Shaked a accusé Liberman d’avoir fui ses responsabilités en tant que ministre de la Défense. Liberman a, lorsqu’il a annoncé sa décision, fait savoir que cette dernière était motivée par le cessez-le-feu qui aurait été convenu mardi entre Israël et les groupes terroristes de Gaza suite à plus de 400 tirs de roquettes – un chiffre sans précédent – lancées par le Hamas et d’autres formations terroristes vers Israël.

Il a qualifié cette trêve de « capitulation devant le terrorisme ».

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