Sirène dans les communautés voisines de Gaza ; Aucune roquette selon l’armée
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Sirène dans les communautés voisines de Gaza ; Aucune roquette selon l’armée

L'alerte intervient dans un calme relatif le long de la frontière, malgré les craintes de possibles représailles suite à l'élimination du général Soleimani par les Etats-Unis

Illustration : Des enfants israéliens jouent près d'un abri en béton recouvert de fresques colorées dans le kibboutz de Nahal Oz, le 6 juillet 2015. (Miriam Alster/FLASH90)
Illustration : Des enfants israéliens jouent près d'un abri en béton recouvert de fresques colorées dans le kibboutz de Nahal Oz, le 6 juillet 2015. (Miriam Alster/FLASH90)

Brisant une période de calme relatif le long de la frontière avec la bande de Gaza, des sirènes d’alerte à la roquette ont retenti dans le kibboutz Nahal Oz, dans le sud du pays, en début d’après-midi ce dimanche.

L’armée israélienne a indiqué que l’alarme n’avait pas été causée par un tir de roquette.

Le communiqué semblait suggérer qu’une autre forme de tir aurait pu déclencher la sirène.

Les sirènes ont retenti vers 12h20, envoyant des centaines d’habitants du kibboutz se précipiter vers les abris antibombes.

Les villages du sud d’Israël sont régulièrement visés par des roquettes tirées par les groupes terroristes de Gaza.

Israël aurait mis en garde les groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien contre toute tentative de réaction à l’assassinat ciblé par les États-Unis du général iranien Qassem Soleimani au début du mois.

Le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, a exprimé ses « sincères condoléances » aux dirigeants de l’Iran après que Soleimani a été tué à Bagdad le 3 janvier et a salué son soutien à la « résistance palestinienne », mais n’a pas émis de menace manifeste.

Sur cette photo publiée par le site officiel du Bureau du Guide suprême iranien, le leader du Hamas Ismail Haniyeh prend la parole lors des funérailles de Qassem Soleimani, à Téhéran, en Iran, le lundi 6 janvier 2020. (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien)

Le leader du groupe terroriste à Gaza, Yahya Sinwar, a par le passé loué les liens « forts, puissants et chaleureux » que le Hamas entretenait avec Soleimani. Le leader du Hamas Ismail Haniyeh s’est lui exprimé lors des funérailles du général iranien à Téhéran.

Le Jihad islamique, soutenu par l’Iran, qui a mené en novembre une bataille de deux jours contre Israël après qu’un de ses commandants militaires a été tué lors d’une frappe israélienne, a lui indiqué par la voix de son secrétaire-général, Ziad al-Nakhaleh, lors d’une conversation avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, que la décision prise par les Etats-Unis de tuer Soleimani était « une indication du rôle majeur joué par cet homme dans le renforcement de l’axe de la résistance et du combat pour la Palestine ».

Depuis des années, l’Iran cherche à armer les groupes terroristes palestiniens avec des roquettes, des mortiers et des missiles.

Le groupe terroriste du Front populaire de libération de la Palestine a déclaré que l’assassinat de Soleimani appelait « une réponse coordonnée, globale et continue des forces de résistance » contre « les intérêts américains et sionistes ».

L’attaque américaine contre Soleimani est intervenue dans le cadre des efforts visant à négocier un cessez-le-feu à long terme entre Israël et le Hamas, qui se sont livrés trois guerres depuis que le groupe terroriste a pris le contrôle de Gaza en 2007.

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